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La Grande Histoire de Picsou tome 2

 
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Point(s) fort(s) :


La richesse et la profondeur.
du récit et du dessin.

Point(s) faible(s) :


Moins d'émotions que dans la jeunesse de Picsou.
Parfois un peu trop de tout partout.


 
En résumé
 

Glénat poursuit la réédition des plus grands récits de Picsou par Don Rosa. Bien que créé par Carl Barks, Don Rosa demeurera celui qui a donné au milliardaire ses plus beaux récits d’aventures et son récit canonique. L’une des plus grandes séries de la BD tous domaines confondus à mon sens.

 
Infos techniques
 

Scénario : Don Rosa
Dessin : Don Rosa
Editeur :
 
Editeur VO :
 
Publié il y a 2 heures par

 
Dans le détail...
 
 

Vous reprendrez bien un peu de canard ?

Il y a quelque chose de profondément ironique à voir Picsou devenir immortel… à force d’être disséqué.

Avec La Grande Histoire de Picsou tome 2, Don Rosa poursuit son entreprise quasi pathologique : transformer un personnage de cartoon en figure historique, cohérente, documentée… presque crédible. Une biographie en costume de bande dessinée, où chaque pièce s’emboîte avec une précision obsessionnelle héritée de Carl Barks.

Mais à force de vouloir tout relier… est-ce qu’il ne finit pas par tout figer ?

La Grande Histoire de Picsou tome 2 est proposé en VF par Glénat au prix de 19€ pour 216 pages.

L’obsession du détail, ou la BD comme autopsie

La Grande Histoire de Picsou tome 2, dans la continuité éditoriale de Glénat, ne raconte plus vraiment une ascension. Il la complète, la corrige et la verrouille.

On est ici dans une logique presque universitaire : Rosa traque la moindre ellipse laissée par Barks, comble les trous, réinscrit chaque aventure dans une chronologie millimétrée. Le résultat est fascinant. Vraiment.

Chaque histoire devient une pièce d’un puzzle gigantesque, une fresque qui traverse la fin du XIXe siècle jusqu’à l’Amérique moderne, entre Klondike, ambitions dévorantes et sacrifices personnels.

Mais cette obsession a un prix :
le récit ne respire plus, il se justifie.

Picsou, ou la naissance d’un monstre froid

Ce qui frappe dans ce deuxième volume, c’est moins l’aventure que la transformation.

On ne suit plus un aventurier.
On observe la cristallisation d’un mythe… et d’une névrose.

Le Picsou de Rosa n’est pas seulement riche. Il est cohérent jusqu’à la rigidité, façonné par chaque humiliation, chaque victoire, chaque dollar gagné dans la douleur. C’est brillant sur le papier.

Mais émotionnellement ?
Ça tient à distance.

Si on intellectualise un peu

Là où le tome 1 vibrait encore d’un souffle romanesque, celui-ci impose une lecture plus cérébrale. Certains lecteurs parlent d’un récit “impressionnant mais froid”, où la précision prend le pas sur l’émotion.

Et c’est exactement ça :
On admire. Autant qu’on respecte. Mais on n’est pas toujours embarqué.

Une claque graphique… qui ne suffit plus.

Visuellement, Rosa reste ce malade du détail qu’on adore. Chaque case déborde d’informations, de gags cachés, de textures absurdes. C’est dense, parfois étouffant, souvent brillant.

Mais là encore, cette richesse participe du problème :
tout est plein. Trop plein.

La lecture devient une exploration minutieuse, presque archéologique. On scrute plus qu’on ne dévore.

Le paradoxe Rosa

La Grande Histoire de Picsou tome 2 confirme ce qui fait la grandeur — et la limite — de l’œuvre :

Une ambition folle : faire de Picsou un personnage historique total.

Une rigueur quasi maniaque dans la continuité.

Une richesse narrative et graphique indéniable.

Mais aussi :

Une tendance à l’accumulation.

Une émotion parfois sacrifiée sur l’autel de la cohérence.

Une lecture qui impressionne plus qu’elle ne bouleverse.

Le canard disséqué

Ce deuxième tome n’est pas une aventure.
C’est une preuve.

La preuve que Don Rosa est probablement l’un des auteurs les plus obsessionnels que la BD ait portés. La preuve aussi que pousser un personnage jusqu’à sa cohérence absolue, c’est risquer de lui retirer une part de mystère… donc de vie.

Bref, Don Rosa ne raconte plus Picsou. Il le définit. Et quelque part, c’est peut-être ça, le vrai drame : quand tout est expliqué, il n’y a plus rien à rêver. Demeure une histoire bien plus profonde que nos souvenirs d’enfance de Picsou Magazine, des récits d’aventures magnifiques et un dessin souvent grandiose. Le paradoxe je vous dis.

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Cet article a été rédigé suite à l’envoi gracieux d’un exemplaire presse à notre chroniqueur.

 

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Business-man de petite envergure, professionnel de santé, pratiquant d'arts martiaux, joueur de jeux de plateaux, lecteur de comics, fan de littérature US


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      Glénat poursuit la réédition des plus grands récits de Picsou par Don Rosa. Bien que créé par Carl Barks, Don Rosa demeurera celui qui a donné au milliardaire ses plus beaux récits d’aventures et son récit canonique. L’une des plus grandes séries de la BD tous domaines confondus à mon sens.

      [Retrouvez l’article de primesinister à l’adresse La Grande Histoire de Picsou tome 2]

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