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[Review] Letter 44 Tome 6

 
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Point(s) fort(s) :


Les dessins d'Alberto Jimenez Albuquerque
La fin du voyage et les réponses à nos questions.

Point(s) faible(s) :


La facette politique du titre ne sert plus à rien.
La conclusion est loin d'être épique.


 
En résumé
 

Letter 44 s’offre une conclusion honnête qui répond à toutes nos questions mais passe à côté de son potentiel. Il n’y a rien d’épique ou de grandiose dans ces épisodes et on se dit qu’il est dommage d’avoir traversé le système solaire et affronté tant de danger pour une conclusion aussi mal fagotée.

 
Infos techniques
 

Histoire : Charles Soules
Dessin : Alberto Jimenez Albuquerque
Couleur : Dan Jackson, Sarah Stern
Editeur :
 
Editeur VO :
 
Publié il y a 4 semaines par

 
Dans le détail...
 
 

Letter 44 est une des premières séries lancées par la nouvelle formule de Glénat Comics. Le titre écrit par Charles Soule et dessiné par le talentueux Alberto Jimenez Albuquerque touche à sa fin avec ce sixième et dernier tome.
Inutile de dire que cette chronique risque de dévoiler des éléments d’intrigues si vous n’avez pas lu les tomes précédents.

L’avis de Matt :

J’ai une affection toute particulière pour Letter 44. J’aime le mélange exploration spatiale, intrigue politique et science fiction pure. J’ai en plus totalement accroché aux dessins d’Alberto Jimenez Albuquerque et j’ai trouvé que le titre était prenant, bien qu’écrit par Charles Soule qui n’est pas un auteur que j’apprécie particulièrement. Après s’être offert une pause dans le tome précédent, les auteurs s’apprêtent enfin à dévoiler la fin de leur histoire.

Bon, à partir de là, nous allons parler de l’intrigue et donc vous gâcher la lecture si vous n’avez pas lu les tomes précédents.
Prêt ?

Letter 44 est la fin de la série telle que je l’attendais. Après avoir mis ses points en place, Charles Soule livre une conclusion qui se veut une métaphore de pas mal de thèmes de société.
A jouer avec des technologies qu’ils maîtrisent mal, les extra-terrestres ont libéré dans l’univers une force destructrice qu’ils ne peuvent plus arrêter. Ils sont en train de détruire des planètes entières et tentent de sauver une partie de ses habitants en espérant limiter la casse. C’est évidement une métaphore de nos sociétés occidentales qui commercialisent et dispersent des produits autour du monde, sans s’inquiéter des conséquences sur les faunes et flores locales. Et comme dans la série, on ne peut pas arrêter un désastre une fois lancé, seulement tenter de sauver quelques individus locaux par-ci par-là.

Les humains seront d’ailleurs la cause de leur perdition car la situation va mal tourner à cause de la nature vindicative de l’Homme. En détruisant un des vaisseaux principaux de la flotte extra-terrestre dans le tome 4, l’équipage du Clarke n’a-t-il pas détruit sa seule chance de salut ? Encore une fois, Soule insiste sur ce mauvais côté de l’être humain qui préfère taper d’abord et réfléchir ensuite. Portées par la peur, les personnes fictives ou réelles ne peuvent faire que de mauvais choix. La réflexion est simpliste mais elle est là.

1 histoire, 2 fins

Letter 44 est porté par le même duo de scénariste et illustrateur depuis le début de la série. On ne va donc pas encore une fois revenir sur les talents et les défauts de chacun.
De la même façon, je ne vais pas vous raconter ce qui se passe dans ce livre. On va plutôt s’intéresser à la forme de la fin de l’histoire puisque les deux derniers chapitres livrent deux visions assez différentes des événements.

Dans l’avant-dernier chapitre, Charles Soule se met en scène. On le voit assis à son bureau en train de coucher sur le papier ses états d’âme quant au monde et à sa destruction imminente. Dans cet épisode, A.J.A. abandonne totalement la narration en case pour des pleines pages qui viennent souligner les propos de l’auteur. Au fil des pages, le monde est mangé par le cataclysme et disparaît dans un torrent d’énergie. On finit par l’auteur, de face, disparaissant à son tour et laissant à la place de la Terre un grand vide.

Puis vient l’ultime chapitre. La Terre survivra-t-elle à ce récit ? Et ses habitants ? Et les extra-terrestres ? Je ne vais pas vous gâcher la fin d’autant qu’à partir de là, tout est possible car cet épisode vient contredire l’apocalypse dépeinte quelques pages plus tôt. Mais passons…
La conclusion de Letter 44 est à la mesure de la série. Elle répond plutôt bien aux questions laissées en suspens et offre quelques surprises tout en étant jamais fondamentalement incroyable. Le président fait dans le bon sentiment à la façon de ce gardien des institutions américaines caricaturales vues ça et là dans des blockbusters cinématographiques. Le résumé du livre s’interroge pour savoir si “l’homme le plus puissant de la planète” peut la protéger. De vous à moi, c’est l’intrigue la moins palpitante de ce tome.

Je ne peux pas dire que j’ai été déçu par la fin de Letter 44. Je ne peux pas dire non plus qu’elle m’a impressionné. Elle reste dans la continuité du titre, une lecture agréable mais pleine de défauts et de facilité. Après un tome 5 qui ne permettait de reprendre notre souffle, j’aurai aimé quelque chose de plus magistral, de plus épique, de plus époustouflant… Je ne suis pas certain que le scénariste ait été capable de m’offrir ces sensations par le passé.
Je reste donc avec le sentiment que Letter 44 est une bonne série, agréable à suivre mais qui s’essouffle sur la fin avec ses tomes 5 et 6 qui installent un sentiment en demi-teinte, mélange d’accomplissement d’avoir été au bout du voyage et d’une frustration certaine de voir une conclusion aussi moyenne.

Pour comprendre nos notes subjectives :
5/5 J’adore
4/5 Trés cool
3/5 Sympa
2/5 Sans plus
1/5 Bof
0/5 Pas pour moi
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Matt est animateur et producteur en radio et en télé depuis 2006. Autodidacte, il lance plusieurs programmes dont C'est Quoi Ton Job ? ou L'Upperground, récompensés par des prix nationaux. Avec La Sélection Comics, il parle de BD américaine au plus d'1.3 million d'auditeurs de Sud Radio, Vibration, Voltage et beaucoup d'autres. Il est le fondateur de LesComics.fr.


Vos commentaires :

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Ce sujet a 1 réponse, 2 participants et a été mis à jour par  blaballopez273@hotmail.com, il y a 3 semaines et 3 jours.

  • Auteur
    Messages
  • #20865

    Matt
    Admin bbPress

    Letter 44 s’offre une conclusion honnête qui répond à toutes nos questions mais passe à côté d’un son potentiel. Il n’y a rien d’épique ou de grandiose dans ces épisodes et on se dit qu’il est dommage d’avoir traversé le système solaire et affronté tant de danger pour une conclusion aussi mal fagotée.

    [Retrouvez l’article de matt à l’adresse [Review] Letter 44 Tome 6]

  • #20872

    Plus le temps passait moins Charles Soule avait de temps à consacrer à letter 44. Marvel lui prenait beaucoup de temps et les différentes sous histoires étaient moins développer voire bâclées. En même temps, tu peux pas faire 4 séries est être au top partout aussi bon soit il.

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