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[Review] James Bond 007 Tome 1

 
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Point(s) fort(s) :


Un renversement des clichés sexistes bienvenu
Un James Bond plus proche de l'original littéraire
L'ambiance

Point(s) faible(s) :


Déroutant pour les fans des films


 
En résumé
 

L’agent 007 est de retour d’Helsinki après avoir vengé la mort de son équipier 008 et tué son assassin. Cette vengeance marque le début de ses aventures.

 
Infos techniques
 

Histoire : Warren Ellis
Dessin : Jason Masters
Editeur :
 
Editeur VO :
 
Publié 17 juillet 2017 par

 
Dans le détail...
 
 

Mon nom est… Bond

James Band, l’agent 007, est de retour d’Helsinki après avoir vengé la mort de son équipier 008 et tué son assassin. Cette vengeance personnelle n’est pas du goût de sa hiérarchie qui préférerait un agent plus discipliné et plus discret. Alors que James Bond pensait goûter à un repos bien mérité, il hérite des dossiers de 008 et se trouve en route pour Berlin afin de régler, semble-t-il, une simple affaire de trafic de drogue.
Mais, rien n’est jamais simple dans le monde des espions…

L’avis de Sonia Smith :

Tout le monde a forcément en tête le générique de James Bond, la fameuse phrase de présentation :”Mon nom est Bond, James Bond” et on a tous en tête les clichés attachés au personnage de cinéma qu’est l’agent 007 pour le grand public.

Avec son James Bond, Warren Ellis propose une autre vision de ce personnage, plus proche de celle de son créateur, Ian Fleming, plus sérieuse, plus cynique et moins proche de l’image d’un héros indestructible, grand séducteur devant l’Éternel, amateur de gadgets et de grosses voitures. J’avoue que, dans un premier temps, cette vision m’a un peu déroutée tellement j’étais habituée aux incarnations cinématographiques des uns et des autres.
Ici, Bond n’est pas le premier de la classe. C’est un agent rebelle, en conflit avec sa hiérarchie qui ne fait appel à lui que parce qu’elle n’a guère le choix mais se méfie de ce 007 totalement incontrôlable. Ellis décide de proposer une version plus cynique, plus sombre mais plus réaliste de cette figure d’espion britannique ce qui rend l’histoire finalement plus prenante.

Cependant, on a toutefois affaire ici à des adversaires qui n’ont rien à envier aux méchants de cinéma. Le scénariste mêle trafic de drogue et expérimentations illicites, trafiquants de base et psychopathes meurtriers. Le dessin de Jason Masters, au décor parfois minimaliste, renforce l’impression glauque qu’on ressent quand on parcourt ce titre. L’illustrateur insiste sur les phases d’action pure, montrant la violence des combats, la mort, la torture sous leur aspect le plus direct. Pas de fioritures ici : Bond a le permis de tuer et il s’en sert abondamment. D’ailleurs, les cervelles et les rotules explosent tout au long de l’ouvrage.

Enfin, les personnages secondaires recèlent des surprises : Miss Moneypenny n’est pas une midinette en mal d’amour. Elle brique son revolver à son bureau plutôt que de se limer les ongles et ne s’en laisse pas compter par Bond. C’est même elle qui lui fait des propositions indécentes. Ellis renverse les clichés et c’est plutôt agréable. Q quand à lui n’est pas un vieillard aigri même s’il n’est pas commode. Quand à la CIA, ce n’est pas forcément un allié fidèle.

Après une première lecture déroutante, ce titre a fini par me convaincre. Il faut juste faire l’effort de ne pas rester attaché aux images que l’on a du James Bond mis en avant par le cinéma.

Avec James Bond 007, Warren Ellis propose sa propre lecture de ce personnage iconique. Cette vision très personnelle ne peut être, connaissant Ellis, qu’empreinte de noirceur, de cynisme et d’humour. Le scénariste retourne aux sources du personnage créé par Ian Fleming et s’associe pour cela à un Jason Masters au dessin trash et réaliste. Amateurs de série d’espionnage et d’action débridée, ce titre est fait pour vous !

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Archiviste de métier et passionnée par les comics depuis qu’elle mit la main sur Spécial Strange n°19 en 1980, Sonia Smith a dévoré toutes les publications LUG et Semic qui lui tombaient sous la main. Après une pause à la fin des années 1990, elle retourne à ses premières amours et ouvre son blog Comics have the Power


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