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Giantkiller de Dan Brereton

 
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Vos notes
11 votants

 

Point(s) fort(s) :


Qualité d'édition
Graphisme old school du plus bel effet

Point(s) faible(s) :


Quelques ellipses narratives brutales
Un peu kitsch mais assumé


 
En résumé
 

Giantkiller de Dan Brereton est un récit complet en un tome influencé par la pop-culture japonaise. Son héros, mi-humain mi-kaiju, a pour mission de pourfendre ses cousins les monstres géants à coup de katana et en respectant le bushido. Un bel ouvrage qui propose un récit pop-corn aux hommages assumés. Une réussite.

 
Infos techniques
 

Scénario : Dan Brereton
Dessin : Dan Brereton
Couleur : Dan Brereton
Editeur :
 
Editeur VO :
 
Publié il y a 2 semaines par

 
Dans le détail...
 
 

Godzellboy

Giantkiller de Dan Brereton (Nocturnals, dont vous trouverez la review ici) est un récit complet en un tome publié par Huginn et Muninn. Suite à une éruption volcanique dans la banlieue de Los Angeles, une vaste partie de ce territoire devient inaccessible à cause d’émanations toxiques et d’apparitions inexpliquées de kaijus. Pour lutter contre leur prolifération, l’armée tente l’expérience inédite (sic!) de croiser de l’ADN humain avec de l’ADN kaiju dans l’espoir de créer un super soldat, un tueur de géant.

J’y trouve comme un goût de Manga

Je commencerai en saluant la qualité de l’édition du Giantkiller de Dan Brereton. En effet, la couverture cartonnée est épaisse et recouverte d’un vernis brillant avec un dessin en tons de noirs et de orange qui tape à l’œil, dans le bon sens du terme. Le ton est donné quant à l’esprit japonisant du récit dès la couverture. En effet le titre est aussi écrit en kanjis. Bien sûr, l’ambiance nippone ne se résume pas à cela. L’histoire en elle-même est clairement inspirée des récits de pop-culture japonaise, avec son folklore de monstre gigantesques. Le héros, le Giantkiller, se voit en outre équipé d’un immense katana et son créateur l’élève dans la voie du guerrier, le bushido.

Y a aut’chose…

Les influences ne se limitent pas à cela. Car il est difficile de ne pas trouver une parenté entre Giantkiller et Hellboy. En effet, Giantkiller possède de l’ADN kaiju mais sa mission est de les exterminer. Tout comme Hellboy est un rejeton des enfers qui lutte contre les forces occultes. Aussi, l’apparence du héros de Dan Brereton n’est pas sans rappeler celle de Mike Mignola. Des crocs proéminents, une queue pointue,  des yeux en amandes. Cela dit, quand les références sont bonnes et bien exploitées, cela ne pose aucun problème.

Alors c’est vrai que ça commence comme un fan guide

Le récit commence par une mise en contexte un poil perturbante au départ, nous présentant un personnage féminin qui parcourt les terres désolées de Californie, où aucun humain n’est censé survivre. S’en suite un abécédaire de 26 kaijus observés dans la zone contaminée. Je vous conseille d’ailleurs de laisser de côté ce répertoire et d’y revenir lorsqu’il est fait référence à un kaiju lors du récit. Je m’attendais à entrer dans l’action dès les premières pages, mais au final cette contextualisation est assez sympathique. Le récit qui s’en suit est assez classique et ne comporte que peu d’éléments de surprise.

Beaucoup d’action, un poil d’introspection

Dan Brereton donne tout de même de la profondeur à son personnage en l’amenant à réfléchir sur ses origines. Plus kaiju qu’humain d’apparence, le Giantkiller finit par se demander s’il n’est pas un traître à sa propre race. Le parti-pris de l’auteur de faire tenir son récit en un volume l’amène cependant à ne pas s’attarder trop sur ces éléments introspectifs. A cet égard, le récit est d’ailleurs très agréable, car sa lecture est très fluide. J’ai tout de même été par moments un peu décontenancé par les différentes ellipses narratives qui s’avèrent parfois brutales, sans éléments de contextualisation ni encart. Cependant en toute honnêteté cela ne m’a pas empêcher d’apprécier ma lecture et permet de ne pas alourdir le déroulé de l’histoire.

Une esthétique graphique particulière

Alors non, pour le coup, dans le Giantkiller de Dan Brereton, nous ne sommes pas sur une patte graphique digne d’estampes. L’influence asiatique ne se sera pas étendue jusqu’au dessin. Le trait de Dan Brereton est particulièrement old school, avec des personnages aux grands yeux et au teint cireux. Le rendu de son travail fait penser à une peinture, ou encore aux affiches publicitaires américaines des années 50. Le style convient parfaitement au titre et à son ambiance délicieusement kitsch.

Bref, avec Giantkiller, Huginn et Muninn nous proposent un bel ouvrage, à la qualité éditoriale indéniable. Le contenu s’avère lui aussi très sympathique, proposant un récit pop-corn dont les hommages sont assumés. Une réussite.

 

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Pour comprendre nos notes subjectives :
5/5 J’adore
4/5 Trés cool
3/5 Sympa
2/5 Sans plus
1/5 Bof
0/5 Pas pour moi

 
Business-man de petite envergure, professionnel de santé, pratiquant d'arts martiaux, joueur de jeux de plateaux, lecteur de comics, fan de littérature US


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