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[Review] Empress

 
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Vos notes
2 votants

 

Point(s) fort(s) :


Les dessins de Stuart Immonen
Les idées de Millar

Point(s) faible(s) :


Aucun développement
Juste un Story-Board


 
En résumé
 

Empress est à mes yeux le parfait reflet des œuvres de Millar actuellement. Bourré d’idées, l’auteur écossais ne prends plus le temps aujourd’hui de développer ces dernières et on est très loin de la qualité des œuvres majeures qu’il a pu nous offrir par le passé. Empress représente juste de la matière première.

 
Infos techniques
 

Histoire : Mark Millar
Dessin : Stuart Immonen
Encrage : Wade Von Grawbadger
Couleur : Ive Svorcina
Editeur :
 
Editeur VO :
 
Publié il y a 3 mois par

 
Dans le détail...
 
 

Un comics ou un Story-Board ?

Dans le but de sauver ses enfants, la reine Emporia décide de s’enfuir loin de son mari avec l’aide de son garde du corps. Ils vont devoir faire face à une chasse à l’homme qui les mènera à travers l’univers en faisant des rencontres toutes plus surprenantes les unes que les autres.

L’avis de Dram00n :

Cela fait maintenant plusieurs années que je ne sais plus trop quoi penser de Mark Millar. Autant j’ai apprécié certains titres récents, le tome 1 de Jupiter’s Legacy par exemple, autant plusieurs de ses travaux comme Kingsman et Chrononauts sont fades. On le sait, avec la création de son MillarWorld, Mark Millar ne souhaite pas juste écrire des comics, il souhaite en faire de la matière première pour la création de films et de séries. C’est pour cette raison qu’il est très simple de comprendre l’achat de son label par Netflix tant celui-ci représente une mine d’or d’idées pour le géant américain. Lors de la lecture d’Empress, je n’ai eu l’impression que de lire un story-board pour mettre l’œuvre à l’écran et cette histoire date d’avant le rachat par le mastodonte de la VOD.

Avant d’aborder le titre, il est important de revenir sur un élément qui a impacté ma lecture. Présenté comme un mélange de Game of Thrones et de Star Wars, j’ai eu beaucoup de mal à comprendre où il était possible de percevoir l’association des deux. Le voyage interplanétaire, les différentes races, le petit droïde, je peux comprendre qu’on souhaite faire sortir une atmosphère de la saga de Georges Lucas, mais je ne vois aucun élément qui peut faire penser à celle de George R. R. Martin. Au final, je me suis fait une fausse idée de la lecture à cause d’une communication qui m’a parue mensongère.

Pour revenir sur le titre, tout n’est pas à jeter. Comme évoqué précédemment, le comics est pensé comme un story-board, il est rempli d’action, de cliffhangers et il en découle pleinement un potentiel à être traité par la suite. C’est sans doute le principal problème du comics, il n’est traité qu’en surface dans l’optique que l’industrie cinématographique ira plus en profondeur. On se retrouve donc avec des personnages sans réelles personnalités tout au long de l’œuvre et dont le travail manque cruellement d’approfondissement. On souhaite en apprendre plus sur la planète, le personnage, les monstres, mais en réalité, Millar ne fait que nous exposer toutes les idées qu’il a en tête sans vraiment s’attarder sur la cohérence scénaristique.

Il est indéniable que l’auteur écossais est une machine à contenu, mais il ressort souvent une impression d’idée écrite sur un mouchoir lors d’un repas plutôt qu’un travail sur lequel il s’est vraiment investi. C’est fortement regrettable lorsque l’on regarde les titres qu’il nous a proposé par le passé (Civil War, Ultimates, Kick-Ass…). Je ressens même comme une impuissance à travailler sur un titre sur le long terme. Jupiter’s Legacy en est le parfait exemple avec un premier tome de très bonne facture, mais un second tome très loin des qualités du premier. Phénomène que l’on avait déjà observé avec ses titres Kick-Ass et Hit-Girl également.

Comme pour tous les titres du Millarworld, Mark Millar sait s’entourer d’artistes de renom. Par le passé, on a eu droit à Quitely sur Jupiter’s Legacy, Sean Murphy sur Chrononauts, Cappulo sur Reborn et dans notre cas, pour les dessins, c’est du Immonen. Autant dire que vu l’auteur, c’est superbe et le travail sur les couleurs est de haute volée. Étant plutôt fan du travail de ce dernier, j’ai apprécié les pleines pages et le dynamisme des mouvements. La variété des univers donne droit à une multitude de décors différents et de personnages différents également.

Il est dur d’interpréter ce comics, le potentiel est présent, mais je n’ai pas eu le sentiment de lire un comics, plutôt un avant-goût pour un futur film. Quand on voit l’équipe artistique, on peut regretter le manque d’implication sur le titre et je recommande plutôt sa lecture le jour où le film (ou série) sortira pour se mettre en bouche.

 
Passionné de cinéma, séries, sport, biathlon et de comics. Idolâtre Brian K. Vaughan et passionné de comics, je pense être exigeant sur tout mais au final je suis très bon public. Ou l'inverse...


Vos commentaires :

Accueil Forums [Review] Empress

Ce sujet a 4 réponses, 4 participants et a été mis à jour par  Rouflaquettes, il y a 2 mois et 2 semaines.

  • Auteur
    Messages
  • #20981

    Dram00n
    Modérateur

    Empress est à mes yeux le parfait reflet des œuvres de Millar actuellement. Bourrés d’idées, l’auteur écossais ne prends plus le temps aujourd’hui de développer ces dernières et on est très loin de la qualité des œuvres majeures qu’il a pu nous offrir par le passé. Empress représente juste de la matière première.

    [Retrouvez l’article de dram00n à l’adresse [Review] Empress]

  • #20987

    Rouflaquettes
    Participant

    Ça commence à faire un moment que Millar ne m’intéresse plus. Je trouve extrêmement triste son manque d’ambition pour le medium qu’est le comics. Comme si celui-ci n’était plus assez digne pour lui, monsieur faisant du cinéma désormais. Du coup, je n’achète plus ses titres en attendant qu’il revienne avec une vraie ambition, une idée qu’il exploitera jusqu’au bout.

  • #20989

    Comics Grincheux
    Admin bbPress

    Et le problème, c’est que ce n’est jamais lui qui donne de l’ambition à ses titres adaptés mais les réalisateurs, comme Matthew Vaughn.

    Et c’est clairement triste qu’un auteur aussi plein de bonnes idées se contente de faire des comics en pilote automatique.

  • #20995

    Matt
    Admin bbPress

    Mark Millar a le syndrome Brian Michael Bendis. Dans le temps, c’était tellement bien… mais aujourd’hui, ils sont la caricature d’eux même.

  • #20997

    Rouflaquettes
    Participant

    Millar sait effectivement bien s’entourer, que ce soit côté dessinateurs ou réalisateurs pour ses adaptations. Je me demande ce que ça doit être de bosser avec lui actuellement, notamment pour un dessinateur. Ça doit pas être évident de donner son maximum quand tu sais que le scénariste s’en branle un peu.

    Pour la comparaison à Bendis, je ne pourrai me prononcer n’ayant lu qu’Alias mais j’ai lu qu’il revenait bien avec son Jinxworld chez DC. Des avis ?

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