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Venom

 

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Vos notes
7 votants

 

Point(s) Fort(s)


Un effet "film d'horreur" dans une scène de fusillade
La deuxième scène post-générique...

Point(s) Faibles(s)


...qui dévoile une séquence inédite de Spider-Man : Into The Spider-Verse
L'humour
L'écriture
Les effets spéciaux


 
En résumé...
 

Venom est un film fainéant, lourdingue, mal écrit et mal ficelé. Courses-poursuites et humour lourd servent des effets spéciaux à la ramasse et un scénario écrit par des enfants. Matt a sacrifié sa soirée pour aller découvrir ce qui sera surement le pire film de super-héros de 2018.

 
Infos Techniques
 

Realisation : Ruben Fleischer
Histoire : Jeff Pinkner, Scott Rosenberg, Kelly Marcel
Musique : Ludwig Göransson
Principaux acteurs : Kelly Marcel
Univers Partagé :
 
Inspiré D'un Comics De :
 
Publié il y a 6 jours par

 
Dans le détail...
 
 

Venom est le nouveau film de l’univers Spider-Man entretenu par Sony au cinéma. Il a la lourde charge de devoir exploiter les personnages secondaires de l’univers du tisseur comme Silver Sable, Black Cat et Venom, donc, mais sans pouvoir utiliser Spider-Man, occupé à jouer avec les Avengers chez Marvel Studios.
Commençons par mon état d’esprit avant d’aller voir le film.

Venom et moi

Effectivement, j’ai beau tenter de me préserver et aller voir les films de la façon la plus neutre possible, je pensais savoir à quoi m’attendre.

Tout d’abord, je trouve l’idée de Sony de mettre en place un univers partagé autour de Spider-Man sans pouvoir utiliser le personnage particulièrement audacieuse et même culottée.
Débarrassé du poids que fait peser le personnage titre sur la licence, le studio avait toutes libertés pour se lancer dans des projets de film ambitieux, il avait toute la latitude pour tester des choses et proposer les concepts jamais vus dans le cinéma de super-héros.
Inutile de vous dire qu’avec Venom, on est très très loin de l’audace et de l’ambition mais j’y reviendrai…

Il y a eu la première bande-annonce que je n’ai pas trouvé particulièrement engageante. Il y a eu les premiers retours presse qui pour la plupart étaient assassins. Inutile de dire que même en me préservant un maximum des spoilers et des bandes-annonces, je m’attendais à ne pas découvrir un grand film.

Qu’à cela ne tienne,j’ai des places à 3 € à liquider avant la fin de l’année et puis, il y en a des films qui ne sont pas géniaux mais que j’aime bien” ai-je pensé.
A mes yeux, le film Daredevil n’est pas le total ratage qu’on veut bien nous faire croire, en dehors de sa bande-son. J’aime aussi relativement Blade malgré ses nombreux défauts. J’ai aimé retrouver dans le premier film Punisher des éléments des épisodes de Garth Ennis et Steve Dillon. Je préfère souvent un nanar qui s’assume plutôt qu’un film qui se voudrait ambitieux mais qui passe à côté de son sujet (coucou BvS).

Tout ça étant posé, j’ai réservé une place au milieu de la salle comme nous l’a appris Mo de La Place Du Milieu et j’ai pris rendez-vous avec TomVenomHardy ce mardi 9 octobre à 21h.

Alors, ce film ?

En un mot comme en cent : rien ne va avec Venom. On tient là un film comme on en fait plus et probablement le pire film de super-héros de l’année.

Venom est un nanar sous testostérone, pour ado. Courses-poursuites en moto, grosses bagarres entre mecs virils, effets spéciaux ratés, humour lourd et une touche d’horreur. Je pense que Venom est l’équivalent du film Spawn pour cette génération.

Globalement, je ne sais pas si les fans de Venom existent se retrouveront dans le film. Visiblement, on n’a rien compris dans ce film à cette histoire d’Eddy Brock, le raté qui prend possession d’un pouvoir pour se venger de son pire ennemi. Ici, c’est l’inverse. C’est la créature qui porte le héros.
Evidemment, l’adaptation du personnage d’Eddy Brock a déjà été tenté dans le Spider-Man 3 de Sam Raimi. Il fallait donc tenter quelque chose de nouveau. Et puis, difficile de raconter cette histoire quand on n’a pas le droit de se référer à Peter Parker / Spider-Man.
Un film sur l’Agent Venom / Flash Thompson aurait de toute façon été plus intéressant, j’en suis convaincu.

Rien n’est vraiment rédhibitoire dans Venom mais tout est un peu raté. C’est grossier, c’est mal fagoté. Il n’y a aucune surprise, l’humour est d’une lourdeur pathétique, on a même droit au plan du méchant-qui-en-fait-n’était-pas-si-méchant. Je veux dire, c’est la créature anthropophage et psychopathe qui force l’humain à sauver le monde.
Je n’avais pas vu un tel twist depuis Alien vs Predator.

Des scénaristes amnésiques

Le plus gros défaut du film est évidement son écriture. En plus d’être incroyablement fainéant et prévisible, le scénario est amnésique.
Au début du film, le symbiote n’arrive pas à fusionner avec un humain (sur le sol américain parce que en Asie, pas de soucis). Cet accouplement tue les humains qui tentent de s’attacher à lui. Le ressort scénaristique est alors de trouver un humain capable de survivre au symbiote.
Une demi-heure plus tard, le symbiote prend possession d’un homme, d’un chien, d’une femme puis du premier homme sans soucis. Vous allez me dire “oui mais il s’est stabilisé, il a évolué, il va mieux…“. Soit.

Quand Eddy découvre le symbiote, celui-ci connait tous les us et coutumes de la Terre ainsi que la vie intime de son porteur car, je cite “je sais tout, je suis dans ta tête“. Immédiatement après dans la même conversation, l’ex-fiancée de Eddy lui téléphone et le symbiote demande “c’est qui cette Anne ?“.
On a changé de scénariste pendant un dialogue ou bien ?

On va passer sur cet aspect, poser notre cerveau et tenter d’en prendre plein la tronche. Après tout, on vient là pour se détendre et en prendre plein la tronche…

Un rendu d’une laideur fascinante

Venom est un best of de tout ce que je n’aime pas dans un film. Les courses poursuites et les bastons sont montées de façon épileptique, avec des plans serrés et en mouvement. Ça veut donc dire qu’on ne voit rien. Il y a des couleurs qui bougent, des lumières et des bruits de dérapages : ça doit être une course-poursuite.

Soyons clair, je ne demande même plus au film d’être innovant ou accrocheur à ce stade. Je cherche seulement à comprendre ce que je vois.

Le rendu des symbiotes est affreux. Que ce soit la boule de morve qui coule de son caisson (dans une scène qu’on verra trois ou quatre fois dans le film, sans rire) ou le design de la créature, rien ne va. Mention spéciale au combat final qui se permet de nous faire des plans au ralenti façon “case de comics iconique” au plus fort de la bagarre afin qu’on admire le ratage total de la modélisation des créatures.

Pourtant, j’ai eu l’impression que le film tentait des choses.
Une scène de combat contre le SWAT dans un hall enfumé prend de faux airs de film d’horreur. Il reste là quelques plans intéressants mais rien qui sauve le film.
Egalement, on apprendra dans le générique que le fils de J. Jonah Jameson est présent dans le film. Chouette, de l’univers partagé ! Bon, soit j’ai raté la mention même de son existence, soit elle a été coupée au montage ?
Idem pour le caméo de l’éternel Stan Lee. Une scène sans saveur visiblement collée là sans imagination.

Le pire est à venir

Mais le pire semble encore à venir. Après un premier générique beaucoup trop long/laid, on découvre une première scène post-générique. Là encore, l’écriture balourde ruine toute cette séquence. Cette scène, c’est un vieux pote assis à côté de toi sur le canapé et qui te file des coups de coude en disant “tu as compris la référence” ?
Si tu as lu des comics, c’est bon : tu as saisi. Si tu n’as pas lu de comics, cette scène ne sert à rien.

SPOILER – cliquer ici pour le lire

On y retrouve Eddy Brock dans ce qui semble être une prison, pour une interview. Eddy va rencontrer “Le Roux” (coup de coude du pote).
On découvre alors un Woody Harelson avec une perruque rousse et frisée (je ne plaisante pas).
Il demande à Eddy de venir plus près, de s’approcher… (coup de coude du pote).
Il menace alors Eddy et lui promet que quand il sortira, ce sera un… CARNAGE ! (coups de coude de celui qui n’est plus ton pote).

Franchement, cette scène est à l’image du film. On entrevoit un potentiel mais c’est fait de bout en bout avec flemme et mauvais goût.

Il vous faudra patienter un petit quart d’heure devant un générique beaucoup trop long pour découvrir enfin la meilleure séquence du film : un extrait du film d’animation Spider-Man : Into the Spider-Verse. Oui, le meilleur moment de Venom est la bande-annonce d’un autre film.

Tout est dit.

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Matt est animateur et producteur en radio et en télé depuis 2006. Autodidacte, il lance plusieurs programmes dont C'est Quoi Ton Job ? ou L'Upperground, récompensés par des prix nationaux. Avec La Sélection Comics, il parle de BD américaine au plus d'1.3 million d'auditeurs de Sud Radio, Vibration, Voltage et beaucoup d'autres. Il est le fondateur de LesComics.fr.


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Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par  Matt, il y a 5 jours et 20 heures.

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  • #21509

    Matt
    Admin bbPress

    Venom est un film fainéant, lourdingue, mal écrit et mal ficelé. Courses-poursuites et humour lourd servent des effets spéciaux à la ramasse et un scénario écrit par des enfants. Matt a sacrifié sa soirée pour aller découvrir ce qui sera surement le pire film de super-héros de 2018.

    [Retrouvez l’article de matt à l’adresse Venom]

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