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Silver Surfer Requiem

 
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Vos notes
3 votants

 

Point(s) fort(s) :


Narration soignée
récit très émouvant
dessin qui complète à merveille le récit

Point(s) faible(s) :


Aucun !


 
En résumé
 

Silver Surfer Requiem est une oeuvre majeure du héros. Straczynski et Ribic nous offrent un récit introspectif sur la fin de la vie, sur l’acceptation de nos échecs et de nos réussites. Et au-delà, c’est une reflexion sur notre manière d’être et sur la difficulté que nous avons à vivre ensemble qui est pointée du doigt.

 
Infos techniques
 

Scénario : Joseph Maria Straczynski
Dessin : Esad Ribic
Couleur : Esad Ribic
Editeur :
 
Editeur VO :
 
Publié il y a 2 semaines par

 
Dans le détail...
 
 

Vague à l’âme

Silver Surfer Requiem suit les derniers jours de la vie du Héraut de Galactus. Sentant son corps décliner, Norrin Rad rend visite à Reed Richards afin de se faire ausculter. Lorsque ce dernier lui apprend que ses jours sont comptés, le Surfer entame son dernier voyage, au sens propre comme au sens figuré.

Je me répète, j’adore le Silver Surfer. Plus pour son statut d’icône de la culture pop que pour ce qu’il est, un super-héros de comics. Le Surfer a longtemps été pour moi un super motif de tee-shirt. N’étant pas fan des récits cosmiques de chez Marvel, je n’avais jamais réellement lu d’histoires le concernant. Puis j’ai lu le Silver Surfer Black, charmé par le dessin psychédélique et par la présence du King In Black. J’ai adoré. Je me suis lancé dans la découverte de l’univers du Silver Surfer. Je privilégie ainsi les belles éditions concernant ce personnage, qui ornent ma garçonnière. La lecture de Silver Surfer Parabole m’a fait découvrir un nouvel aspect du personnage. Son côté messianique qui m’a clairement fasciné.

Quand j’ai appris qu’il existait un ouvrage réalisé par Joseph Michael Straczynski et Esad Ribic, j’ai tenté de me le procurer. Il était bien sûr épuisé et laissait libre cours aux capitalistes en herbe le loisir de pratiquer leur passe-temps favori : la spéculation. Heureusement, Panini a ressorti Silver Surfer Requiem dans une bien plus belle édition (cheh ! les spéculateurs !), je me le procurais dès sa sortie.

Un scénario tout autant profond que minimaliste

Ce qui fut le plus surprenant dans la lecture de ce Silver Surfer Requiem, c’est son scénario. Je peux sans craintes prendre le risque de vous spoiler tant celui-ci est simple. Simple dans le sens qu’il n’y a pas d’intrigue, ni d’éléments perturbateurs. Non, Joseph Michael Straczynski nous livre les dernières heures du Surfer en nous offrant une réflexion philosophique intéressante. Le Surfer qui est doté d’une aura et d’un pouvoir quasi divin, au crépuscule de sa vie, se retrouve confronté à ses échecs. Notamment celui de ne pas avoir sauvé la Terre de la guerre, des inégalités, de la souffrance. Au-delà de ce constat, c’est le bilan de sa propre existence et de ses choix qui sont remis en cause.

Au risque de me substituer à mon collègue Alex Hivence, le Surfer pratique une introspection finale, avec en guise de thérapeute de fortune, l’un des héros les plus populaire de la maison des idées (je tais son nom). Simple, touchant, à la fois triste et plein d’espoir, l’on suivra la quête finale du Hérault de Galactus.

Un dessin fin et mélancolique

Esad Ribic est indéniablement l’un des dessinateurs les plus talentueux de sa génération. Je ne suis pas pour autant fan de son style que je trouve trop réaliste (je n’aime pas du tout Alex Ross pour tout vous dire). Mais il ne s’agit que de mes goûts et je reconnais son savoir faire pour tracer les lignes de l’anatomie humaine et ciseler des muscles. J’ai toujours admiré son travail qui rend hommage au dynamisme. Dans Silver Surfer Requiem c’est au contraire son travail sur l’immobilisme du Surfer qui est impressionnant. Au-delà de tout le talent demandé pour travailler sur la texture dermique chromée (ceux qui dessinent ou peignent savent à quel point il est difficile de travailler les lumières sur ce genre de texture), Esad Ribic parvient à retranscrire les émotions que Straczynski prête au Héros malgré son visage relativement impassible. Jouant sur la ligne d’épaule, sur les postures, il rend le Surfer plus humain et plus émouvant que jamais.

Rarement récit ne m’aura autant humidifié l’oeil. Silver Surfer Requiem est une oeuvre majeure de ce héros. Stracz et Ribic nous offrent un récit introspectif sur la fin de la vie, sur l’acceptation de nos échecs et de nos réussites. En seconde lecture l’on y voit aussi des propositions de ce que nous en tant q’êtres humains pouvont faire pour améliorer notre co-existence sur la Terre. Un chef-d’oeuvre.

 

Ils ont kiffé :

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5/5 J’adore
4/5 Trés cool
3/5 Sympa
2/5 Sans plus
1/5 Bof
0/5 Pas pour moi

 
Business-man de petite envergure, professionnel de santé, pratiquant d'arts martiaux, joueur de jeux de plateaux, lecteur de comics, fan de littérature US


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      PrimeSinister
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      Silver Surfer Requiem est une oeuvre majeure du héros. Straczynski et Ribic nous offrent un récit introspectif sur la fin de la vie, sur l’acceptation de nos échecs et de nos réussites. Et au-delà, c’est une reflexion sur notre manière d’être et sur la difficulté que nous avons à vivre ensemble qui est pointée du doigt.

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