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Fatale Intégrale Tome 1

 
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Vos notes
2 votants

 

Point(s) fort(s) :


Une héroïne attachante.
Un mix d'ambiances réussi.
La gestion du rythme, magnifié par le format intégrale.
Une relecture parfaite de la figure de la femme fatale.
Une édition riche en bonus

Point(s) faible(s) :


Mais pas top niveau fabrication.


 
En résumé
 

La série du duo Brubaker/Phillips n’a rien perdu de sa force. Jouissant d’un thème passionnant et d’un personnage principal hyper attachant, la série bénéficie en outre d’un rythme impeccable et d’une nouvelle preuve de l’alchimie du duo. Un régal !

 
Infos techniques
 

Scénario : Ed Brubaker
Dessin : Sean Phillips
Couleur : Elizabeth Breitweizer, Dave Stewart
Editeur :
 
Editeur VO :
 
Publié il y a 2 semaines par

 
Dans le détail...
 
 

Fatale attraction

Fatale revient en intégrale avec un tome 1 et toujours chez Delcourt ! Réédition ou inédit, une série de Ed Brubaker et Sean Phillips, ça n’est jamais quelque chose auquel on dit non dans l’équipe ! Quand en plus, c’est ma série favorite du duo qui ressort, l’envie de vous en parler ne se fait que plus forte.

Revisite d’une figure de la fiction noire

Fatale nous parle de Joséphine, une femme brune et ténébreuse vers laquelle les hommes sont irrémédiablement attirés. Forcément, entre le titre et le pitch, vous avez compris que le titre  parlait de la figure de la femme fatale. Oui mais voilà, Ed Brubaker n’est pas le premier scénariste venu ! Ainsi, il va déconstruire cette figure éminemment sexiste. Grâce à Fatale, l’auteur va faire de Joséphine, une femme en proie à une malédiction due à des hommes et qui ne contrôle pas sa puissance. Mais il fait aussi de cette figure un personnage à part entière et pas juste une coquille ne servant qu’à une scène de sexe nulle et une trahison courue d’avance.

Joséphine est une femme attachante que l’on voit évoluer dans ce tome 1 de l’intégrale de Fatale qui regroupe les deux premiers arcs ainsi que les deux premiers one-shots du suivant. 12 numéros donc qui subissent une restructuration qui permet de montrer toute la maîtrise rythmique de Ed Brubaker et la puissance graphique de Sean Phillips. On se retrouve à s’enfiler les pages très rapidement, mystifié.e par Joséphine. Elle lutte contre sa destinée programmée par des zélotes d’un culte approchant de Cthulhu.

A ses côtés, des hommes envoutés par son charme tente de l’aider. Connaissant la force de son pouvoir, elle sait ce qu’elle peut faire de ces hommes. Mais elle est attachée à eux, jamais Joséphine n’est indifférente au sort de ses compagnons et c’est aussi une des forces du récit. Elle est empathique et on s’attache à cette femme dont le pouvoir est incontrôlable, cherchant à lutter contre son destin et sa puissance.

Fatalement beau !

Bien entendu, le talent de Sean Phillips n’est plus à démontrer. Il calque sur le visage de Joséphine bon nombre d’actrices des années 30 à 50. On y voit aisément Ava Gardner mais chacun et chacune pourra déceler d’autres traits selon ses propres références. Son visage de poupée innocente va de pair avec le caractère immensément bon que lui confère Brubaker. Et ce travail sur les visages était déjà la grande force du dessinateur. Les visages sont serrés, souvent inquiets avec un travail sur les regards toujours magistral. Les visions cauchemardesques ne sont pas en reste avec la convocation de figures lovecraftiennes classiques mais le jeu sur les couleurs et les quelques twists sont très intéressants à analyser.

Au-delà de cette réussite, Fatale ressemble presque à un OVNI dans la bibliographie de Brubaker et Phillips. Conjuguant le noir à l’horreur, le récit est calme, berce dans une autre ambiance, plus mystique avec une structure narrative que l’on sent hyper maîtrisé de bout en bout. Surtout, le duo s’autorise des interludes solides, visitant d’autres périodes temporelles, en revenant sur d’autres figures narratives torturées pour les besoins d’une fiction souvent sexiste. Et ce n’est que le début tant le final de la série fait preuve d’une poésie lugubre qui éclate ses références.

Riche en bonus intéressants

Cette intégrale propose des bonus intéressants. Déjà une préface de Megan Abbott, autrice qui analyse en détail toute la déconstruction de la femme fatale opérée dans le récit. Ensuite, deux des postfaces qui étaient publiées dans chaque numéro single. Des essais revenant sur les apports de Lovecraft et Poe à la littérature horrifique, très intéressants à lire. On trouve aussi des tests de logos et couverture par Sean Phillips, permettant une plongée dans la création de la série. A noter toutefois que l’ouvrage n’est pas d’une qualité exemplaire. J’ai dû faire le tri dans les exemplaires, plusieurs étaient pliés sur les coins et le bas du dos.

Bref, à la relecture du tome 1 de l’intégrale de Fatale, la série du duo Brubaker/Phillips n’a rien perdu de sa force. Jouissant d’un thème passionnant et d’un personnage principal hyper attachant, la série bénéficie en outre d’un rythme impeccable et d’une nouvelle preuve de l’alchimie du duo. Un régal !

L’avis express de Lamelys :

Fatale : Qui doit nécessairement arriver… inévitable, un adjectif, qui associé à une belle brune aux courbes hypnotiques suscite une curiosité dès la couverture offrant un visuel tentaculaire intrigant.

Fatale, c’est Joséphine, femme mystérieuse aux multiples dons et à l’effet implacable sur les hommes. Ed Brubaker nous sert un polar particulier autour de ce personnage qui traverse les époques avec une atmosphère inattendue entre le fantastique et l’horreur.

Secte occulte, pouvoir satanique, sacrifices et Miss Jo … victime ou maître du jeu ? Un mystère qui se construit avec une narration off et des dialogues bien menés.

Cette ambiance mêlant les genres se dessine parfaitement sous le crayon de Sean Phillips qui n’est pas parfait mais qui relève bien le mood insufflé par l’intrigue.

Cette intégrale comporte les 2 premiers tomes de la série, si le 1er pose les bases lentement mais sûrement, le second offre un autre rythme où l’obscurité prend place.

Pas experte et ni fan du genre mais cette série m’a donné l’impression d’être à demi dans un univers lovecraftien.

Le duo me surprend avec ce polar singulier, sans être conquise totalement, je me demande où Jo nous emmènera au prochain épisode…

 

Ils ont kiffé :

 

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avis critique Ed Brubaker Fatale review Sean Phillips

 
Comics Grinch râle beaucoup. Son origine vient de ses nombreuses grincheries envers BvS. Ayant gonflé sa petite amie avec ça, elle lui suggéra d'en parler avec d'autres. Ce fût chose faite. Vénère Grant Morrison, conchie Mark Millar.


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      Maître des clés

      La série du duo Brubaker/Phillips n’a rien perdu de sa force. Jouissant d’un thème passionnant et d’un personnage principal hyper attachant, la série bénéficie en outre d’un rythme impeccable et d’une nouvelle preuve de l’alchimie du duo. Un régal !

      [Retrouvez l’article de comics-grincheux à l’adresse Fatale Intégrale Tome 1]

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