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[Review] American Monster

 
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Vos notes
2 votants

 

Point(s) fort(s) :


L'ambiance du titre
L'univers graphique

Point(s) faible(s) :


Une simple mise en bouche
Un sentiment de confusion


 
En résumé
 

American Monster est un titre tout bonnement classique de Brian Azzarello mais qui se révèle poussif dans son déroulement malgré une patte graphique vraiment bonne. Je suis ressorti de la lecture avec un sentiment confus. Malgré tout, je fais confiance à Azzarello pour rectifier le tir par la suite.

 
Infos techniques
 

Histoire : Brian Azzarello
Dessin : Juan Doe
Couleur : Juan Doe
Editeur :
 
Editeur VO :
 
Publié il y a 5 mois par

 
Dans le détail...
 
 

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L’avis de Dram00n

Découvert par l’extrait proposé au FCBD 2017, American Monster m’a très vite intrigué par l’ambiance installée et par son style graphique. Colorisé avec des nuances de rouge et de noir dans sa plus grande partie pour les fonds, l’univers graphique du titre aide grandement à faire ressortir les personnages et n’est pas sans rappeler le sang qui va couler tout au long des pages. L’histoire se situe dans une petite ville avec très peu d’habitants. Ainsi, lorsqu’un inconnu débarque, il est très dur de passer inaperçu et toutes les questions à son égard vont très vite faire le tour. Le physique de notre personnage aidant encore moins à se fondre dans la masse.

Plutôt adepte de Brian Azzarello (je suis un grand fan de son travail dans 100 bullets et son run sur Wonder Woman), il débute son comics de la même manière que beaucoup de ses œuvres, avec un personnage plus que mystérieux. Mais la principale difficulté que j’ai rencontré dans la lecture d’American Monster, c’est l’approche des personnages tout au long de la lecture. On va faire face à plusieurs d’entre eux et il n’est pas toujours facile de comprendre les buts et intentions de chacun. J’ai très vite été perdu par le rôle de chaque personnage dans le scénario et je n’ai pas forcément ressenti d’empathie ou d’attachement vis-à-vis de ces derniers. Ce qui est assez paradoxal quand je regarde en arrière et la raison qui me fait aimer Azzarello. Si je reviens brièvement sur 100 Bullets, on va suivre des personnages qui ont été sujets à des injustices et malgré l’atrocité des actes qu’ils vont réaliser par la suite, Azzarello nous donne envie de leur donner raison. Ici, c’est complètement différent, on suit un tueur froid, mais je n’ai pas réussi à cerner une quelconque moralité dans ses actes ni dans ses choix et Azzarello va utiliser son physique de monstre pour le faire paraître comme tel.

Pour autant, malgré l’image que veut faire ressortir Azzarello de ses personnages, il va très vite installer un côté humain. Je vais prendre un exemple particulier. Azzarello va nous présenter un homme qui sera très vite défini comme un pervers, il paye les jeunes filles pour voir leurs seins et les paye également pour avoir de la compagnie le soir. Or, dans les actes, malgré un côté malsain qui pourrait ressortir du personnage, l’image est immédiatement cassée par le discours et les échanges qu’il va y avoir avec ces jeunes filles. Je pouvais également prendre en exemple le personnage du biker père de famille. Par conséquent, peu importe les actions qu’il va effectuer, il ne va pas en ressortir l’image d’un quelconque pédophile ou prédateur sexuel. C’est cette confusion qui m’a perdu dans le traitement des personnages, dois-je les considérer comme des monstres (on parle quand même d’un tueur, d’un homme avec des tendances perverses vers les jeunes filles, …) ou dois-je juste retenir le côté humain ?

Comme abordé au début, l’univers graphique d’American Monster est juste de grande qualité. Les nuances de rouge ne sont pas sans rappeler des références aux guerres et à la violence des actes que l’on va rencontrer dans le comics. Sans être très détaillés, les personnages ressortent complètement des fonds et j’ai particulièrement apprécié le style des personnages. Pas grand-chose à dire sur la construction des pages à part qu’elle apporte du dynamisme à l’histoire. En soit, les dessins de Juan Doe m’ont vraiment emballé et à aucun moment je n’ai pu ressentir une quelconque baisse de qualité des dessins tout au long du comics.

Bourré de bonnes volontés, ce comics possède des points forts indéniables. Pour autant, pour une mise en place, j’ai manqué d’éléments pour réellement cerner l’histoire et je suis sorti avec un sentiment confus de la lecture. Même si ce premier tome n’est pas extraordinaire, je fais confiance à Azzarello pour rectifier le tir par la suite.
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1/5 Bof
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Passionné de cinéma, séries, sport, biathlon et de comics. Idolâtre Brian K. Vaughan et passionné de comics, je pense être exigeant sur tout mais au final je suis très bon public. Ou l'inverse...