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Batman : Les derniers jours du chevalier noir

 
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Vos notes
3 votants

 

Point(s) fort(s) :


La richesse du titre
Un hommage d'une beauté éblouissante
L'onirisme de Gaiman

Point(s) faible(s) :


Peu accessible pour les nouveaux lecteurs


 
En résumé
 

Tout dans Les derniers jours du chevalier noir est question d’équilibre, équilibre que ce duo fantastique arrive à maintenir parfaitement. On a là une lecture passionnante, enivrante pétrie de milles émotions, saisissant parfaitement un personnage raisonnant dans chacune de nos âmes de lecteurs.

 
Infos techniques
 

Histoire : Neil Gaiman
Dessin : Andy Kubert
Encrage : Scott Williams
Couleur : Alex Sinclair
Editeur :
 
Editeur VO :
 
Publié il y a 5 mois par

 
Dans le détail...
 
 

Batman RIP

N

eil Gaiman est un auteur que j’affectionne tout particulièrement, un écrivain à l’univers très personnel, aussi onirique qu’envoûtant. Chacun de ses titres baigne dans une atmosphère particulière, douce et fantastique, saisissant parfaitement les nuances de la nature humaine. De ses romans (le fantastique diptyque American Gods et Anansi Boys) à ses comics (Sandman en tête, bien évidemment), le monsieur ne m’a jamais déçu. C’est donc sans grande appréhension que je me suis lancé dans la lecture des derniers jours du chevalier noir, à raison.

Récit en deux issues, Batman #686 suivi de Detective Comics #853,  il clôture au moment de leurs sorties les deux séries. Sur le modèle de Les derniers jours de Superman d’Alan Moore, Gaiman profite de ces deux numéros et de la liberté qui lui est donnée pour signer un hommage grandiose au chevalier noir, une déclaration d’amour à un personnage qui l’a toujours accompagné.

Batman est mort, tué par Darkseid. Amis et ennemis sont présents pour une veillée funèbre des plus particulières où un profond mystère semble planer. En moins d’une centaine de pages, Gaiman livre un récit d’une densité peu commune qui arrive pourtant à rester d’une grande fluidité. Pouvant aisément se lire en étant déconnecté des aventures précédentes du héros costumé l’ayant conduit dans son cercueil, il faudra pourtant avoir une bonne connaissance de l’historique du chevalier noir pour apprécier pleinement cette œuvre somme.

Gaiman évoque au fur et à mesure des pages les grandes incarnations du chevalier et les plus grands récits de son histoire. Ainsi le chevalier noir va régulièrement changer d’apparence, du Batman de Dick Sprang à celui de Neil Adams, en passant par les traits de Bob Kane ou Jim Aparo, de sa première apparition à son dernier numéro en date. De références sautant aux yeux aux plus infimes hommages cachés au fond d’une case, Gaiman cite Arkham Asylum, Year One comme Knightfall. Dense et passionnant, l’analyse de chaque page du récit est particulièrement euphorisante. Rien n’est laissé au hasard, chaque case parait totalement à sa place. Une maîtrise sidérante du médium où la mise en page est totalement au service de la fiction.

Dans une ambiance onirique et fascinante dont il a le secret, Gaiman livre un portrait sans concession d’un héros aux multiples failles, aux intentions aussi complexes que louables. Toutes les nuances de la personnalité du chevalier noir sont parfaitement saisies, au travers des réminiscences de ses amis et ennemis. Des événements éclairant avec brio ce monument de la pop culture sous tous les angles. Ces numéros contiennent à eux deux plus d’inventivité que la plupart des productions actuelles, chaque relecture révélant de nouveaux détails, d’autres interprétations.

Andy Kubert a la charge difficile de mettre en image l’univers si particulier de Gaiman, entre vision fantasmagorique et perpétuel changement. Il révèle le défi de la plus belle des façons, s’amusant avec la vision des différents artistes ayant œuvré sur le personnage, sans tomber dans la caricature grossière. Urban complète le récit avec les crayonnés complets des deux chapitres ainsi qu’une galerie des couvertures et un carnet de croquis fourmillant de détails des plus intéressants. Ces bonus mettent terriblement en valeur les superbes traits de Kubert.

Tout dans Les derniers jours du chevalier noir est question d’équilibre, équilibre que ce duo fantastique arrive à maintenir parfaitement. On a là une lecture passionnante, enivrante, pétrie de mille émotions, saisissant parfaitement un personnage raisonnant dans chacune de nos âmes de lecteurs.

Un récit riche et sensible qui saura émerveiller et toucher tout fan du justicier masqué.

 

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Ginlange est un peu comme Bruce Wayne, mais en mieux. Aimant cinéma et comics, et parfois les comics au cinéma, il essaiera de partager au mieux ses coups de cœur et coups de gueule avec vous, pour votre plus grand plaisir. Ave Lynch.


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Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par  Ginlange, il y a 4 mois et 2 semaines.

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    Ginlange
    Modérateur

    Tout dans Les derniers jours du chevalier noir est question d’équilibre, équilibre que ce duo fantastique arrive à maintenir parfaitement. On a là une lecture passionnante, enivrante pétrie de milles émotions, saisissant parfaitement un personnage raisonnant dans chacune de nos âmes de lecteurs.

    [Retrouvez l’article de ginlange à l’adresse Batman : Les derniers jours du chevalier noir]

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