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[Review] Mutafukaz Intégrale

 
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Vos notes
3 votants

 

Point(s) fort(s) :


Des graphismes bluffants
Un rythme de fou furieux
Les thèmes abordés

Point(s) faible(s) :


La violence ne convient pas à tout le monde


 
En résumé
 

Angelino et Vinz sont deux loosers qui vont être entraînés dans une spirale ultra-violente mêlant complots politiques, gangs et extra-terrestres. Mutafukaz est une claque graphique et scénaristique !

 
Infos techniques
 

Histoire : Run
Dessin : Run
Editeur :
 
Publié 23 mai 2018 par

 
Dans le détail...
 
 

Motherfucker !

Angelino est un loser de Dark Meat City, un accident de scooter va le plonger, lui et ses potes dans une spirale ultra-violente peuplée d’extra-terrestres et de complot politique au milieu d’une guerre des gangs.

L’avis de Dram00n :

Je ne sais pas s’il est vraiment possible de résumer Mutafukaz tant c’est un concentré de cultures et de références. On dit souvent que le comics est juste la bande dessinée américaine tout comme le manga est celle du Japon. Même si ce n’est que des noms en fonction des provenances et qu’il s’agit du même médium, il ne faut pas oublier que chacun possède ses propres codes dans la construction. Mutafukaz c’est un jeu entre ces différents codes. Mélange du comics, de la BD Franco-Belge et du manga, Run nous livre une oeuvre avec beaucoup de justesse et de travail dans sa narration comme dans l’aspect graphique du titre qui puise également dans les trois contrées.

Tout commence avec Angelino, loser livreur de pizza de la ville de Dark Meat City, qui suite à un accident se retrouve à voir des ombres étranges et devient très vite parano du monde qui l’entoure. C’est avec ce simple postulat de départ que Run va nous lancer de volée dans un récit haletant et intense. On ne peut pas reprocher à l’oeuvre de manquer d’intensité à un quelconque moment tant cette dernière ne fait que monter crescendo tout au long du récit. C’est sans doute ici que j’ai trouvé toute la force du récit. Que cela soit au niveau narratif comme au niveau graphique, le récit dégage une puissance qui n’est pas sans rappeler les plus gros blockbusters américains. Bataille de gangs, extraterrestres, complot politique,… Run nous démontre avec brio qu’il est possible de regrouper tous les ingrédients gagnants pour en faire un plat 3 étoiles !

Même si j’ai grandement apprécié l’oeuvre, il faut admettre qu’elle n’est pas accessible pour tout le monde. Violent et vulgaire, le récit n’est peut-être pas destiné aux plus jeunes et peut choquer certains lecteurs. Pour autant, je n’ai jamais ressenti cette violence, ni cette vulgarité, comme gratuite. Tout au long de la lecture, j’ai toujours eu le sentiment que Run voulait nous plonger dans les gangs de rues, dans les complots, dans la politique et sa façon de faire n’en est que plus immersive. Je peux comprendre que cette violence graphique et orale puisse déranger certains lecteurs, mais je recommande fortement de passer outre afin de profiter pleinement du travail de l’auteur.

Si je ne dois garder qu’un seul point positif du récit, c’est son accumulation de références et son concentré de pop-culture. Rien n’est anodin, que cela soit dans les mots utilisés, dans les dessins, dans les décors, partout en fait. Parfois gros comme un oeil au milieu du front, parfois tout en subtilité, Mutafukaz est un mélange de détails loin d’être laissés au hasard qui feront sourire quiconque fait l’effort de les chercher.

Je finirai par aborder rapidement le film d’animation. J’ai retrouvé toutes les qualités du récit dans le film. Intensité, référence, humour, je pense que tout fan de l’oeuvre du 9ème art appréciera le travail réalisé pour celui du 7ème art. Sans forcément de grandes prétentions au départ, j’ai retrouvé toute la passion de Run dans ce film et je conseille vivement au plus grand nombre de se pencher sur le film.

Claque graphique et narrative, Mutafukaz est une aventure entière. Fort d’un univers riche (le spin-off Puta Madre en est un bel exemple) et d’un potentiel qui l’est tout autant (le professeur Fagor, les catcheurs, Popeye,…), j’ai fortement apprécié le travail de Run et n’en demande que toujours plus comme un enfant capricieux.

La note de Dram00n :

 

L’avis de Ben :

Avoir le coup de foudre en scooter ça peut avoir des conséquences tragiques ! Angelino lui, s’est pris un camion en pleine face et depuis il voit certaines personnes avec des ombres bizarres et quand il s’énerve il rentre dans un état second, se transformant en ninja invincible.
Dès lors, Angelino et son pote Vinz vont être embarqués dans une aventures à 100 à l’heure où leurs choix vont les emporter sur des pentes glissantes faites de complots politiques, terroristes, de guerre de gangs et d’extraterrestres sans pour autant pouvoir s’éloigner de Dark Meat City. Le livre est une escalade de violence constante nous menant au bouquet final.

Mutafukaz est autant une aventure au sens narratif qu’une aventure graphique. Run a mis son âme dans ce titre et ça ce ressent dans chaque case. Entre composition originale et trouvailles graphiques, chaque page est travaillée procurant un plaisir de lecture indéniable.

L’humour de Run est omniprésent, il glisse des ficelles scénaristiques assumées digne des plus gros blockbusters. Des répliques cinglantes et des revirements parsèment le livre ainsi que des cafards !

Et au delà de l’action explosive et sanglante, des phénomènes de société comme les ghettos, l’environnement, les gangs, les conspirations, les armes, les industriels sans scrupules… passent en filigrane, rendant l’œuvre riche à tous les points de vue. Cette façon de procéder est la marque de fabrique du label 619.

Il serait exagéré de parler d’oeuvre historique, bien que dans une certaine mesure elle l’est car il ne faut pas oublier que c’est l’œuvre fondatrice du label 619 qui nous régale depuis. A noter aussi qu’un univers s’est créé autour de Dark Meat City et a déjà livré l’excellent Puta Madre et devrait nous produire d’autres spin off, on l’espère de la même qualité. J’ose espérer un spin off sur Popeye, leader du Big One !

D’autres part, Run a réuni une équipe pour que Lino et Vinz prennent vie dans un film d’animation qui arrive sur nos écrans de cinéma le 23 mai 2018.

Mutafukaz est une claque graphique sur un rythme endiablé et en plus l’aventure se poursuit au cinéma !

La note de Ben :

 

Ils ont kiffé :

 

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Les mots clé de cet article
Ankama label 619 Mutafukaz Run

 
Au côté de Matt depuis le début de l'aventure LesComics.fr et même déjà présent pour La Sélection Comics, il essaye de mettre ses connaissances aux profits du groupe et de leurs demandes farfelues.


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Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par  Captain Talbot, il y a 12 mois.

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  • #21228

    Captain Talbot
    Admin bbPress

    Angelino et Vinz sont deux loosers qui vont être entraînés dans une spirale ultra-violente mêlant complots politiques, gangs et extra-terrestres. Mutafukaz est une claque graphique et scénaristique !

    [Retrouvez l’article de benoit à l’adresse [Review] Mutafukaz Intégrale]

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