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[Review] Aquaman : Inondation (Récit Complet Justice League #3)

 
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Point(s) fort(s) :


Continuité des New 52
Un aspect politique intéressant

Point(s) faible(s) :


Les dessins


 
En résumé
 

Après la librairie pour le New52, Aquaman par la case kiosque pour le DC Rebirth. Est-ce un indice sur la qualité de l’oeuvre ?

 
Infos techniques
 

Histoire : Dan Abnett
Dessin : Brad Walker, Scot Eaton, Philippe Briones
Editeur :
 
Editeur VO :
 
Publié 4 octobre 2017 par

 
Dans le détail...
 
 

Le DC Rebirth sauce “Curry

L’Ambassade de l’Atlantide ouvre ses portes !

L’avis du Kit :

Le New 52 de DC Comics a laissé Arthur Curry alias Aquaman dans son double statut : celui de super-héros terrien de la Justice League et celui de monarque du monde sous-marin de l’Atlantide. Lors de ce reboot de 5 années, Geoff Johns puis Jeff Parker avaient su redorer le blason du super-héros aquatique de la Distinguée Concurrence, bien trop “ringardisé” par le passé. Est-ce que Dan Abnett a su prendre comme il faut la relève sur le titre ? On peut dire que oui…en partie.

L’auteur connu principalement pour ses travaux cosmiques en duo avec Andy Lanning chez Marvel ( Guardians of the Galaxy, War of Kings, Realm of King, Thanos Imperative…) reprend le titre dans le prolongement de ce qui a été fait auparavant. Arthur Curry, mi-terrien, mi-atlante doit toujours autant faire face à la méfiance des Humains que de celle de ses sujets aquatiques. Le super-héros livre toujours un combat acharné contre son plus grand ennemi, Black Manta. Le cercle vicieux de la violence est semble-t-il sans fin entre les deux protagonistes avides de vengeance suite à la mort de leur père respectif. S’ajoute à cela un nouveau complot hourdi pour discréditer le royaume Atlante aux yeux de la diplomatie mondiale. Pour tout ça, on reste dans du bon Aquaman. Mais (oui il y a un “mais”) là où pêche Abnett à mes yeux, c’est sur le fait de sans cesse rabaisser le super-héros, en insistant fortement sur les blagues assez lourdingues (à la longue) sur son passé et son importance jugée moindre par rapport à ses camarades de la JL. A la grande différence de Geoff Johns qui avait su, au contraire, mettre la création de Paul Norris et Mort Weisinger au même niveau que les autres membres de la Ligue des Justiciers, tout en distillant avec sobriété des références de son passé. C’est assez dommageable, je trouve, de rabrouer le personnage d’Aquaman après tout ce mal pour le crédibiliser ces dernières années dans les comics. D’autant plus qu’il va revenir au cinéma dans le DC Extended Universe toujours campé par Jason Momoa ( déjà apparu en caméo dans Batman V Superman de Zack Snyder).

Niveau dessin, trois artistes confirmés se passent le relais sur les épisodes, Brad Walker (Guardians of the Galaxy, Thanos Imperative), Scot Eaton (Black Panther, Futures End, Animal Man…) et le “frenchiePhilippe Briones (Namor, Iron Man, Flash…). Les talentueux Ivan Reis et Paul Pelletier présent sur le New 52 passent donc la main à ce trio pour le Rebirth. Là où Reis et Pelletier apportaient une fluidité des personnages dans le milieu aquatique, le trio artistique chargé d’Arthur Curry pour ce DC Rebirth , se donne plaisir dans les scènes d’action qui se passent majoritairement sur la terre ferme. Ça change graphiquement des prédécesseurs mais c’est plutôt bon et beau dans l’ensemble.

En résumé, un DC Rebirth pour Aquaman qui va dans la continuité du reboot New 52 de Geoff Johns. On y retrouve donc un Arthur Curry déchiré entre sa part d’humanité et ses devoirs envers ses sujets en tant que monarque Atlante, tout en faisant face à son ennemi de toujours et à un nouveau complot. On regrettera juste la lourdeur  insistante sur le côté “has-been” du personnage que Johns s’était pourtant efforcer de faire oublier. Le choix d’un récit complet en kiosque peut rebuter les habitués de Aquaman en librairie, mais le rapport qualité/prix est plus que profitable et permet d’initier de nouveaux lecteurs aux aventures de l’Homme de l’Atlantide de DC Comics pour un prix dérisoire.

La note du Kit : 

 

L’avis de Comics Grincheux :

La fin des New52 n’aura pas été tendre avec ce bon Arthur Curry, Cullen Bunn aura eu plonger le personnage dans une intrigue courte mais qui aura plombé le personnage en bonne et due forme.

Heureusement, Dan Abnett revient pour remettre le personnage au centre de l’attention et démontrer qu’il mérite sa place aux panthéons des super-héros, comme ses collègues. Le tour de force, de mon point de vue, c’est que l’auteur parvient à confronter le héros à une situation tangible, bien au-delà des menaces classiques, qui est le monde de la politique. Dan Abnett repose les fondations d’un héros dont la force est justement son héritage humain et atlante. Dès lors, il appréhende la difficile situation d’un chef d’Etat qui souhaite faire reconnaître sa patrie et l’allier au monde des humains afin de renforcer leurs liens et leurs forces.

Ainsi, il nous est raconté une histoire bien loin des éternelles batailles contre Black Manta et autres super-vilains aquatiques. S’ils sont bien présents, la réelle menace reste surtout la méfiance du monde humain envers tout ce qui provient d’ailleurs et qu’il ne comprend pas ainsi que le complot qui se met en place pour mettre à mal le rêve de paix d’Aquaman. Ainsi, le récit est rarement manichéen, proposant une palette riche de personnages méchants et gentils se trouvant dans les deux camps.

L’autre force du récit, c’est de redonner une véritable place à Méra, à tel point que la série pourrait être renommer Aquaman & Méra, tant le duo fonctionne quasi-systématiquement ensemble. L’écriture de Méra par Dan Abnett est parfaite, montrant à merveille sa complicité et son amour envers Arthur mais la replaçant aussi comme un personnage fort et à qui il ne faut pas chercher des crosses.

Finalement, le véritable défaut de cet arc, ce sont les dessins. Contrairement à mon collègue, je ne les trouve ni très beaux, ni laids. Ils sont surtout desservis par une colorisation assez fade qui ne rend pas justice à l’aspect atlante de l’oeuvre, empêchant une véritable plongée dans un univers qui laisse pourtant rêveur devant la richesse visuelle dont il pourrait faire l’objet. Et les séquences sur la terre ferme manque d’un grain de folie dans les découpages, donnant un aspect calme et plat à l’ensemble. C’est dommage parce qu’avec un tel scénario, on était en droit de s’attendre à quelque chose de mieux…

En bref, Aquaman Rebirth, c’est du très bon. Si vous aimez le personnage, foncez dessus. Si vous ne le connaissez pas, le conseil est le même ! Dan Abnett donne une tournure légèrement politisée à son intrigue qui gonfle l’intérêt d’une histoire simple mais très efficace.

La note de Comics Grincheux : 

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Trentenaire originaire du Grand Ouest. Fan de ciné, de comics, de SF, d'Heroic Fantasy. Bercé par les années 80, forgé par le années 90, mes goûts pour la pop culture de ces deux décennies précises s'y retrouvent. Les années 80 m'ont fait découvrir les comics via les éditions Lug et l'univers Star Wars.


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