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Le monde de Flashpoint Tome 1

 
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Vos notes
11 votants

 

Point(s) fort(s) :


Une relecture des personnages connus et moins en lumière dans des récits courts.
Des personnages attachants dans ce monde apocalyptique.
Un récit de Brian Azzarello et Eduardo Risso, ça ne se refuse pas !
George Perez sur un épisode, c'est un bonus non négligeable.

Point(s) faible(s) :


Une connaissance des personnages moins en vue apporte un plus, mais n'est pas un frein à la lecture pour autant


 
En résumé
 

Monde déformé en un éclair ! Dans ce tome 1 du Monde de Flashpoint, nous découvrons plusieurs destins de ce monde créé par Flash. Ainsi, on retrouve Batman (dont le tome porte le nom en sous-titre) Dick Grayson (Robin puis Nightwing) et Deadman, Deathstroke et les Sept Secrets. Chaque récit est découpé en trois chapitres. […]

 
Infos techniques
 

Scénario : Brian Azzarello, J.T. Krull, Jimmy Palmiotti, Peter Milligan
Dessin : Eduardo Risso, Mikel Janin, Fabrizio Fiorentino, Joe Bennet, Tony Shasteen, George Perez, Fernando Blanco
Couleur : Eduardo Risso, Mikel Janin, Fabrizio Fiorentino, Alejandro Giraldo, John Dell III, Tony Shasteen, Alex Massaci, Scott Koblish
Editeur :
 
Editeur VO :
 
Publié il y a 3 mois par

 
Dans le détail...
 
 

Monde déformé en un éclair !

Dans ce tome 1 du Monde de Flashpoint, nous découvrons plusieurs destins de ce monde créé par Flash. Ainsi, on retrouve Batman (dont le tome porte le nom en sous-titre) Dick Grayson (Robin puis Nightwing) et Deadman, Deathstroke et les Sept Secrets. Chaque récit est découpé en trois chapitres. Au total, le volume comporte ainsi 12 chapitres pour un tome d’environ 250 pages. On retrouve une introduction et une présentation rapide des personnages intervenant dans les épisodes.

Batman : Chevalier de la Vengeance

Le volume s’ouvre sur le plus en vue des récits, Batman par Azzarello et Risso. Ce récit a déjà été publié dans Batman Cité brisée et autres histoires paru en 2017 chez Urban Comics. Pour qui n’a pas encore lu cet épisode, l’ambiance sombre et sinistre à souhait voit évoluer un Batman alternatif dans un monde où le meurtre de Crime Alley a eu pour victime non pas les parents de Bruce Wayne mais le jeune Bruce Wayne lui-même. C’est alors Thomas Wayne qui endosse le costume en s’engageant dans une voie de violence et de vengeance. Le jour, Thomas Wayne gère les casinos Wayne. La nuit, il endosse le costume d’un Batman implacable en proie à un traumatisme consécutif à la mort brutale de son fils.

Nous voyons ainsi évoluer un Batman froid, plus âgé, dans un contrôle total, à la limite de la Loi, qui n’est pas sans rappeler par certains aspects le Batman de Dark Knight de Frank Miller. Mais ici, le récit est plus intimiste et le drame n’est pas politique. C’est celui d’une famille anéantie dont Thomas Wayne tente de faire tenir les morceaux. Et cette voie de la vengeance croise celle d’un Joker qui se retrouve pris dans les filets d’une folie partagée avec Batman. Le lien entre le Chevalier de la Nuit et le Joker montre ainsi une facette obscure et sinistre qui n’est pas sans faire écho à la figure de l’ordre du et de celle du chaos que se partagent habituellement les deux antagonistes, dans une déclinaison inédite.

Le récit est prenant, amène le lecteur dans une plongée glauque, où les personnages de l’univers de Batman, parmi lesquels Selina Kyle, Harvey Dent, Jim Gordon prennent l’apparence d’un reflet déformé d’eux-mêmes. La nuit a rarement été aussi sombre à Gotham.

Deadman et les Grayson volants

Associer les acrobates de la famille Grayson et de Deadman est un exercice d’équilibriste réussi. Les dessins et l’encrage de Mikel Janin apportent un réalisme aux personnages et ses splash-pages sont particulièrement parlantes et réussies pour traduire l’émotion de l’instant.

Les Grayson, Dick et ses parents, ainsi que Boston Brand (Deadman) font partie avec d’autres personnages d’une troupe de cirque itinérant. Le lecteur a ainsi l’occasion de voir évoluer Dick avec ses parents, et de lire ses propos et réflexions sur l’importance de la famille, à travers des métaphores du trapèze où les membres sont amenés à compter les uns sur les autres pour ne pas chuter. En connaissant évidemment le sort qui fut le sien dans le monde originel, ce récit apporte à Dick Grayson un éclairage à la fois familier et inédit.

L’autre aspect pertinent de cette histoire est l’association des Grayson avec Deadman. Le funambulisme et la mort faisant partie de leurs mondes respectifs, cette association est, au-delà de la trame elle-même, l’occasion de réflexions croisées sur l’importance de la relation à l’autre quand il s’agit d’être celui qui se laisse rattraper ou celui qui rattrape. Chacun pourra se retrouver dans cette allégorie de l’existence.

Bien sûr, les évènements du monde de Flashpoint rattraperont chacun des protagonistes pour les plonger dans ce monde au bord de l’implosion, pour en révéler les aspects sombres ou héroïques. Et les surprises vont bon train, suspendant le lecteur au récit sans filet.

Deathstroke et la Malédiction du Ravageur

Avec Deathstroke et la Malédiction du Ravageur, nous avons un récit de pirate, de quête, de batailles entre navires, de mers hostiles, digne des anciennes bande dessinées de pirates. La déclinaison aurait pu être poussée encore plus loin, mais nous suivons les vagues à l’âme et les eaux tourmentés de Deathstroke dans sa quête véritable. Cachée derrière sa quête de butins et de trésors est le véritable trésor de Slade Wilson. Il croisera les dangers des mers dont les Atlantes sont désormais de cruels protecteurs pour atteindre ce graal allant bien au-delà des intentions déclarées du pirate à son équipage.

C’est l’occasion de voir un Deathstroke implacable mais vulnérable, opiniâtre et romanesque dans une quête qui révélera une part du personnage. Sans connaître le personnage particulièrement, ce récit se lit aisément. On se laisse embarquer par les avaries de l’équipage, les abordages désespérés, dans ce monde aux dangers inattendus mais aux espoirs qui demeurent, y compris pour les âmes perdues. Si les dessins de Joe Bennett n’ont pas encore atteint en 2011 le niveau de ses épisodes sur Immortal Hulk, ils remplissent leur ouvrage dans une tenue classique et traduisant le dynamisme du récit. Nul besoin de se mutiner ici, juste se laisser embarquer dans cette histoire avec Wilson comme capitaine à bord.

Les Sept Secrets

Le récit le plus obscur des quatre du volume, et pour cause. Les personnages appartiennent au monde occulte, et ne figurent pas parmi les ceux les plus connus de l’univers DC. Avec comme personnege principal Shade The Changing Man, les Sept Secrets renvoie dans le monde originel à un groupe d’occultistes à la frontière du monde réel et du monde magique. Nous y retrouvons notamment l’Enchanteresse, Zatanna dans une histoire aux frontières du réel et de la folie.

Peter Milligan connaît son domaine et l’épisode dessiné par George Perez, même s’il est accompagné aux dessins par le dessinateur des deux autres épisodes, est un petit plaisir en soi. Peter Milligan se plaît manifestement à brouiller les pistes. Dans un univers alternatif avec des personnages moins familiers que d’autres héros DC, il n’en fallait pas plus pour rendre cette histoire assez fantasmagorique. Étonnamment, la magie opère cependant, et nous ne peinons guère à nous identifier à Shade l’homme changeant, perdu lui-même dans son histoire et ses souvenirs. Manipulations, trahisons, secrets, voici les ingrédients, plongez-y des personnages perdus, doubles, torturés, et vous aurez la potion de ce récit interrogeant la réalité et la folie du monde.

Ces quatre récits apportent chacun dans leur style une pierre au monde de Flashpoint dans ce tome 1. Les scénarios et dessins de bonne facture font traverser dans des récits courts des moments bouleversants aux protagonistes, ce qui est souvent un des avantages de la formule des univers alternatifs. En dépit de l’inégalite des dessins et de la popularité hétérogène des protagonistes, chaque récit apporte son lot d’aventure et de surprises. Si le récit de Batman par Azzarello joue les locomotives, les autres histoires n’ont pas à pâlir pour autant, conférant chacune un éclairage à la fois intime aux personnages et global à ce monde parallèle. Les histoires interrogent le rapport des personnages à la mort, à la solitude, à la rédemption, à la folie, dans un monde où les repères ont volé en éclats et où ces éclats déchirent chacun, qu’il l’accepte ou tente d’y échapper. Ce tome 1 du Monde de Flashpoint marque le point, donnant envie de lire la suite pour voir si l’essai est transformé.

 

 

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Chroniqueur et psychanalyste, Alex Hivence passe sous son regard psychanalytique les comics! Et analyse les personnages Sous le Masque


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      Alex Hivence
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      [Retrouvez l’article de omaclive-fr à l’adresse Le monde de Flashpoint Tome 1]

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