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Batman Detective Infinite Tome 1

 
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Vos notes
5 votants

 

Point(s) fort(s) :


Une ambiance urbaine très réussie.
Un nouveau contexte bien utilisé.
Huntress dynamise le récit.
Des réflexions intéressantes.
Les dessins de Dan Mora.

Point(s) faible(s) :


Les dessins de Bogdanovic.
Un propos qui ne va pas au bout.
Des méchants lourds.
Deux derniers épisodes qui étirent trop.


 
En résumé
 

Un nouveau départ pour Detective Comics et Batman en forme de très bon blockbuster, avec de superbes dessins !

 
Infos techniques
 

Scénario : Mariko Tamaki, Meghan Fitzmartin
Dessin : Dan Mora, Viktor Bogdanovic, Clayton Henry, Karl Mostert, T.Rex, David Lapham
Couleur : Jordie Bellaire, Simon Gough, Trish Murvill
Editeur :
 
Editeur VO :
 
Publié il y a 3 mois par

 
Dans le détail...
 
 

Enquête infinie

Detective Comics se lance dans l’ère Infinite en France avec ce tome 1 sous le titre Batman Detective Infinite. Le tout sous la houlette de Mariko Tamaki, première autrice à avoir un run dédié sur Batman. Comme quoi, il y a encore des progrès à faire pour la diversité. Elle est accompagnée aux dessins par Dan Mora, complété par Viktor Bogdanovic. Urban Comics ajoute aussi des récits de compléments en fin de chapitre même si ce n’est jamais mentionné.

Edition bien médiocre

D’ailleurs, râlons un peu pour commencer. L’édition est mauvaise ! On a bien évidemment le rappel des évènements précédents, toujours bon à prendre si vous n’avez pas voulu allez lire les fades intrigues de Peter Tomasi sur Detective Comics et la Joker War de James Tynion IV. Mais à coté de ça, c’est assez médiocre. Les chapitres complémentaires ne sont jamais mentionnés, si bien que l’on saute du coq à l’âne en fin de chapitre, avec des changements de dessinateurs brutaux et d’intrigue aussi. Sûrement une idée pour économiser des pages, rogner sur le prix et lutter contre la pénurie de papier. Mais pourquoi ne pas avoir mentionner l’existence de ce récit en plus sur la page de garde du chapitre ? Bref, c’est un peu décevant.

Et on passera évidemment sur la solidité toute relative de l’objet qui, là encore, semble avoir optimisé pour un prix bas. Le livre craque dans tous les sens et le dos semble avoir envie de partir en courant.

Féminicides à Gotham

Mais du côté de l’intrigue, c’est du bon, voire parfois très bon. Le gros souci à évacuer est que c’est en dents de scie, avec une construction narrative parfois branlante et étirée un peu artificiellement sur la fin. Mariko Tamaki commence l’intrigue avec une vague de féminicides dont le suspect est introuvable. Batman va donc enquêter et coopérer avec Huntress pour cela puisqu’elle enquête aussi sur une affaire semblable (ce que l’on voit dans certains chapitres complémentaires).

Ce qui est très intéressant au début, c’est le côté très urbain donné à Batman. Suite aux évènements de Joker War, Bruce n’a plus accès à la fortune des Wayne et donc, il n’a plus rien : plus de Bat-Cave, plus de gadgets, etc. Un contexte différent qui force le personnage à la débrouille. Et c’est vraiment très cool puisqu’on voit Bruce dans un autre contexte, habitant dans les beaux quartiers mais au Sud de Gotham City, une partie peu explorée. Il doit donc faire copain-copine avec ses voisins et s’intégrer dans ce voisinage. Sauf que c’est aussi là qu’habitude une des femmes assassinées : Sarah Worth. Une jeune femme qui est la fille d’un homme puissant et redoutable : M. Worth.

Hyper pouvoir

Par ce biais, Mariko Tamaki nous offre un homme de pouvoir corrompu, au caractère exécrable et d’une violence absolue et sans limites. Un adversaire retors qui se retrouve malheureusement vite évacuée par la véritable menace, légèrement fantastique mais que l’on taire. Si dans la thématique, elle amène des réflexions intéressantes, elle est aussi assez lourde. Le chapitre spécial sur Huntress en montre tout l’intérêt et manifeste un véritable discours sur la transmission de la violence et la manière dont cette dernière peut aussi être canalisée différemment, en une force positive. C’est très intéressant mais la manière dont cette menace est traitée paraît un peu basique et elle est étirée.

En effet, les deux derniers chapitres sont lourds à suivre et peu intéressants, comme si on remettait une pièce dans une machine déjà rouillée. Les coutures apparaissent et craquent totalement.

Heureusement, pour relever l’intérêt du récit, il y a Huntress ! Mariko Tamaki met le projecteur sur elle et c’est une super idée. L’héroïne est écrite de manière fine, sensible, on arrive à s’attacher à elle et à sa quête de justice. La scénariste la rend moins manichéenne, plus féministe évidemment et elle offre une autre perspective sur Gotham City et la Bat-famille. Elle prend largement le devant de la scène et c’est tant mieux car à chaque page où elle est présente, elle tient le récit. Le casting de personnages secondaires, notamment Deb Donovan, journaliste brille aussi même si elle est un peu caricaturale par moments. Très clichée, elle aime boire, pense mieux savoir que tout le monde ce qui se trame, lui donnant un air pédant un peu dérangeant.

Dessins fabuleux ou pas

Ce qui permet à ce Tome 1 de Batman Detective Infinite est la présence de Dan Mora. Le dessinateur brésilien qui explose depuis quelques années éclate la rétine à de nombreux reprises ! Il propose une Gotham urbaine anxiogène, étouffante et magnifique. Il nous plonge beaucoup dans les égouts et peu sur les sommets, donnant une atmosphère différente et étonnante au Batman de ces dernières années. Son trait est parfois brouillon mais il y a une frénésie, un dynamisme et une envie de poser des planches qui claquent qui épate.

Pour le compléter, on retrouve Viktor Bogdanovic, le Greg Capullo wish. Son style est gras, brouillon et fourre-tout. Parfois, ça marche (le dernier chapitre), parfois, c’est assez laid. Contrairement à Greg Capullo qui donne toujours des atmosphères fantastiques dingues, Bogdanovic n’offre qu’un décalque sans âme. C’est triste, d’autant que ça colle très mal au script de Mariko Tamaki.

Bref, cette relance de Batman Detective Comics avec le tome 1 de Infinite est agréable à lire. Sans être révolutionnaire, c’est un très bon blockbuster, parfois intelligent mais parfois trop fouillis pour pleinement convaincre. Le changement de statu-quo de Batman est intelligemment utilisé, Huntress prend le lead et elle en devient un personnage hyper attachant et les planches de Dan Mora claquent. Une bonne lecture, donc, mais pas exempts de défauts.

 

Ils ont kiffé :

 

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2/5 Sans plus
1/5 Bof
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Comics Grinch râle beaucoup. Son origine vient de ses nombreuses grincheries envers BvS. Ayant gonflé sa petite amie avec ça, elle lui suggéra d'en parler avec d'autres. Ce fût chose faite. Vénère Grant Morrison, conchie Mark Millar.


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    • #41552
      Comics Grinch’
      Maître des clés

      Un nouveau départ pour Detective Comics et Batman en forme de très bon blockbuster, avec de superbes dessins !

      [Retrouvez l’article de comics-grincheux à l’adresse Batman Detective Infinite Tome 1]

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