Le 1er collectif comics de France

 


 
 

Antihéros chez Urban Kids

 
Not' note
 
 
 
 
 


Vos notes
4 votants

 

Point(s) fort(s) :


L'harmonie entre les artistes.
Des protagonistes attachantes.
Un récit qui parle aux jeunes.

Point(s) faible(s) :


Une opposition de genre poussée à l’extrême.
Du déjà vu pour l'adulte (qui n'est pas la cible :þ).


 
En résumé
 

Antihéros met en scène deux jeunes filles aux capacités extraordinaires et que tout oppose. Par le jeu des inversions de corps, les autrices vont développer un récit frais et intéressant, offrant également une histoire éloignée des figures DC habituelles.

 
Infos techniques
 

Scénario : Kate Karuys Quinn, Demitria Lunetta
Dessin : Maca Gil, Sam Lofti
Couleur : Sarah Stern
Editeur :
 
Editeur VO :
 
Publié 28 avril 2021 par

 
Dans le détail...
 
 

Antihéros : du Gotham chez Urban Kids sans Batman ?

La gamme Urban Kids continue de s’étoffer avec Antihéros ce mois-ci. Auparavant plutôt connue pour les adaptations comics des animés Batman ou Justice League, la collection jeunesse gagne en titres ces derniers temps. Après les très bons titres sur Diana (princesse des amazones), Shazam (contre la société des monstres), Superman (écrase le Klan) et même la (Chère) Justice League, il est temps de découvrir autre chose. De nouveaux personnages, de nouveaux masques, de nouvelles héroïnes !

Bienvenue aux Gothams

Antihéros nous présente deux jeunes filles aux capacités extraordinaires : Piper et Sloane. La première est dotée d’une grande force, quand le cerveau de la seconde fonctionne tel un super ordinateur. Mais Kate Karuys Quinn et Demitria Lunetta, les autrices, ne s’arrêtent pas à l’opposition “Force Vs Intelligence”. Elles poussent l’opposition au maximum : l’une vit dans les beaux quartiers de Gotham, l’autre dans les sombres quartiers. L’une a un oncle policier, l’autre doit commettre des larcins pour survivre. L’une a des amis, l’autre est solitaire … Bref, les deux romancières font tout pour les mettre aux antipodes l’une de l’autre.

Logiquement, Piper tente de mettre ses capacités au service de la justice, en jouant les héroïnes. Très maladroite, elle est toutefois plus considérée comme un fléau. Sa quête de reconnaissance personnelle est grande, et est les autrices la mène avec brio tout au long du récit. la complexité du personnage prend du temps à se dévoiler et rend le cheminement agréable à suivre.
À l’opposé, Sloane est vite identifiée. Si ses actions sont douteuses, sa cause se veut noble, et on ressent vite le mal-être adolescent habituel.

De l’inversion à l’éclosion

Les personnages présentés, il est temps de passer au cœur du récit. Lorsque deux personnes sont opposés, la façon la plus simple de fissurer les univers pour les mêler, c’est encore de les transposer l’une à l’autre. Les deux filles subissent ainsi un échange de corps. Pour l’adulte que je suis, c’est un sentiment de déjà vu/lu. Mais, n’oublions pas qu’il s’agit ici d’un récit jeunesse. Cet échange permet alors aux autrices de développer leurs messages au travers des héroïnes. Vivre la vie d’une autre, c’est encore le meilleur moyen de prendre du recul. Il devient alors question d’écoute, de tolérance mais aussi d’entraide, de dépassement de soi. Non sans mal, Piper et Sloane vont devoir apprendre à coopérer, à se faire confiance, à aller au delà de ce qu’elles connaissent ou pensent connaître. Et les autrices maîtrisent parfaitement leur récit sur ces points.

Palette pas laide

L’union des dessins de Maca Gil (avec Sam Lofti aux décors) rend le récit agréable et les personnages attachants. Chacun est correctement caractérisé du début à la fin. Le trait colle parfaitement au style jeunesse, avec un dessin lisible, assez léger tout en étant complet en détails. Le petit format de la collection ne lui fait pas défaut, sauf à quelques endroits où les bulles de dialogue peuvent prendre un peu trop de place. Aux couleurs, Sarah Stern (déjà rencontrée sur Rick & Morty notamment) fait un super boulot. Son choix et ses palettes de couleurs retranscrivent les deux univers de chacune des héroïnes (coloré d’un côté, sombre de l’autre) et s’accordent idéalement aux dessins et au récit.
Ce qui m’aura gêné le plus dans les dessins, finalement, c’est de ne pas me sentir réellement à Gotham en fait.

Avec Antihéros, la collection Urban Kids signe enfin un récit s’éloignant des figures DC traditionnelles, et c’est plaisant. Les deux protagonistes du récit sont fraîches et leur histoire intéressante. Les artistes à la plume, aux crayons et aux couleurs sont en parfaite harmonie, offrant une lecture des plus plaisante. Alors certes, le pitch de base est un déjà-vu pour l’adulte que je suis, mais il permet d’apporter des regards intéressants (et importants) pour les plus jeunes.

 

Avez-vous apprécié cet article?
N’hésitez pas à le dire dans les commentaires. Ça nous fait toujours plaisir de vous lire.

Pour faire connaitre le site et nous soutenir, vous pouvez aussi partager nos publications sur les réseaux sociaux ou vous abonnez à notre newsletter.
Merci.

Pour comprendre nos notes subjectives :
5/5 J’adore
4/5 Trés cool
3/5 Sympa
2/5 Sans plus
1/5 Bof
0/5 Pas pour moi

 
Ombre planant au dessus de Lescomics City, traquant sans répit les fautes dans les ruelles de nos articles. Et de temps en temps, il prose sa patte également.


Vos commentaires :

Accueil Forums Antihéros chez Urban Kids

Vous lisez 0 fil de discussion
  • Auteur
    Messages
    • #38716
      ChtiDkois
      Participant

      Antihéros met en scène deux jeunes filles aux capacités extraordinaires et que tout oppose. Par le jeu des inversions de corps, les autrices vont développer un récit frais et intéressant, offrant également une histoire éloignée des figures DC habituelles.

      [Retrouvez l’article de chtidkois à l’adresse Antihéros chez Urban Kids]

Vous lisez 0 fil de discussion
  • Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.