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Middlewest tome 1

 
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Vos notes
2 votants

 

Point(s) fort(s) :


Dessin magnifique
Thème intéressant

Point(s) faible(s) :


Narration qui ne fait pas rentrer dans l'univers


 
En résumé
 

Skottie Young nous propose une réinterprétation du conte de fée. La faute à quelques maladresse, le titre pourra s’avérer clivant. Au niveau graphique cela demeure par contre un sans faute, Jorge Corona et Jean-François Beaulieu parvenant à doper le titre avec leur formidable patte artistique.

 
Infos techniques
 

Histoire : Skottie Young
Dessin : Jorge Corona
Encrage : Jorge Corona
Couleur : Jean-François Beaulieu
Editeur :
 
Editeur VO :
 
Publié il y a 1 mois par

 
Dans le détail...
 
 

Comme un ouragan

Abel vit dans le Middlewest avec son père, depuis que sa mère est partie. Le jeune garçon et son père entretiennent des relations très conflictuelles, pour ne pas dire violentes. Abel trouve du réconfort en jouant dans la campagne avec son meilleur ami, un renard doué de parole. Lorsque son géniteur, pris d’un accès de violence, se transforme en gigantesque tempête, Abel s’enfuit avec son ami. Son périple l’emmène vers d’étranges contrées.

Quand je reçus, de la part d’Urban, Middlewest tome 1, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. La seule chose que je connaissais du titre c’était son auteur, Skottie Young. Je le connaissais comme vous tous pour ses couvertures alternatives chez Marvel et surtout pour son œuvre I Hate Fairylands, une autre histoire ré-interprêtant les contes de fées. Nous sommes, dans ce récit, bien loin du style humoristique et décalé habituel de l’artiste.

Un drame fantastique ?

Dès les premières pages, l’on comprend rapidement que le titre se veut plutôt sérieux. Il nous place au coeur d’une dispute assez violente entre Abel et son père, où l’on comprend que le jeune homme subit des maltraitances. Si elles ne sont pas physiques, elles sont à minima psychologiques. La lourdeur de la situation est plutôt bien rendue par Skottie Young et nous met assez mal à l’aise. Je reste plutôt dubitatif sur la suite du récit. En effet, Abel décide de s’enfuir pour échapper à son père qui souhaite le tabasser, celui-ci se transformant en cyclone.

Ou un drame psychologique ?

Et c’est à ce moment que quelque chose ne se produisit pas chez moi. Ma vision et mon expérience de lecture m’amène à y voir une métaphore, bien évidemment. Mais il manque quelque chose dans le récit pour maintenir une cohérence. Par exemple, dans le film Sucker Punch, la fuite dans l’imaginaire pour échapper à une situation horrible était bien racontée et l’on y adhérait facilement. Ici, je trouve que l’auteur utilise soit des ficelles trop grosses, soit pas assez. Pour être plus précis, je trouve que l’univers qui se développe dans Middlewest transpire la fantaisie dès qu’Abel sort de chez lui. On a pas une impression de glissement de la réalité vers la fiction, qui laisserait supposer un mécanisme de protection mentale d’Abel. Non, la rupture est plutôt brutale, et les rencontres avec les autres protagonistes, rapides. Ceux-ci s’inscrivent toujours dans un univers fantastique et il semble difficile de faire un parallèle entre les projections de l’enfant et la réalité.

J’en suis venu à me demander si finalement, l’histoire n’était pas réellement fantastique. Et si c’est le cas, je la trouve un petit fade et attendue. Pour être clair : si c’est un drame psychologique, je le trouve mal amené, si c’est un drame fantastique, je trouve l’univers peu intéressant.

Un dessin sublime

En ce qui concerne le dessin, il s’agit d’un sans faute selon moi. Les personnages aux membres très fins et dégingandés ressemblent à des épouvantails. Cela participe énormément à l’ambiance fantastique du titre (bien que je n’y adhère pas narrativement). Les paysages bénéficient d’une grande profondeur de perspectives et fourmillent de détails. Jorge Corona nous offre en outre des compositions pleine page qui exsudent le dynamisme et créent des scènes épiques (je pense particulièrement à la fuite d’Abel lorsque son père se transforme).

Le travail de couleur de Jean-François Beaulieu complète à merveille le trait de Jorge Corona, avec de magnifiques dégradés et une maîtrise des jeux de lumières remarquable. Très à l’aise dans les univers sombres et les ambiances horrifiques comme des les atmosphères colorées et acidulées des lieux plus joyeux.

Bref, dans ce premier opus de Middlewest, Skottie Young nous propose une nouvelle fois une réinterprétation du conte de fée. Intriquant celui-ci dans le monde réel mais avec quelques maladresse, le titre pourra s’avérer clivant. Personnellement je n’ai pas adhéré à l’univers et n’ai pas réellement l’envie d’en voir plus. Au niveau graphique cela demeure par contre un sans faute, Jorge Corona et Jean-François Beaulieu parvenant à doper le titre avec leur formidable patte artistique.

L’avis de DrComics :

Si j’ai quelques réserves sur le format Urban Link pour ses différents récits indés, qui auraient mérités leur place en Urban grand format, j’ai été très conquis par ce Middlewest.

Il est vrai que l’univers mêlant réel et fantastique est assez étonnant. Il faut adhérer au parti pris des auteurs de nous présenter cet univers aux règles particulières sans en poser les bases. Ceci peut être assez clivant.

Néanmoins le voyage, merveilleusement illustré, est des plus plaisant. Cette quête de cette ado en plein questionnement et en opposition face à l’autorité paternelle est captivante. Les thématiques sont nombreuses mais c’est avant tout un voyage bien rythmé dans un univers coloré, et pleins de rebondissements qui nous est offert !

Un comics à ne pas manquer pour les plus jeunes mais aussi les plus âgés en manque de voyage fantastique !

Ma note :

 

Ils ont kiffé :


 
Business-man de petite envergure, professionnel de santé, pratiquant d'arts martiaux, joueur de jeux de plateaux, lecteur de comics, fan de littérature US


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      PrimeSinister
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      Skottie Young nous propose une réinterprétation du conte de fée. La faute à quelques maladresse, le titre pourra s’avérer clivant. Au niveau graphique cela demeure par contre un sans faute, Jorge Corona et Jean-François Beaulieu parvenant à doper le titre avec leur formidable patte artistique.

      [Retrouvez l’article de primesinister à l’adresse Middlewest tome 1]

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