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Die Die Die ! Tome 1

 
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Vos notes
6 votants

 

Point(s) fort(s) :


Jouissif.
Décomplexé.
Drôle.
De l'action à gogo.
Dessins et couleurs magnifiques.

Point(s) faible(s) :


Un peu trop décomplexé par moments.


 
En résumé
 

Un titre qui vous mènera par le bout du nez Die Die Die traite de La Cabale. Une société secrète ayant infiltré depuis fort longtemps les organes du pouvoir américain. Celle-ci n’hésite pas à régulièrement pratiquer les assassinats au nom de l’intérêt commun. L’avis de Prime Sinister Je suis plutôt amateur du travail de Robert […]

 
Infos techniques
 

Histoire : Robert Kirkman, Scott M. Gimple
Dessin : Chris Burnham
Couleur : Nathan Fairbairn
Editeur :
 
Editeur VO :
 
Publié 19 février 2020 par

 
Dans le détail...
 
 

Un titre qui vous mènera par le bout du nez

Die Die Die traite de La Cabale. Une société secrète ayant infiltré depuis fort longtemps les organes du pouvoir américain. Celle-ci n’hésite pas à régulièrement pratiquer les assassinats au nom de l’intérêt commun.

L’avis de Prime Sinister

Je suis plutôt amateur du travail de Robert Kirkman et je suis bon nombre de ses séries (Invincible, Oblivion Song, Walking Dead et Outcast par ordre de préférence). Je dois avouer que je fus plutôt perplexe lorsque je reçus Die Die Die. La grandiloquence sanglante de la couverture me semblant de mauvais goût. La lecture des premières pages ne me rassura guère. Démarrant sur les chapeaux de roues, le titre fait la part belle à l’action dès les premières pages et offre des scènes très graphiques qui ne seront pas du goût de tout le monde. Pas du mien au moment où je me décidai à me lancer dans la lecture de l’ouvrage, que je reposai rapidement sur ma table de chevet.

Un dessin très dynamique

Lors de ma deuxième session de lecture de Die Die Die, je découvris finalement un dessin très dynamique et assez superbe. Le style de Chris Burnham m’a fortement rappelé celui de Juan José Ryp. On y retrouve comme chez l’artiste espagnol un goût immodéré pour les détails, particulièrement dès lors qu’il s’agit de mettre en image des scènes gores. Mais Burnham démontre aussi son talent dans des plans plus cinématographiques avec des compositions en gros plan sur les visages de protagonistes dignes d’un film de Sergio Leone. Je pense notamment à la scène de la discussion dans la voiture entre les deux sénateurs. Son talent se trouve alors magnifié par le travail de couleurs de Nathan Fairbairn dont la douceur des dégradés n’a d’égale que la maîtrise des jeux de lumière.

Un titre décomplexé et jubilatoire

Robert Kirkman nous offre une histoire rafraîchissante. Mettant en scène une conspiration politique qui n’a pourtant rien d’originale, l’auteur en profite pour nous livrer un récit décomplexé. En effet la violence tient plus du grand-Guignol que du gore et en devient excessivement drôle. Impossible de n’y voir une forte inspiration des films de Quentin Tarantino. Cette impression est d’autant plus renforcée par l’excellent travail sur les dialogues qui regorgent de punch-lines et de drôleries en tous genres. Mais il n’y a pas que la violence comique qui octroie un caractère décomplexé au titre. Certains éléments narratifs clés, amenant au dénouement d’une situation cruciale de l’intrigue, sont totalement improbables. Je peine à trouver le mot adéquat tant je me suis dit en lisant ces passages “non c’est une blague”. Non ce n’était pas une blague. Bref cela en est d’autant plus amusant et ne nuit pas à la qualité du titre, mais peut-être à sa crédibilité. M’est avis que Kirkman n’en a cependant pas grand chose à faire, n’ayant plus rien à prouver à personne.

Mais qui se prend tout de même au sérieux

Bien que décomplexé le titre n’en demeure pas moins plutôt intelligent. Robert Kirkman n’hésitant pas à envoyer des piques à l’encontre du gouvernement américain et plaçant çà et là quelques pistes de réflexion sur la place de la femme dans les sphères du pouvoir. L’auteur démontre aussi dans cet ouvrage son talent quasi mystique pour écrire des personnages. Nous offrant une galerie de personnages truculents mais qui ne manquent pas de profondeur, Kirkman parvient à mêler habilement les archétypes (le vilain, l’homme de main) et les nouveautés (la sénatrice et son assistante).

Bref, Die Die Die ressemble un peu à une grosse farce. Cela dit, une fois le verni de la violence et de l’humour potache gratté, on y découvre un titre plus profond qu’il n’y parait et surtout divertissant en diable. Si Die Die Die ne se hissera probablement pas au niveau de Invincible et Walking Dead, Robert Kirkman nous offre tout de même un très bon titre.

La note de Prime Sinister:

L’avis du Kit :

Après avoir clôturé en beauté et en émotion son cultissime Walking Dead, Robert Kirkman poursuit l’exploration de nouveaux univers, comme avec Outcast et Oblivion Song , avec “Die! Die! Die!”. Après l’horreur et l’épouvante (Walking Dead, Outcast) et le super-héroïsme bien violent (Invicible), l’auteur américain très prolifique s’associe avec Scott M. Gimple pour s’intéresser cette fois au genre action survitaminé mais toujours avec un soupçon de violence crue et d’hémoglobine.

On suit ici les actions d’une “cabale ” secrète au sein de l’administration gouvernementale américaine qui s’emploie à œuvrer en marge du système pour influencer le cours des événements par des assassinats ciblés mis en action par des pros du close combat, du couteau et de la mitraille. Au sommaire de ce recueil : concurrence politique flagrante, complots, violence et action décomplexés. Nous suivons les tribulations défouloirs et jubilatoires de héros clandestins aussi doués dans leur domaine que timbrés psychologiquement parlant.

Pas forcément au même niveau que ses autres récits cultes, Kirkman réussit tout de même le pari de passer à autre chose et de le rendre fun, divertissant, décomplexé, barré et tout aussi trash que ses œuvres passées. Associé à Scott M. Gimple pour l’écriture, il en reste une histoire jouissive sans aucune limite. On ne décroche pas jusqu’à son final en cliffhanger.

Aux planches on retrouve Chris Burnham, que je n’avais pas personnellement revu depuis les Batman Incorporated de Grant Morrison. Son style graphique colle parfaitement à l’outrance et la violence sanglante du récit. Il n’a pas son pareil pour illustrer des scènes crues et trash à foison. C’est une bonne association pour ce genre d’histoire.

En résumé, Robert Kirkman et Scott Gimple signent une satire politique sous fond d’action décomplexée, jubilatoire et carrément défouloir. Une histoire qui régalera les habitués du genre irrévérencieux à la “The Boys” de Garth Ennis ou à la “Kingsman : Secret Service” de Mark Millar.

La note du Kit :

 

Ils ont kiffé :

 

Retrouvez Die ! Die ! Die ! Tome 1 chez Excalibur Comics !

 

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Business-man de petite envergure, professionnel de santé, pratiquant d'arts martiaux, joueur de jeux de plateaux, lecteur de comics, fan de littérature US


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