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[Review] Dead Body Road

 
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En résumé
 

Orson Gage est un homme brisé. Sa femme, Anna, a été tuée par des braqueurs dans une opération qui a mal tourné. Gage va tout faire pour la venger.

 
Infos techniques
 

Dessin : Matteo Scalera
Editeur :
 
Publié 26 mai 2017 par

 
Dans le détail...
 
 

On the road again, again

Orson Gage est un homme brisé. Sa femme, Anna, a été tuée par des braqueurs dans une opération qui a mal tourné. Gage n’a plus rien à perdre et va donc se lancer dans une traque sans pitié pour retrouver ceux qui sont responsable de la mort de sa femme. Que peut un homme seul contre une armée de gros bras déterminés ?

L’avis de Sonia Smith :

Le titre et la couverture de Dead Body Road résument fort bien le contenu de l’ouvrage : un homme tenant une arme et un sac s’avançant dans le désert vers une voiture. C’est donc la promesse d’un road movie ajoutée aux dessins de Matteo Scalera que j’avais apprécié sur Black Science qui m’ont poussée à me plonger dans ce récit.

Pas de préliminaires dans Dead Body Road : on est immédiatement plongé dans l’action : Orson Gage ne se morfond pas pendant des pages en pleurant la perte de son épouse, il agit immédiatement et l’ensemble du récit se déroule à cent à l’heure, on saute de courses poursuites en voitures aux fusillades généralisées sans prendre le moment de souffler. Gage court vers sa vengeance sans aucun scrupule ni sans beaucoup d’obstacles. Le lecteur n’a guère le temps d’en savoir plus sur lui, son passé est suggéré mais sans plus et on vit au même rythme que lui : on aimerait pouvoir s’attacher à sa personnalité et à son histoire mais on s’attache surtout à sa quête et on est, tout comme lui, tendu vers le but ultime : débusquer les meurtriers d’Anna.

Sur son chemin, Orson Gage va trouver des alliés parfois inattendus et, comme Dead Body Road, est un road movie, le personnage principal part en quête de lui-même tout autant que de ses ennemis. Cet aspect est effleuré un peu vite par Justin Jordan qui va droit au but sans grandes fioritures. Ce titre ravira donc les lecteurs qui aiment les films et les récits punchy et ultra-violents. On pourrait, d’une certaine manière, comparer Dead Body Road à un film de Tarantino qui passerait en avance rapide.

A l’image du scénario de Justin Jordan, Matteo Scalera met en scène l’ultra-violence avec des planches denses, des gestes nerveux, des visages cruellement déformés : explosions, poursuites en voitures et moto, bastons, tous les topoï du genre sont rassemblés dans ce titre hyper nerveux. Ajoutons à cela une pointe de fourberie qu’on trouve également dans les récits de gangster et on aura un panorama de la question assez complet avec Dead Body Road. J’aurais, pour ma part, préféré un récit un peu moins dense qui aurait permis d’installer davantage les personnages et de s’y attacher un peu plus.

Dead Body Road est un road movie sanglant qui met en scène la quête d’un individu qui n’a plus rien à perdre et  qui sème la mort sur son chemin. Le scénario de Justin Jordan est aussi nerveux que le trait de Matteo Scalera et ce titre ravira les amateurs de récits explosifs, d’action et de baston. Dead Body Road va droit au but, sans prendre de chemin de traverse et vous entraîne sans répit dans une épopée sanglante.
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Les mots clé de cet article
avis chronique Delcourt Justin Jordan Matteo Scalera review

 
Archiviste de métier et passionnée par les comics depuis qu’elle mit la main sur Spécial Strange n°19 en 1980, Sonia Smith a dévoré toutes les publications LUG et Semic qui lui tombaient sous la main. Après une pause à la fin des années 1990, elle retourne à ses premières amours et ouvre son blog Comics have the Power


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