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The Fix Tome 2

 
Not' note
 
 
 
 
 


Vos notes
1 votant

 

Point(s) fort(s) :


Le chien
Les dessins
On rigole parfois

Point(s) faible(s) :


Le prix
Des gags bien lourds
Un tome bien creux


 
En résumé
 

L’histoire creuse, les gags lourds et les personnages inégaux rendent le titre au mieux dispensable. On ne se raccrochera qu’aux dessins de S. Lieber et aux personnages de Mac et Bretzel pour tenter de sauver l’ouvrage. Cependant, les quelques bonnes idées et l’atmosphère ubuesque sauront trouver leur public.

 
Infos techniques
 

Histoire : Nick Spencer
Dessin : Steve Lieber
Couleur : Ryan Hill
Editeur :
 
Editeur VO :
 
Publié 27 mai 2019 par

 
Dans le détail...
 
 

Au moins, maintenant, on est fixés !

Mac et Roy sont deux flics pourris jusqu’à la moelle. Tandis que Mac doit permettre l’exfiltration d’un colis d’un aéroport sous la surveillance de Bretzel, chien policier implacable dont il est le nouveau maître, Roy doit gérer un meurtre hyper-médiatisé dans lequel il est impliqué bien malgré lui.

L’avis de Prime Sinister

Le premier tome de The Fix avait divisé notre équipe, je faisais partie de ceux qui étaient plutôt dans ses défenseurs. Oui le titre souffrait de quelques défauts (beaucoup de clichés, peu d’enjeux), mais son ambiance Better Call Saul mâtinée de The Shield lui donnait du charme. Les dialogues faisaient mouche et les personnages étaient plutôt attachants. J’attendais du tome 2 qu’il lance l’histoire dès lors que le contexte avait été bien travaillé.

Or pour moi, The Fix tient plus du strip que du comic book. J’ai l’impression que cette histoire n’est qu’un prétexte à des gags lourdauds souvent outranciers, parfois vulgaires, rarement drôles. Comme le soulignait mon collègue Comics Grincheux dans la review du tome 1, certains personnages (Roy et Josh en particulier) sont à la limite du supportable : très difficile de s’attacher à eux. Le premier notamment ne cesse d’accumuler les mauvaises décisions et de se retrouver dans des situations qui semblent inextricables, prétexte à des situations comico-trash. Le scénario se répète à longueur de tome et finit par lasser.

Ce genre pourrait néanmoins me plaire, si toutefois l’on me proposait une histoire à laquelle m’accrocher. Sauf que dans ce tome 2, elle est quasiment inexistante. En effet, Roy doit gérer le meurtre d’une starlette mais au final, spoiler alert, il ne s’en occupe pas réellement. Mac doit laisser passer un colis à l’aéroport, spoiler alert, le seul intérêt de cette situation et de ses conséquences tient en une case. Bref, faire des blagues cela peut-être rigolo, mais quand l’histoire qui leur sert de prétexte est aussi creuse, cela tombe complètement à plat pour moi.

Pour sauver ce titre, je ne peux que retenir deux choses. Premièrement la relation entre Mac et Bretzel, pleine de tendresse, qui soutiennent tant bien que mal un titre on ne peut plus bancal. Deuxièmement, les dessins de Steve Liber qui achèvent de sauver le titre. Le trait fin et précis de l’artiste ainsi que sa justesse dans le rendu des expressions des personnages allège un peu la lecture.

Histoire inintéressante, personnages agaçants, sentiment profond de vacuité rendent le titre difficile à suivre. Ajoutez à cela un rapport qualité prix plutôt moyen (14.50€ pour 112 pages, équivalent de 4 singles VO). De mon côté je suis fixé, The Fix 2 ne confirme pas les attentes placées en le 1er tome.

Bref, l’histoire creuse, les gags lourds et les personnages inégaux rendent le titre au mieux dispensable. On ne se raccrochera qu’aux dessins de S. Lieber et aux personnages de Mac et Bretzel pour tenter de sauver l’ouvrage.

La note de Prime Sinister :


L’avis de Comics Grincheux :

Ma première rencontre avec The Fix n’a pas été positive. Pourtant, au moment d’écrire un Question de Style sur Nick Spencer, j’avais entrepris de relire la série et peut-être changé d’avis.

Finalement, sans trouver la série fabuleuse, j’avais été surpris par le nombre d’éléments à côté desquels j’étais passé. Les punchlines, les gags et le propos sont plus fins que ce dont je me souvenais. Ce tome 2 a le défaut d’être court, assurément. Pourtant, contrairement à PrimeSinister, je n’ai pas trouvé que rien n’avançait. Au contraire, les éléments se mettent enfin en place et on comprend ce qui se déroule.

Evidemment, les personnages sont tous des branleurs. Mais c’est aussi l’intérêt de ce comics, montrer des branleurs tentant de montrer à d’autres branleurs qui sont meilleurs qu’eux alors qu’ils sont tous très mauvais. Il faut aussi noter qu’il est compliqué de jauger la progression de l’intrigue, surtout avec quatre chapitres dans ce tome. Les choses progressent doucement et on se retrouve finalement face à un récit où l’on apprend des choses et où on assemble les pièces du puzzle de manière organique. On se rend surtout compte des niveaux de manipulation qui se multiplient dans l’intrigue. Le souci, c’est qu’il faut certainement avoir bien en tête les événements du tome précédent pour coller les morceaux ensemble. Egalement, les quatre numéros donne un tome assez court.

Surtout, si l’intrigue se densifie et se complexifie, Nick Spencer n’oublie pas de proposer de la punchline à foison. Pour les fans du cinéma à la Tarantino, c’est un bonheur. Pour les amoureux du bon mot, aussi et la traduction parvient assez bien à rendre compte de la vulgarité des personnages et de leur vacuité. Au milieu de ça, c’est surtout Mac qui intéresse dans le rapport qu’il créé avec le chien. Ce dernier étant évidemment le meilleur personnage du récit. Parce qu’il est le moins stupide et celui qui semble le plus réfléchir.

En ce qui concerne les dessins, Steve Lieber assure toujours autant. Il se permet d’ajouter de nombreux gags visuels mais parvient surtout à rendre parfaitement compte du côté loufoque, décalé et légèrement trash de l’oeuvre.

Bref, ce tome 2 de The Fix me plaît toujours autant. Les punchlines continuent de fuser et l’intrigue se complexifie. On comprend les tenants et les aboutissants et cette aventure remplie de branques est toujours aussi plaisante à suivre.

La note de Comics Grincheux :

 

Ils ont kiffé :

 

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Business-man de petite envergure, professionnel de santé, pratiquant d'arts martiaux, joueur de jeux de plateaux, lecteur de comics, fan de littérature US


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Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par  PrimeSinister, il y a 6 mois et 2 semaines.

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    PrimeSinister
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    L’histoire creuse, les gags lourds et les personnages inégaux rendent le titre au mieux dispensable. On ne se raccrochera qu’aux dessins de S. Lieber et aux personnages de Mac et Bretzel pour tenter de sauver l’ouvrage. Cependant, les quelques bonnes idées et l’atmosphère ubuesque sauront trouver leur public.

    [Retrouvez l’article de primesinister à l’adresse The Fix Tome 2]

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