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[Review] Contro Natura Omnibus

 
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Point(s) fort(s) :


Des dessins somptueux
Un postulat de départ excellent...

Point(s) faible(s) :


...mais inexploité
Des personnages caricaturaux
Des péripéties trop prévisibles


 
En résumé
 

Contro Natura est une œuvre captivante si le lecteur accepte le changement de direction choisi après les premiers chapitres. Bourré d’un potentiel non exploité mais surtout une déception due à mes attentes bien trop importantes, je reconnais sans mal que c’est une œuvre qui ravira bon nombre de lecteurs par la maîtrise de son rythme comme par sa partie graphique.

 
Infos techniques
 

Histoire : Mirka Andolfo
Dessin : Mirka Andolfo
Editeur :
 
Publié il y a 1 semaine par

 
Dans le détail...
 
 

Un comics cochon !

Une loi est faite pour être transgressée… Dans un monde peuplé d’animaux anthropomorphes, la loi n’admet que l’union d’individus de même race. Les transgresseurs sont sanctionnés et emprisonnés, accusés d’être « Contre Nature ». Mais pourquoi Leslie, une cochonne, ne fait-elle que rêver d’un grand loup blanc ?

L’avis de Dram00n :

Contro Natura n’est pas facile à critiquer, et cela pour plusieurs raisons. Premièrement, l’histoire est très loin du résumé de la quatrième de couverture, donnant le sentiment d’aborder un sujet sociétal assez tyrannique, il n’est qu’un élément de la mise en place et très vite, l’histoire ne tournera plus autour de ces fameuses relations contre-nature. Et secondement, j’avais des attentes monstres pour cette œuvre. Après la lecture des deux premiers chapitres en version anglaise (le récit est italien initialement), j’étais complètement tombé sous le charme des dessins comme de l’écriture. Peu de temps après, l’annonce d’un omnibus par Glénat m’a fait stopper la lecture en version anglaise et j’ai pris mon mal en patience avant de me jeter sur l’édition française. Il est indéniable que ces attentes qui sont restées en moi pendant près de 4/5 mois ont impacté mon jugement.

Tout au long de l’histoire, on va suivre Leslie, une cochonne qui va sur ses 25 ans et qui n’a toujours pas de mari ni d’enfants. Or, être célibataire est très loin d’apporter un confort économique dans une société qui taxe le célibat et qui a subi une lourde chute démographique. Pour autant, il ne suffit pas seulement de faire des enfants, il faut les faire entre animaux de la même race. Sauf qu’à 25 ans, Leslie ne fait que de rêver d’un amour avec grand loup blanc qui lui semble être un inconnu et par son âge, se retrouve contrainte et forcée de participer au programme de détermination de l’âme sœur.

Comme évoqué précédemment, Contro Natura part d’un postulat de départ très attrayant et l’écriture de Mirka Andolfo est d’une efficacité folle lors des premiers chapitres. Or, je ne vais pas dire que le soufflé retombe rapidement car l’histoire restera haletante tout au long de l’œuvre, mais on va très vite s’éloigner de la situation initiale. Et c’est ici tout mon regret. Comme je l’évoquais au départ, la lecture des deux premiers chapitres m’a attisé une histoire plus qu’intrigante, je m’attendais à un récit sociétal qui ne se cachait pas de puiser certaines inspirations dans des récits comme Blacksad et quelle ne fût pas ma déconvenue lorsque je me suis fait embarquer dans un récit d’un classicisme regrettable.

Je reconnais non sans mal la maîtrise du rythme par Mirka Andolfo et sa faculté à captiver le lecteur. Pour autant, Contro Natura souffre de plusieurs défauts comme des personnages bien trop caricaturaux et des péripéties prévisibles. Mais il faut reconnaître que ces défauts, souvent dus à une intrigue cousue de fil blanc, n’ont de défaut en réalité quele fait de ne pas apporter de véritables nouveautés au récit. Il faut remettre en perspective que ce que je perçois comme des carences est surtout le reflet de la frustration de ne pas avoir poursuivi sur le potentiel perceptible dans les premiers chapitres. En effet, évoquer cette introduction, qui m’a fait fortement fait penser à un scénario à la Black Mirror, ne fait que remonter chez moi des regrets.

Je suis certes difficile avec le titre, mais il faut lui reconnaître beaucoup de qualités comme le rythme, l’intrigue (bien que classique) qui reste malgré tout haletante mais surtout, la vraie force de Contro Natura réside dans ses dessins. Le travail de Mirka Andolfo est tout simplement sublime. D’une justesse dans les traits des personnages, dans les décors comme dans le choix des couleurs, j’en ai pris plein la vue et je pense qu’ils ne laisseront que très peu de gens indifférents. Dans les scènes d’actions, voire dans les quelques scènes plus érotiques comme dans les expressions des personnages, le lecteur ne peut qu’admirer le travail réalisé.

Contro Natura est une œuvre captivante si le lecteur accepte le changement de direction choisi après les premiers chapitres. Bourré d’un potentiel non exploité mais surtout une déception due à mes attentes bien trop importantes, je reconnais sans mal que c’est une œuvre qui ravira bon nombre de lecteurs par la maîtrise de son rythme comme par sa partie graphique.
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Passionné de cinéma, séries, sport, biathlon et de comics. Idolâtre Brian K. Vaughan et passionné de comics, je pense être exigeant sur tout mais au final je suis très bon public. Ou l'inverse...


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Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par  Dram00n, il y a 1 semaine et 2 jours.

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  • #23507

    Dram00n
    Modérateur

    Contro Natura est une œuvre captivante si le lecteur accepte le changement de direction choisi après les premiers chapitres. Bourré d’un potentiel non exploité mais surtout une déception due à mes attentes bien trop importantes, je reconnais sans mal que c’est une œuvre qui ravira bon nombre de lecteurs par la maîtrise de son rythme comme par sa partie graphique.

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