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[review] Geoff Johns présente Flash tome 1

 
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Vos notes
3 votants

 

Point(s) fort(s) :


Très rythmé
Très beau

Point(s) faible(s) :


Un récit très référencé pour les nouveaux lecteurs


 
En résumé
 

Quand tu es un nouveau Flash et que tu te retrouves dans un monde où personne ne te connais, tu fais quoi ?

 
Infos techniques
 

Histoire : Geoff Johns
Dessin : Angel Unzueta, Scott Kolins
Editeur :
 
Editeur VO :
 
Publié 25 janvier 2017 par

 
Dans le détail...
 
 

Cours Wally, Cours !

L’avis de Sonia Smith :

Un titre scénarisé par Geoff Johns est souvent synonyme de qualité, c’est donc en toute confiance que je me suis procuré ce titre après avoir apprécié ses performances sur les autres titres DC. Ayant aussi retrouvé avec plaisir Flash dans les différentes sorties Urban, la rencontre entre ce scénariste phare et le héros le plus rapide du monde promettait d’être un succès.

Le récit démarre sur les chapeaux de roue – normal avec Flash me direz-vous – puisque le lecteur découvre un Flash sans pouvoirs, complètement désorienté, aux mains de policiers pressés de l’enfermer derrière les barreaux. Dans ce qui semble être un univers alternatif, personne n’a jamais entendu parler d’un héros qui s’appelle Flash et Barry Allen est encore vivant. Wally West ne sait pas quoi faire face à cette situation inédite sur laquelle il n’a aucune prise. Il redevient un être humain normal, à la merci d’une bande de policiers plus qu’hostile et sans aucun repère.

Pourtant, dans cet environnement hostile dont il ne sait comment sortir, Wally retrouve deux des ennemis séculaires de Flash : Captain Cold qui semble lui aussi égaré dans ce monde alternatif. Les deux adversaires sont obligés de s’allier pour tenter de se sortir de ce pétrin et vont former un duo improbable mais qui fonctionne fort bien. Geoff Johns manie fort bien cette vieille recette dans laquelle deux antagonistes forment une alliance de circonstance. La relation entre Wally et Captain Cold est approfondie avec justesse et traverse tout l’ouvrage au delà d’une simple péripétie. On dit souvent que ce qui fait un bon héros, ce sont ses adversaires et c’est totalement vrai. Un Captain Cold pourrait paraître un peu suranné tout comme le maître des Miroirs et pourtant, ils sont utilisés ici à bon escient et sont bien loin d’être ridicules.

En outre, Johns appuie sur le complexe que Wally entretient vis à vis de ses prédécesseurs car, il le dit dans l’ouvrage, il est un héritier et non un héros original : héritier du premier Flash, Jay Garrick mais aussi et surtout de son oncle Barry Allen dont il fut le sidekick et dont il dut reprendre le costume à sa disparition. Wally ressent cette mission à la fois comme une évidence mais parfois aussi comme une charge et il est souvent rattrapé par son passé de jeune homme insouciant. Etre Flash oblige Wally West à changer et à prendre des responsabilités dans tous les domaines. C’est également cet aspect qui fait l’intérêt du titre.

Toutefois, le rythme est très élevé et les rebondissements s’enchaînent à toute allure, faisant appel à des références que le nouveau lecteur n’aura pas forcément et dans lesquelles il peut assez vite se perdre ou se décourager devant l’abondance de clins d’œil qu’il ne comprendra pas et le rythme endiablé du récit. Ce titre est donc plutôt à conseiller à des lecteurs ayant déjà une bonne connaissance de l’univers de Flash.

La partie graphique est assurée avec brio par Angel Unzueta qui présente un Flash tout en puissance et en mouvements et des personnages hyper expressifs dans un univers assez sombre. Le travail de l’encreur, Doug Hazlewood et du coloriste Tom McCraw soulignent avec bonheur le trait du dessinateur. Je suis un peu moins fan de l’ambiance offerte dans la partie dévolue à Scott Kolins qui évolue dans un univers un peu plus fade mais qui demeure énergique.

Ce premier tome de Geoff Johns présente Flash est rempli de qualités pour les lecteurs qui connaissent déjà l’univers du personnage. Ce récit ne souffre d’aucun temps mort et prend en compte aussi bien Flash en temps que héros et Wally West dans sa vie quotidienne parfois chaotique tout en entremêlant les deux aspects. Geoff Johns fait aussi la part belle aux vilains traditionnels qui pourrissent la vie de Flash tout en donnant à certains d’entre eux une autre dimension et un peu de profondeur. Si les nouveaux lecteurs risquent d’être un peu largués, les amateurs de Flash se régaleront.
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Archiviste de métier et passionnée par les comics depuis qu’elle mit la main sur Spécial Strange n°19 en 1980, Sonia Smith a dévoré toutes les publications LUG et Semic qui lui tombaient sous la main. Après une pause à la fin des années 1990, elle retourne à ses premières amours et ouvre son blog Comics have the Power


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