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Joker Killer Smile

 
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Vos notes
7 votants

 

Point(s) fort(s) :


Une atmosphère anxiogène et sensorielle
La talent de Sorrentino

Point(s) faible(s) :


Un manque d'implication émotionnelle


 
En résumé
 

Un psychiatre tente de guérir le plus grand criminel de Gotham : le Joker. Mais les séances quotidiennes avec le prince du crime vont peu à peu tourner au cauchemar, entre dépression et hallucinations, sa vie en sera bouleversée… L’une des dernières créations du black label, le pendant plus sombre, violent de DC.

 
Infos techniques
 

Scénario : Jeff Lemire
Dessin : Andrea Sorrentino
Couleur : Jordie Bellaire
Editeur :
 
Editeur VO :
 
Publié il y a 3 mois par

 
Dans le détail...
 
 

Le sourire du diable !

D

ans le petit monde des comics, certains duos scénariste/dessinateur sont presque devenus indissociable. Tel Snyder et Capullo, Brubaker et Phillips, mais aussi le duo qui nous intéresse aujourd’hui, Lemire et Sorrentino. Après les fabuleux Green Arrow et Gideon Falls, le duo se reforme pour nous livrer Joker Killer Smile.

Au cœur des ténèbres

Joker Killer Smile est un récit complet en trois chapitres, complété d’une issue « Batman Smile Killer » en complément. C’est l’une des dernières créations du Black label, le pendant plus sombre, violent et se voulant sans concessions de DC. Un psychiatre tente de guérir le plus grand criminel de Gotham : Kite-Man  le Joker. Mais les séances quotidiennes avec le prince du crime vont peu à peu tourner au cauchemar. Entre dépression et hallucinations, sa vie en sera bouleversée…

Il y a peu, Stjepan Sejic nous avait surpris avec Harleen chez le même Black Label. Joker Killer Smile part d’un pitch des plus lambda et peu original, le défi de Lemire est grand ! Il doit arriver à nous surprendre, à créer un récit innovant sur le Joker et ses relations tumultueuses avec le personnel médical. Son approche face à ce défi est intéressante. En effet, il va créer un récit atmosphérique. De fait, cela devient une lecture sensorielle flirtant dangereusement entre réalité et fiction pour rentrer au cœur de l’indicible folie. Au cœur des ténèbres.

Sur ce point, le titre est vraiment une réussite. C’est un véritable exercice de style que nous livre le duo en totale symbiose. Le texte et le dessin se complètent parfaitement, la forme est innovante et retranscrit à merveille la folie du Joker et celle qu’il instille autour de lui. Je me suis perdu au fil des pages dans la psyché du protagoniste, tâtonnant autant que lui pour différencier le réel de la fiction. Jouant à merveille du médium, bouleversant les cases et changeant de style, Sorrentino déploie un talent fou et une dextérité confondante à nous surprendre. Les couleurs de Jordie Bellaire apporte un degré d’épouvante supplémentaire, complétant à merveille le dessin de Sorrentino.

Une approche clinique

Une atmosphère délétère pour un récit aussi psychologique qu’horrifique où la forme joue un rôle prépondérant. Je n’émettrais que quelques réserves sur cette approche. Nous suivons Ben, le nouveau psychiatre du Joker, dans sa vie professionnelle et familiale qui ne tarderont pas à s’entrechoquer. L’approche clinique de Lemire, voulant créer un vertige par la folie grandissante qui envahit les pages, nuit à l’attachement émotionnel aux personnages. De fait, se créé une distance entre eux et nous. C’est donc une lecture aussi froide que malaisante, parfois effrayante, mais avec une distance telle que je n’ai pas véritablement d’empathie pour le protagoniste de l’histoire. Ce tour de manège cauchemardesque doit à ce titre moins à Lynch qu’à Fincher (avec une pincée du Silence des agneaux).

Pour compléter ce récit complet en trois chapitres, il y a également l’issue Batman Smile Killer, où le dynamique duo se concentre sur Bruce Wayne avec la même approche clinique et déstabilisante. Un complément de choix. La qualité du travail éditorial est à saluer, Urban nous dévoile encore une fois un bel objet, dans le format du Black label que nous avons déjà pu voir pour Batman Damned ou Harleen. La couverture est à l’image de la lecture, marquante et attirante. En introduction une petite interview des deux artistes nous attend, intéressante quoique courte.

Entrant dans la caverne, celle où la folie nous guette, entre cauchemars et manipulations, rêve et réalité comme le montre la review , Joker Killer Smile nous perd dans son atmosphère aussi fascinante, sensorielle que malaisante. Agréable exercice de style.

 

Ils ont kiffé :

 

Après la review : Retrouvez Joker Killer Smile chez Excalibur Comics !

 

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5/5 J’adore
4/5 Trés cool
3/5 Sympa
2/5 Sans plus
1/5 Bof
0/5 Pas pour moi

 
Ginlange est un peu comme Bruce Wayne, mais en mieux. Aimant cinéma et comics, et parfois les comics au cinéma, il essaiera de partager au mieux ses coups de cœur et coups de gueule avec vous, pour votre plus grand plaisir. Ave Lynch.


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      Ginlange
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      Un psychiatre tente de guérir le plus grand criminel de Gotham : le Joker. Mais les séances quotidiennes avec le prince du crime vont peu à peu tourner au cauchemar, entre dépression et hallucinations, sa vie en sera bouleversée… L’une des dernières créations du black label, le pendant plus sombre, violent de DC.

      [Retrouvez l’article de ginlange à l’adresse Joker Killer Smile]

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