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We Live Tome 2 L’ère des Palladions

 
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Vos notes
7 votants

 

Point(s) fort(s) :


Des moments toujours aussi touchants.
Le portrait réussi de gamins sur lesquels un fardeau trop lourd pèse.
Les dessins, toujours fabuleux et maîtrisés.
Une suite qui prends à rebours ...

Point(s) faible(s) :


... mais dont les choix ne parviennent pas toujours à convaincre.
Un enchaînement de twists et cliffhangers un peu trop précipité sur la fin.
Trop peu de respiration dans le récit.


 
En résumé
 

Palladium ? We Live avait su séduire dans son tome 1. Un récit d’aventures, de survie, post-apocalyptique où la relation entre un frère et une sœur faisait tenir les éléments un peu moins convaincants dont le rythme. Le développement des personnages annexes était décevant mais on s’en passait volontiers. C’était surtout le rythme qui était […]

 
Infos techniques
 

Scénario : Roy Miranda, Inaki Miranda
Dessin : Inaki Miranda
Editeur :
 
Editeur VO :
 
Publié il y a 2 semaines par

 
Dans le détail...
 
 

Palladium ?

We Live avait su séduire dans son tome 1. Un récit d’aventures, de survie, post-apocalyptique où la relation entre un frère et une sœur faisait tenir les éléments un peu moins convaincants dont le rythme. Le développement des personnages annexes était décevant mais on s’en passait volontiers. C’était surtout le rythme qui était un peu étrange, passant du coq à l’âne de manière brutale. Il avait de la générosité à revendre car on avait de nombreuses ambiances qui se succédaient les unes aux autres. Et il y avait ce twist qui sert de base à ce tome 2 intitulé L’ère des Palladions et ouvrant une nouvelle ère pour We Live.

Pourquoi rappeler ces bases sur le premier tome de We Live ? Car c’est nécessaire, à mon avis, pour appréhender ce deuxième opus des aventures de Hototo et Tala. La première déception vient de leur manque de séquences en commun. Mais à mon avis, c’est nécessaire et pas si étonnant quand on considère ce que doit être le deuxième volet d’une saga. Surprenant, il doit nous déstabiliser sinon, ce n’est que du recopiage et de la redite. La structure est donc différente et pourtant, on retrouve des problèmes similaires. J’ai envie de dire que si le tome 1 ne vous a convaincu, vous ne changerez pas d’avis ici. Par contre, si le tome 1 vous a convaincu, lisez ce qui suit.

Du rapport aux attentes

En préambule, un petit point sur notre rapport aux attentes. Car je pense qu’il conditionne déjà la réception du titre et il cristallise la réception de n’importe quelle œuvre, qui plus est, une suite. La fin du tome 1 semble avoir surpris en mal certaines personnes. Soit. Ce tome 2 risque d’en prendre beaucoup à rebours car il n’est pas ce que l’on attends. Je m’attendais à un titre de super-héros où les Palladions allaient protéger le monde d’une menace et être mis très en avant. Je pensais voir un récit où Hototo allait protéger sa sœur, l’humanité, selon un cheminement classique, type voyage du héros. C’est un peu le cas mais pas seulement, car les choix narratifs faits sont surprenants et déstabilisants.

Et c’est positif car comme je l’ai écrit avant, c’est le but d’une suite. Mais je vais tenter de l’exposer ensuite, cette rupture des attentes ne se fait pas toujours avec des choix heureux.

Les frères Miranda jouent donc avec nos attentes mais cet argument un peu basique ne peut pas être perçu comme vérité absolue. Le chamboulement n’est pas une force en soit si derrière, l’appareil narratif est branlant. Les scénaristes veulent nous faire traverser une tempête comme leurs personnages. Et c’est très bien. L’intention est louable. Mais on peut questionner le résultat fini et ce sera donc l’objet de cette critique.

Déstabilisation du lectorat !

L’entame est double avec un premier chapitre nous montrant deux points de vue. Les Palladions et Tala puis les généraux de l’armée en charge de protéger la Métropole. Un point de départ intéressant pour une mission simple : détruire la source d’une nouvelle menace renforçant les créatures. Classique mais efficace.

Malheureusement, la grande générosité des frères Miranda va les desservir. Tout va beaucoup trop vite, ils veulent conserver l’approche intimiste, mettre en avant la relation entre le frère et la sœur tout en mettant de grosses scènes d’action. Mais en un nombre de pages standard et un format en 5 numéros, ils n’ont pas la place pour tout intégrer et faire coexister tout cela dans un ensemble qui m’a paru naturel et organique. Peu de choses respirent, si ce n’est quelques scènes, notamment les dialogues entre nos 4 héros du premier tome.

Les scènes d’action sont impressionnantes alors qu’elles ne tiennent que sur des doubles planches. Avec une science du découpage assez folle, les frères Miranda nous en mettent plein la vue. Mais dans la narration, on a notamment tout un final auquel il m’est délicat d’adhérer. Difficile d’en parler sans spoiler. Si on veut faire simple, ce passage veut nous montrer une autre facette de l’univers mais le fait avec un retournement de situation qui semble sorti d’on ne sait où. Peu compréhensible car rien ne nous y a mené et peu intéressant car il semble tomber dans un cliché trop évident, chose que les frères Miranda parvenaient habilement à éviter, en nous prenant constamment à rebours.

Promethedion

On évitera de trop parler de la toute fin du tome que l’on croirait sortie de Kingdom Hearts avec ses types en capuche qui parlent et font des trucs auxquels on ne comprends rien. A titre personnel, c’est le genre de séquences qui ne me plaisent pas du tout. Notamment car elles n’apportent rien, ne générant du mystère que sur des images abscontes sauf à les analyser et les théoriser longuement. Mais ce n’est pas ce que tout le monde cherche et notamment moi. Si j’aime ne pas tout comprendre dans une intrigue, j’ai besoin d’un sentiment d’achèvement et de percevoir un sens à ce que je lis. Ici, on a aucune maîtrise et on doit s’en remettre pleinement aux artistes pour donner du sens à ses images. D’autant que ce sont de multiples cliffhangers qui sont proposés et qu’il n’y a donc aucun sentiment de résolution.

Notons toutefois que certains de ces cliffhangers sont surpuissants dans leur mise en image, notamment pour Hototo. Une image restera gravée dans ma mémoire pendant un bout de temps. Là encore, les deux frères n’ont aucune crainte pour nous déstabiliser et nous laisser pantois, hagards en suspens, comme les personnages. Peut-on donc totalement critiquer cette fin quand elle s’inscrit dans un prolongement logique, sur le plan métaphorique ? Délicat mais on peut interroger la méthode utilisée.

L’ère de la Tempête

En effet, il y a de très belles choses dans ce tome. Les quelques moments entre Hototo et Tala sont beaux, touchants dans leur silence qui souligne encore plus leur lien. On est aussi touché par ce rapport qui s’inverse où Hototo devient le protecteur. Il devient aussi le héros de l’histoire et du monde avec ses camarades Palladions. Il a donc du poids sur ses épaules alors qu’il est resté un enfant. Un poids trop lourd à gérer pour lui et ses compagnons. On retrouve aussi Alice et Humbo qui se retrouvent avec un rôle proche du premier tome, support des deux héros, toujours aussi sympathiques à voir.

L’intrigue au global sonne comme un interlude. Amenant de nouvelles menaces et de nouveaux enjeux pour finalement se concentrer sur Hototo et son rapport à son nouveau statut. C’est intéressant et même si c’est trop généreux par moments, que des instants paraissent totalement vains ou faux, il y a en creux une belle âme dans le récit. Mais on ne pourra se détacher de ces éléments abscons qui sont venus quelque peu parasiter le bon déroulé du scénario.

Evidemment, les dessins m’ont encore séduit. Ce trait assez simple mais puissant, riche en détails sur certaines planches et laissant sa place aux personnages à d’autres moments. Il y a toujours une grande expressivité chez les personnages et la construction de l’univers fait plaisir. En fan de robots et armures, les Palladions m’ont beaucoup plu, leur look sont différents, correspondant bien à leur fonction et au caractère de leurs porteurs.

Bref, ce tome 2 de We Live intitulé L’ère des Palladions souffle le chaud et le froid. Au global, on ne peut qu’être mitigé. Car si l’intrigue se tient toujours, avec ce sens de la surprise, du rebours qui colle bien aux Miranda et surtout ces relations toujours réussies entre les héros. Pourtant, on se frappe aussi des éléments en fin de tome qui sont profondément discutables et surtout évitables. Les retournements de situation notamment semblent trop précipités. Et c’est tout le problème du tome : trop chargé pour respirer agréablement.

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Comics Grinch râle beaucoup. Son origine vient de ses nombreuses grincheries envers BvS. Ayant gonflé sa petite amie avec ça, elle lui suggéra d'en parler avec d'autres. Ce fût chose faite. Vénère Grant Morrison, conchie Mark Millar.


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