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Nocturnos

 
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Le dessin somptueux.

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Pas vraiment d'histoire.


 
En résumé
 

Nocturnos nous plonge à la frontière de l’éveil et du sommeil. Dans la pénombre, dans les limbes oniriques, un vaste monde où tout est possible s’ouvre aux rêveurs. Nocturnos est une oeuvre avant tout visuelle. Servie par le sublime dessin de Laura Pérez. Quant au scénario…

 
Infos techniques
 

Scénario : Laura Pérez
Dessin : Laura Pérez
Editeur :
 
Publié il y a 2 jours par

 
Dans le détail...
 
 

L’ennui porte conseil

Nocturnos ne se lit pas mais se contemple. Car il y a des oeuvres qui se ressentent, presque malgré nous, comme un rêve dont il ne resterait au réveil que des fragments flous, mais persistants. Nocturnos appartient sans hésiter à cette dernière catégorie. Et c’est à la fois sa plus grande force… et sa limite la plus frustrante.

Car tenter de résumer le récit serait quelque peu illusoire. Je vous dirai juste que l’auteur nous livre sa vision du monde lorsque la membrane fragile entre l’éveil et le sommeil se perce.

Nocturnos est proposé par les éditions Morgen au prix de 24.90€ grand format pour 192 pages.

Un récit d’ambiance

Dès les premières pages, Laura Perez impose une ambiance. Pas un décor, pas une intrigue — une ambiance. Une matière presque. Son trait, d’une délicatesse troublante, oscille entre précision et dissolution, comme si chaque case menaçait de s’évaporer sous nos yeux. Les couleurs, elles, ne viennent pas simplement habiller le dessin : elles respirent, elles murmurent, elles racontent autre chose. Quelque chose d’insaisissable. Quelque chose de nocturne, évidemment.

On ne lit pas Nocturnos, on s’y glisse, comme dans son lit.

Sans véritable histoire

Le récit — si tant est qu’on puisse vraiment parler de récit — se déploie comme une succession de visions. Des fragments de vies, des instants suspendus, des silhouettes qui apparaissent et disparaissent sans prévenir. Il y a du rêve, il y a du souvenir, il y a du fantasme. Et surtout, il y a cette sensation constante de naviguer dans un entre-deux, quelque part entre le réel et l’inconscient.

C’est profondément poétique. Par moments, même, presque hypnotique.

Mais voilà.

À force de refuser toute structure, toute accroche narrative, Nocturnos finit par se dérober. Là où l’on espère un fil, même fragile, même discret, l’album choisit systématiquement l’évanescence. Et si cette démarche peut se défendre — elle est même cohérente avec la proposition artistique — elle laisse aussi un goût d’inachevé. Comme si l’œuvre refusait délibérément de nous donner prise.

On admire. On ressent. Mais on peine parfois à s’accrocher.

Ce manque de véritable trame narrative, de colonne vertébrale, empêche l’album de dépasser le stade de l’expérience sensorielle pour atteindre celui du récit marquant. Il y a des idées, des intentions, des émotions diffuses… mais elles ne convergent jamais vraiment. Elles flottent, passent et disparaissent.

Un projet audacieux mais frustrant

Mais c’est aussi là que la frustration s’installe.

Parce qu’au fond, Nocturnos est une œuvre magnifique. Visuellement, c’est une claque. Une de ces BD que l’on feuillette à nouveau, juste pour se perdre dans une case, dans une couleur, dans une lumière. Laura Perez possède un langage graphique d’une richesse rare, capable d’évoquer l’indicible sans jamais forcer.

Bref, on aurait simplement aimé que ce langage serve aussi une direction plus affirmée. Une trajectoire. Une nécessité. Nocturnos est un rêve somptueux. Mais un rêve dont on aurait aimé se souvenir un peu plus longtemps au réveil.

 

 

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Business-man de petite envergure, professionnel de santé, pratiquant d'arts martiaux, joueur de jeux de plateaux, lecteur de comics, fan de littérature US


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      PrimeSinister
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      Nocturnos nous plonge à la frontière de l’éveil et du sommeil. Dans la pénombre, dans les limbes oniriques, un vaste monde où tout est possible s’ouvre aux rêveurs. Nocturnos est une oeuvre avant tout visuelle. Servie par le sublime dessin de Laura Pérez. Quant au scénario…

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