Le 1er collectif comics de France

 


 
 

Harbinger Wars Blackout

 
Not' note
 
 
 
 
 


Vos notes
6 votants

 

Point(s) fort(s) :


Les dessins
Le prologue
Une séquence fabuleuse entre Livewire et X-O

Point(s) faible(s) :


Un récit rafistolé
Condensé à l'extrême
Ne creuse rien
Les personnages sont réduits à leur plus simple fonction


 
En résumé
 

Harbinger Wars Blackout est un projet qui sent le rafistolage à tous les niveaux. Réécrit par un Matt Kindt dépassé par l’ampleur de la tâche, le récit est condensé à l’extrême et se retrouve finalement vidée de toute substance. Dommage car il y avait du potentiel et les dessins sont très beaux.

 
Infos techniques
 

Histoire : Matt Kindt, Eric Heisserer
Dessin : Tomas Giorello, Raul Allen, Renato Guedes, Adam Pollina
Couleur : Diego Rodriguez, Patricia Martin
Editeur :
 
Editeur VO :
 
Publié il y a 2 mois par

 
Dans le détail...
 
 

Blackout narratif !

Le premier Harbinger Wars était un crossover entre plusieurs séries, épaulé par la mini-série principale et qui montrait l’importance que les Psiotiques prenaient dans l’univers Valiant. C’était très réussi.

Cette deuxième guerre Harbinger n’a plus grand-chose à voir, finalement. Ici, on se situe dans les conséquences de la série Secret Weapons (qui me semble un indispensable à lire avant) et on suit principalement Livewire et sa jeune équipe, ainsi que Peter Stanchek et les Renégats puis X-O, Ninjak, Bloodshot, HARD Corps, etc. Cela fait beaucoup (trop) de monde, chacun choisit son camp, de manière parfois artificielle et chacun va se mettre sur la tronche après que Amanda Keller (Livewire, donc) ait coupé le courant dans tous les USA, faisant d’elle l’ennemie publique numéro une.

Forcément, avec un tel programme, on s’attend à un récit épique, avec des proportions dantesques. Mais ce n’est pas le cas. Le problème principal du récit est l’impression d’avoir à faire à un trop plein rempli de trous. Matt Kindt propose de suivre plusieurs groupes mais aucun n’est mis en avant. Passé le prologue et le premier chapitre, l’histoire se transforme en un gloubi-boulga trop chargé pour son propre bien. A la fin de ma lecture, je sentais un problème. Matt Kindt est un scénariste talentueux et un tel foutoir ne lui ressemble pas. Alors, oui, les auteurs peuvent se planter mais à ce point, cela paraît étrange. En me renseignant, j’ai vite compris le souci.

En effet, à l’origine, le récit devait être composé de quatre chapitres dans un format de 44 pages, chacun. Chaque numéro allait être écrit par Matt Kindt et Eric Heisserer, chacun s’occupant d’une partie précise. Le dernier reprenant les personnages de Secret Weapons (comme dans le prologue, seul résidu de la version initiale). Quant au premier, il reprenait les personnages qu’il avait l’habitude d’écrire. Malheureusement, des changements subis dans l’organisation de Valiant ont fait que le récit a dû être réécrit totalement par Matt Kindt qui a dû se débrouiller pour condenser en 22 pages, les 44 pages prévues initialement. Forcément, cela donne un récit condensé à l’extrême, qui ne creuse rien alors même que les thématiques abordées sont passionnantes. Il y a aussi des trucs un peu improbables et étranges ainsi qu’un groupe totalement évacué du récit, sans autre forme de procès. Surtout, il y a la confirmation que les deux tomes de Harbinger Renegade n’ont servi à rien ! Les pistes lancées qui devaient trouver conclusion ici ne seront pas utilisées.

Néanmoins, il y a quelques fulgurances. Les séquences entre X-O et Livewire sont très bien écrites, l’une étant fabuleuse et démontrant le talent de narrateur de Matt Kindt. Surtout, les séquences d’action sont souvent très bonnes et surtout hyper lisibles grâce aux dessins fabuleux de Tomas Giorello. Je suis bien moins fan du trait et de la colorisation de Renato Guedes, raide et figé. Cependant, le prologue dessiné par Raul Allen et colorisé par Patricia Martin arrache la rétine. Il y a des idées partout, les compositions sont d’une précision dingue et les couleurs sont superbes, donnant une teinte unique aux aventures.

Bref, Harbinger Wars Blackout est un projet qui sent le rafistolage à tous les niveaux. Réécrit par un Matt Kindt dépassé par l’ampleur de la tâche, le récit est condensé à l’extrême et se retrouve finalement vidé de toute substance. Dommage car il y avait du potentiel et les dessins sont très beaux.

 

Avez-vous apprécié cet article?
N’hésitez pas à le dire dans les commentaires. Ça nous fait toujours plaisir de vous lire.

Pour faire connaitre le site et nous soutenir, vous pouvez aussi partager nos publications sur les réseaux sociaux ou vous abonnez à notre newsletter.
Merci.

Pour comprendre nos notes subjectives :
5/5 J’adore
4/5 Trés cool
3/5 Sympa
2/5 Sans plus
1/5 Bof
0/5 Pas pour moi

 
Comics Grincheux est un râleur compulsif. Il râle sur tout et à force de râler sur Batman V Superman et la renumérotation Marvel, il a décidé d'ouvrir un blog pour raconter ce qu'il aime et surtout ce qu'il n'aime pas. Et maintenant, il râle avec les amis de LesComics.fr mais propose aussi des analyses de la narration des auteurs.


Vos commentaires :

Accueil Forums Harbinger Wars Blackout

Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par  Comics Grincheux, il y a 2 mois et 1 semaine.

  • Auteur
    Messages
  • #27709

    Comics Grincheux
    Admin bbPress

    Harbinger Wars Blackout est un projet qui sent le rafistolage à tous les niveaux. Réécrit par un Matt Kindt dépassé par l’ampleur de la tâche, le récit est condensé à l’extrême et se retrouve finalement vidée de toute substance. Dommage car il y avait du potentiel et les dessins sont très beaux.

    [Retrouvez l’article de comics-grincheux à l’adresse Harbinger Wars Blackout]

Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.