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L’art de George Pérez – J’aime / J’aime moins

J’aime / j’aime moins l’art de Georges Perez

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George Perez représente indéniablement un titan du comics. Tout au long de sa carrière débutée dans les années 70, il n’a cessé de peaufiner son art, résistant aux modes graphiques et aux évolutions des attentes des lecteurs. Il a aussi été au rendez-vous de moments clefs du comic book : du lancement des New Teen Titans à Crisis on Infinite Earths, de The Infinity Gauntlet à Hulk : Futur Imperfect, de la relance des Avengers à leur crossover légendaire avec la Justice League of America. Analysons ensemble l’art de George Perez !

george perez avengers art

L’art de George Perez : une carrière liée à l’histoire du comic book

Perez a sans doute illustré tous les personnages Marvel et DC. Mais il a su aussi se confronter à d’autres univers comme ceux de CrossGen, Wildstorm, Malibu, Image. Il s’est aussi lancé dans des créations indépendantes comme Crimson Plague ou Sirens.

En janvier 2019, George Perez annonça qu’il prenait une retraite bien méritée. Mais en décembre dernier, c’est une plus triste nouvelle qu’il a partagé avec ses fans : atteint d’un cancer du pancréas au pronostic fatal, l’année 2022 devrait être malheureusement la dernière occasion que nous aurons de voir sourire ce stakhanoviste de la planche aux incroyables chemises hawaïennes.

Né pour dessiner des super-héros

Nul doute que la patte graphique de George Perez a beaucoup évolué au fil des milliers de pages et couvertures qu’il a dessinées. Contrairement à beaucoup d’artistes qui, en vieillissant, perdent un peu de qualité dans leur travail, Perez n’a fait que progresser à tous les niveaux.

Tout dans son style semble donc parfaitement adapté pour mettre en valeur nos héros en collant préférés

Mais dès ces premiers travaux, son talent est évident. Que ce soit sur Deadly Hands of Kung-Fu ou sur Deathlock, on détecte déjà trois de ses forces : son sens de l’anatomie, son storytelling clair et surtout le fait qu’il semble capable de tout dessiner.

art george perez

Mais c’est avec son passage sur les Fantastic Four, puis sur les Avengers, qu’il va s’imposer comme un des meilleurs dessinateurs de super-héros. Je vous invite d’ailleurs à jeter à œil au cultissime et très méta épisode 176 des Fantastic Four (novembre 1976) dans lequel l’arrivée d’Impossible Man sème la zizanie dans les bureaux… de Marvel Comics !

Tout dans son style semble donc parfaitement adapté pour mettre en valeur nos héros en collant préférés : des postures solides et iconiques, la capacité à restituer avec respect les costumes les plus barrés et surtout, un savoureux mélange de modernité et de classicisme.

Héritier de Kirby et modèle pour la génération suivante

Lorsqu’il débute, George Perez est, comme les dessinateurs de son époque, sous influence du roi Kirby. Dans ses épisodes des FF, on y retrouve des éléments graphiques typiques, que ce soit dans les impacts des coups, les effets d’énergie ou encore la sur-expressivité des visages et des postures. Mais à la manière de John Byrne, Perez va amener un certain réalisme dans le dessin qui va ouvrir la porte à une approche plus moderne du comics de super-héros.

george perez ff art

Il va ainsi créer rapidement cette synthèse entre la fantaisie délirante du Silver Age et l’approche plus crédible et naturaliste qui dominera les 80’s. S’il respecte, par exemple, les designs classiques des personnages, il sait ajouter ça et là des détails pour crédibiliser les matières. Les plus beaux exemples sont, selon moi, ses designs d’Iron Man et du Fauve des X-Men dans sa période bleue et velue.

Et il ne va cesser, par la suite, de perfectionner cette recette, dont l’apogée sera sa relance des Avengers post-Heroes Reborn, avec Kurt Busiek. Il y prouve en quelques pages que les héros de Marvel, malmenés précédemment par les excès des studios de Jim Lee et Rob Liefeld, peuvent être des icônes visuellement puissantes, des étendards assumés d’un certain classicisme, et des surtout des personnages qui vieilliront mieux que toutes leurs réinventions « modernes ».

Un style toujours impressionnant ?

Mais le style de George Perez est-il encore pertinent de nos jours ? A l’heure où toute une génération d’artistes a su élever la représentation des super-héros vers de nouvelles cimes (Bryan Hitch, Jason Fabok, Frank Quitely, Stuart Immonen, Pepe Larraz, Ryan Ottley, etc.), il n’est pas étonnant d’entendre des lecteurs se désintéresser du style « old school » de Perez.

george perez teen titans couverture

Pour ma part, j’ai toujours été fan de l’artiste et j’ai passé beaucoup de temps à saliver sur ses pages détaillées et tellement généreuses. Mais il est indéniable que j’apprécie son travail car je fais partie d’une génération qui a vu cette évolution graphique des comics au cours des 40 dernières années. J’ai donc forgé mon attachement à ce medium à travers les travaux de quelques artistes clefs de la fin des 70’s et début des 80’s.

Mais étant toujours un lecteur de comics, qui plus est friand d’expériences graphiques variées, je me suis posé la question-titre de cet article : qu’est-ce que j’aime ou aime moins dans le style de George Perez ? Voici ma tentative de réponse, respectueuse et totalement subjective.

  1. J’aime : son talent pour l’iconisation des personnages

La représentation iconique fait partie intégrante de l’art graphique des comic books. Des designs des costumes aux pouvoirs, en passant par les poses héroïques, tout est une invitation faite aux artistes pour qu’ils nous livrent des pages mettant en valeur ces héros de fiction. Et George Perez est indéniablement un maître en la matière.

Sa carrière est jalonnée de planches, simples ou doubles, regorgeant de personnages restitués de la façon la plus flatteuse, reconnaissable et impactante. Les couvertures qu’il a notamment signées pour son retour sur les Avengers, pour le crossover JLA / Avengers ou pour Final Crisis : Legion of Three worlds sont ainsi des masterclass que chaque artiste se doit d’étudier. Perez ne se contente pas de varier les poses : il trouve LA bonne pose pour chaque personnage et propose un rendu de son costume qui va à l’essentiel sans sacrifier de détails.

  1. J’aime moins : le fait qu’il n’ait pas révolutionné visuellement de personnage

Avez-vous remarqué comment nous associons souvent un artiste à un personnage dont on trouve qu’il a livré la version ultime ? Jim Lee avec Wolverine. Byrne avec Superman. Bagley avec Spider-Man. John Buscema avec Conan. Il est pourtant difficile de faire pareil avec George Perez.

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Même si tous les personnages sont passés sous son crayon et en sont ressortis toujours impeccables, je n’ai pas l’impression qu’il ait réussi à marquer de son empreinte l’un d’entre eux, au point d’en devenir indissociable ou d’en altérer la représentation pour les décennies suivantes.

Certes, sa Wonder Woman a marqué Phil Jimenez, son Hulk est inoubliable et son Fauve souriant a été le mètre-étalon pendant longtemps. Mais Perez semble n’avoir jamais su apporter une vision suffisamment révolutionnaire pour transformer définitivement la représentation d’un héros ou d’une héroïne.

  1. J’aime : sa restitution variée de l’anatomie

Il n’y a, sans doute, pas une posture de personnage que George Perez n’ait pas dessinée. Loin de jouer la facilité, il s’est toujours challengé et n’a semblé reculer devant aucun angle, aucun cadrage ou aucune perspective. Dynamiques, solides, crédibles et variées, ses poses sont non seulement belles à regarder mais vont toujours dans le sens du storytelling et de la scène.

Et pour réussir cela, il faut que l’anatomie n’ait aucun secret pour vous. Perez la maitrise sur le bout des doigts et, quelque soit leur gabarit, ses personnages sont toujours proportionnés et réalistes. J’aime tout particulièrement son inventivité en matière de postures de personnages volants car il sait, à chaque fois, changer des petits détails pour nous offrir quelque chose de différent.

  1. J’aime moins : ses expressions faciales pas toujours subtiles

Attention : les personnages de George Perez sont toujours très expressifs et ne se résument jamais à des faciès figés. Mais je trouve que ses expressions faciales sont souvent très exagérées, très « comic book drama ». Bouche grande ouverte par la stupeur, yeux très froncés par la colère ou sourire radieux pour le bonheur, Perez force volontiers le trait pour donner des airs de pantomime à ses scènes.

C’est probablement un héritage des 60’s et 70’s, périodes où la dramaturgie dans les comics était exagérée, sans doute parce qu’on imaginait que ça la rendrait plus accessible aux jeunes lecteurs de l’époque.

Les personnages de Kirby avaient souvent des airs d’acteurs de théâtre et le grand John Buscema lui-même déformait volontiers les visages rageux ou apeurés. Mais aujourd’hui, les artistes possèdent des palettes de techniques plus subtiles lorsqu’il s’agit de restituer l’émotion, ce qui renforce très souvent l’empathie du lecteur.

  1. J’aime : son storytelling clair

Si George Perez a continué à être sollicité régulièrement par des éditeurs pendant plus de 30 ans, c’est parce qu’il est un narrateur visuel hors pair. Ses planches ne se limitent jamais à un simple festin graphique et servent toujours à faire avancer l’histoire.

Pourtant, son talent et sa notoriété auraient pu le pousser à privilégier dans son découpage de lucratives splash pages ou la mise en exergue systématique d’une pin-up. Mais ce n’est pas le cas.

Perez a toujours cherché à découper, agencer, séquencer le scénario qu’il illustre. Loin des standards de la narration décompressée, il donne, au contraire, beaucoup de rythme, gorgeant ses planches de cases qui s’enchainent avec fluidité.

S’il a pu un peu en abuser parfois (ex : The New Teen Titans : Games), il a toujours su en donner aux lecteurs pour leur argent, en racontant en 24 pages, plus que beaucoup d’autres, en 48.

  1. J’aime : son usage des cases verticales

J’avais mentionné, dans mon précédent article sur Todd McFarlane comment ce dernier avait recours à de grandes cases verticales, parfois par soucis d’économie de dessin.

Pour George Perez, c’est tout l’inverse. Ses cases sont moins hautes et ne servent pas à remplir artificiellement la page. Elles lui permettent d’aller à l’essentiel de l’action décrite, de rythmer encore plus les dialogues et surtout, de découper habilement un enchainement d’actions.

On constate d’ailleurs que malgré l’étroitesse de la case, il n’épargne jamais ses efforts. Il prend le soin de cadrer correctement les personnages, d’y travailler la perspective et les décors et de donner ainsi un intérêt à chaque vignette.

  1. J’aime : ses décors et son sens du détail

Plonger dans un comics de George Perez, c’est offrir à ses yeux un pur instant d’exploration et de plaisir. Difficile même parfois de continuer à suivre l’histoire tellement que c’est un régal de flâner de case en case pour en regarder chaque détail et en admirer la précision, la rigueur et l’investissement.

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Les décors sont d’ailleurs souvent d’une richesse folle et rien ne semble jamais bâclé. Perez peut passer d’une base high tech à un château médiéval, d’une ville américaine gigantesque à une cité alien. Et à chaque fois, il prend le soin de dépeindre les bâtiments, les accessoires, les textures avec acuité, patience et beaucoup de crédibilité.

Cette capacité à rendre chaque environnement important contribue énormément à la puissance de sa narration. Les lieux ne sont pas des toiles de fond esquissées derrière les personnages ou de simples vignettes expédiées pour situer vite fait l’action.

Perez peaufine ses décors car il a compris qu’ils sont essentiels dans la mise en scène des héros et donc dans leurs interactions. Et plus ces décors sont crédibles, plus le lecteur accepte de voir des héros en spandex colorés y évoluer sans que cela paraisse kitch.

Il ne s’agit donc pas juste de « mettre des détails » pour cacher les carences du dessin (comme certains le font) mais bien de donner vie à un environnement pour que le lecteur croit d’autant plus à l’histoire qui se déroule sous ses yeux.

  1. J’aime moins : son dessin manque d’ambiance

Le style de George Perez est, pour moi, la quintessence de ce qui se faisait de mieux à la fin des années 70, début des années 80. Avec ses lignes propres, sa narration claire et ses découpages sages, Perez a réussi, juste à temps, à moderniser les forces des comics de super-héros classiques et à fixer de nouveaux standards.

On peut évidemment lui associer d’autres artistes comme John Byrne, Ron Frenz, Alan Davis, Bob Layton et aussi des héritiers comme Mark Bagley.

george perez art marvel

Mais les années 80 sont aussi celles de l’explosion des styles et des codes, portée notamment par Frank Miller, Walter Simonson, Bill Sienkiewicz et tout un tas d’autres artistes sur la scène indépendante. Une vague de « rébellion » contre les comics « à papa » dont l’onde de choc ébranla la décennie suivante et provoqua un second big bang artistique dans les années 2000, dont on bénéficie toujours aujourd’hui.

Un style resté dans la même ligne qu’à ses débuts

Pourtant, l’art de George Perez est resté dans la même ligne qu’à ses débuts. Classique. Certes, il n’a cessé de l’améliorer mais il n’a pas tenté de se réinventer ou d’expérimenter. Il en découle souvent un manque d’ambiance dans ses pages. Tout y est dessiné avec précision et talent, mais je n’ai jamais ressenti une expression artistique capable de m’interpeller, m’interroger ou même me troubler, comme pour Mike Mignola, Gene Colan ou John Romita Jr.

Cela a aussi pour conséquence que l’art de George Perez est fortement dépendant de son encreur et de son coloriste. S’il est, en général, son meilleure encreur, j’aime aussi les travaux d’Al Vey et surtout Scott Koblish sur ses planches.

Par contre, la colorisation n’a pas su souvent rendre service à ses dessins. Correcte mais plate sur Avengers, à peine acceptable sur JLA/Avengers et the Brave and the Bold, je la trouve finalement la plus qualitative sur Final Crisis : Legion of three worlds car elle sait proposer, justement, une ambiance complémentaire et adaptée aux pages de Perez.

  1. J’aime : l’énergie épique de ses dessins

Quel artiste de comics peut se vanter aujourd’hui d’avoir dans sa carrière des titres plus épiques que ceux de George Perez ? Sans doute… personne. Il y a certes quelques experts en matière de spectaculaire (Bryan Hitch, Daniel Warren Johnson, Jason Fabok) mais aucun n’a illustré des histoires de l’ampleur de Crisis on Infinite Earths, JLA / Avengers et The Infinity Gauntlet.

Pourtant, cette dimension épique dans les comics de Perez ne vient pas forcément de la myriade de personnages ou des événements relatés. Elle est plutôt due, selon moi, à l’énergie permanente qui se dégage de ses pages.

En multipliant les cases, en variant leurs formats, en proposant des découpages tout le temps différents et en maintenant l’attention du lecteur par son style fouillé, Perez impose une dynamique permanente. Il veille aussi à décupler chaque effet d’énergie, chaque impact de coups, chaque destruction et renforce ainsi l’impression que tout s’agite sous nos yeux.

Une énergie permanente

Même les séquences de dialogues sont dynamitées par ses cases verticales ou par le jeu des expressions faciales ou corporelles qu’il met en scène.

thanos george perez art

Lire du George Perez n’est donc pas une promenade soporifique mais bien un bousculement visuel de tous les instants. L’artiste semble d’ailleurs peu friand des scénarii introspectifs et prêt à troquer la moindre scène bavarde d’un Bendis contre une double page d’affrontement entre deux armées galactiques.

  1. J’aime : le fait qu’il soit le dessinateur ultime de comics.

Je suis évidemment le premier à défendre l’idée que le comic book ne doit pas être vu uniquement à travers le prisme des super-héros ou d’un style graphique spécifique. Si vous suivez un peu ma chaine ou mon blog, vous avez déjà compris que j’essaie de montrer, au contraire, l’immense diversité de genres, d’histoires, de storytelling et de visuels que le comics a à offrir aux lecteurs curieux.

hulk george perez art

Mais si je considère le comics de super-héros comme le genre le plus important du comic book américain, ce n’est pas par nostalgie ou par simple amour des héros en spandex.

C’est parce qu’il est, selon moi, le plus original des genres et le nexus de tous les genres.

Le nexus de tous les genres

Lorsqu’il est mal fait, on peut effectivement n’y voir que des personnages à la limite du ridicule qui se tapent dessus chaque mois pour des raisons futiles et récurrentes. Mais lorsqu’il est bien fait, il convoque la puissance de nombreux autres genres pour en intégrer la recette à son concept fondateur de justiciers et criminels masqués.

C’est ainsi que Batman est devenu un détective plus populaire que Sherlock Holmes, que Superman a supplanté Flash Gordon et que les Avengers sont désormais des héros de cinéma de SF à base d’aliens, de robots tueurs et de croisade cosmique.

Je crois d’ailleurs que le succès des Uncanny X-Men de Claremont est en grande partie dû à la capacité du scénariste à plonger les mutants dans tous les genres, du space opera des Sh’iar aux drames sociales de « Dieu créé, l’Homme détruit », du fantastique d’Inferno au cyberpunk destroy des Reavers.

Un artiste qui peut donner vie à tous les genres

L’art de George Perez est un des rares capables de donner vie à tous les genres, au sein d’une histoire de super-héros.

Au fil des années, on l’a vu dessiner avec la même qualité des vaisseaux aliens, des chevaliers en armure, des démons, des rues de New York, des dieux mythologiques, des adolescents tourmentés et des futurs dystopiques. Il a su intégrer tout cela sous son style unique, rendant la moindre idée délirante crédible et surtout cohérente avec le reste.

Et tout cela, avec des hommes et des femmes en collants en plein milieu…

gant george perez art

Voilà pourquoi je considère que l’art de George Perez représente le dessinateur ultime de comics :
  • Parce qu’il a su s’emparer des boites à outils visuelles créées par ses illustres prédécesseurs et les a perfectionnées et enrichies ;
  • Parce qu’il a su rester fidèle à une tradition visuelle et narrative du comics de super-héros, tout en ne reculant jamais devant l’opportunité d’y jeter tous les genres possibles.
  • Et enfin, parce que la générosité de son art a contribué à rendre inoubliable des histoires qui restent, encore aujourd’hui, des incontournables de l’Histoire du comic book.
Voici donc les raisons pour lesquelles j’aime l’art graphique de George Perez… et que je le remercie de nous avoir donné de si belles pages et aventures dans mon genre de prédilection : les super-héros.
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