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The Cape chez HiComics

 
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Vos notes
9 votants

 

Point(s) fort(s) :


Les dessins de Zach Howard.
Le traitement et le chemin de Éric.

Point(s) faible(s) :


Trop court pour tout ce qui peut être fait.
Les artistes absents de la couverture.


 
En résumé
 

Cape ou pas cape ? Avec The Cape, HiComics propose l’adaptation d’une nouvelle de Joe Hill, par Jason Ciaramella et mise en images par Zach Howard. Oui, ce n’est pas vraiment ce qu’annonce la couverture, et c’est un peu regrettable. Voler pour (ne pas) sombrer L’histoire commence avec deux enfants jouant au super-héros et au […]

 
Infos techniques
 

Scénario : Jason Ciaramella, d'après une nouvelle de Joe Hill
Dessin : Zach Howard
Couleur : Nelson Daniel
Editeur :
 
Publié il y a 5 mois par

 
Dans le détail...
 
 

Cape ou pas cape ?

Avec The Cape, HiComics propose l’adaptation d’une nouvelle de Joe Hill, par Jason Ciaramella et mise en images par Zach Howard. Oui, ce n’est pas vraiment ce qu’annonce la couverture, et c’est un peu regrettable.

Voler pour (ne pas) sombrer

L’histoire commence avec deux enfants jouant au super-héros et au vilain. Deux enfants qui ont vu leur père partir au Vietnam sans revenir. Pour Éric, le plus jeune, la cape qu’il porte et l’accompagne partout lui permet de surmonter comme il peut la perte de son père. Jusqu’au jour où elle se met à le faire voler depuis une branche d’arbre, avant de le laisser tomber au sol. De cet accident il gardera de lourdes séquelles physiques, qui l’empêchent de mener la vie qu’il aurait pu vouloir. On suit rapidement un homme qui semble avoir tout pour être heureux, mais qui reste brisé et sombre lentement. Et retrouver sa cape d’enfant – dont sa mère avait dit s’être débarrassée suite à l’accident – lui redonnera une forme d’assurance. C’est pourtant dans sa déchéance que l’envol de la cape va continuer de le faire plonger.

Sombre réalité

C’est sans doute la grosse force du récit, et ce que l’éditeur entend en parlant de “pulvériser le mythe du super-héros” en quatrième de couverture. Pas tout à fait d’accord pendant ma lecture, si je dois chercher le lien, sans doute le mettrais-je avec cette maxime connue “un grand pouvoir implique de grandes responsabilités”. Éric est un type brisé de l’intérieur, par l’accident et ses conséquence. Il a beau être entouré, il est rongé par ses manques. Au point de tout foutre en l’air et se retrouver au plus bas, symbolisé notamment par le sous-sol chez sa mère. C’est d’ailleurs là qu’il retrouve sa cape, et prend son envol.

Seulement The Cape n’est pas un récit de super-héros. Et la vie ne fait pas un 180° lorsqu’un tel pouvoir nous tombe dans les mains. Vous avez beau recollé les morceaux, votre vase reste fissuré et fragile à vie. Il en est de même ici. Éric peut en effet faire de grandes choses, mais les grandes choses dont il a envie, c’est de corriger ce qu’il estime être les erreurs de l’autre. The Cape est un récit sombre, qui explore les angoisses et la colère d’un homme. Ce n’est pas le pouvoir qui fait le héros ou le vilain. C’est la vie qui nous modèle et préfigure ce que nous faisons de ce qu’elle nous offre. On regrettera toutefois l’aspect court du récit ne permettant pas d’approfondir correctement ce travail psychologique sur les personnages.

Et sombre dessins

Le travail graphique de Zach Howard est un sans faute ! Les personnages sont bien représentés et reconnaissables, ses cases dosent parfaitement le rythme du récit, et que dire des pleines pages qui sont un régal. Aucun détail ne semble être oublié. Les pages prennent presque vie devant nos yeux, bien aidés par les couleurs de Nelson Daniel. Une alternance entre les couleurs vivent de l’enfance et  des décors bien plus sombres pour le temps présent, finissant d’apporter au récit son côté malaisant et sa bascule vers les ténèbres.

The Cape édité chez HiComics est un récit trop rapide et frustrant. Récit de cape sans super-héros, il a tout ce qu’il faut pour être une merveille dans son approche d’une personne brisée qui sombre à mesure qu’elle prend son envol. Mais on reste sur notre faim avec une conclusion bien trop rapide et finalement facile. Et pour une première fois, c’est le travail éditorial de HiComics qui m’aura aussi mené en erreur et déception, pour un récit dont j’attendais plus après lecture de la quatrième de couverture.

 

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Pour comprendre nos notes subjectives :
5/5 J’adore
4/5 Trés cool
3/5 Sympa
2/5 Sans plus
1/5 Bof
0/5 Pas pour moi

 
Ombre planant au dessus de Lescomics City, traquant sans répit les fautes dans les ruelles de nos articles. Et de temps en temps, il prose sa patte également.


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  • Ce sujet contient 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par ChtiDkois, le il y a 5 mois.
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      ChtiDkois
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      Cape ou pas cape ? Avec The Cape, HiComics propose l’adaptation d’une nouvelle de Joe Hill, par Jason Ciaramella et mise en images par Zach Howard. Ou
      [Retrouvez l’article de chtidkois à l’adresse The Cape chez HiComics]

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