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Que valent les comics de Cyberpunk 2077 ?


Hello Night City !

C’est ainsi que le jeu vidéo Cyberpunk 2077 vous accueille au démarrage, ainsi que la phrase d’accroche d’une des stations de radio que l’on entend régulièrement dans le jeu.

Et oui, je l’avoue platement, j’ai joué au jeu vidéo ces derniers temps plutôt que de monter des vidéos. C’est pas bien, je sais, mais j’ai un léger besoin de décompresser ces temps-ci, je sais pas, peut-être un truc dans l’air… Du coup, j’avais envie de vous parler un peu des différents comics Cyberpunk 2077 sortis en même temps. Parce que quitte à s’immerger, autant le faire à fond, même si les différents bugs rendent la chose … plutôt compliquée.

Cyberpunk 2077 : le jeu

Alors, déjà, on va voir ce que c’est que Cyberpunk 2077 ! Après tout, il y a des gens qui ne jouent absolument pas aux jeux vidéo et qui pourraient quand même vouloir lire ces comics !

Cyberpunk 2077 est le dernier jeu du studio polonais CD Projekt Red, qui jouissaient jusque-là d’une énorme côte de popularité de par la trilogie de jeu The Witcher et d’une générosité envers les joueurs question suivi des jeux et dlc gratuits.

I see bugs everywehere !

Vous avez peut-être noté que j’ai utilisé le passé. C’est que la sortie de ce jeu, attendu pendant 9 ans puisqu’annoncé en 2012, n’est pas du tout à la hauteur des attentes. Annoncé à grand coup de marketing et de promesses alléchantes, le produit final est rempli de bugs, et fonctionne de façon très déplorable sur la génération de consoles précédentes : la PS4 et la XBox One.

Le jeu étant complétement pété sur ces deux machines. Les autres versions connaissent elles-aussi des bugs, mais beaucoup moins graves que sur ces deux versions, qui semblent avoir été sacrifiées.

Une fois passé les bugs et les quelques éclats de voix à certains passages particulièrement frustrants, du genre le PNJ à qui je dois parler pour valider la quête a disparu 20 mètres sous le sol, ce qui n’arrange pas trop la discussion, même avec mes skills de discussion boosté parce que j’aime bien ça, hé bien, une fois passé tout ça, j’ai bien aimé le jeu.

Il est pas renversant, mais il est suffisamment bien écrit, et j’ai même eu la liberté de dire au jeu que je préférerais me suicider plutôt que de choisir si je devais effacer une des deux personnalités squattant mon avatar virtuel. Et même ensuite de réussir à me faire culpabiliser pour ce choix. Bien joué, jeu, bien joué.

Bref, à partir de ce moment-là, je me suis dit que j’allais lire la série de comics sortie chez Dark Horse, pour voir. Et puis en cherchant, j’ai découvert qu’en fait, il y avait bien d’autres comics Cyberpunk 2077 dont je n’avais pas entendu parler. Du coup, je me suis dit qu’en parler, ça pourrait intéresser du monde.

Cyberpunk 2077 : Big City Dreams

Commençons par le premier, que je ne savais même pas que j’avais : Cyberpunk Big city Dreams. Il s’agit d’un comics exclusivement numérique qui vous est donné gratuitement à l’achat du jeu sur la plate-formes numérique GOG, ou Good Old Games, plater-forme d’achat qui apparartient au studio qui a développé le jeu, CD Projekt Red.

Et comme j’aime bien les vieux jeux vidéo, j’utilise beaucoup GoG pour ma part. Donc, j’ai commencé la lecture de ce comics numérique, qui nous raconte l’histoire de 2 runners, Mirek et Tasha, qui forment un duo, aux ambitions différentes.

Mirek rêve d’une vie simple et tranquille, à l’ancienne, où Tasha se complaît dans le bruit et la violence de Night City, et d’y devenir une des mercenaires les plus célébres. Mirek se plonge dans la réalité virtuelle reproduisant l’ancien monde, où Tasha se plonge dans les guerres de gangs. Et quand tout va aller beaucoup trop, Mirek recherchera la famille d’origine à partir duquel les enregistrements qu’il a tant aimés ont été filmés.

Et franchement, pour une sorte de petit bonus, ce n’est vraiment pas mauvais. On a deux artistes différents selon si on est dans la vie réelle ou dans les enregistrements en Réalité Virtuelle.

C’est un peu déconcertant au début, mais une fois qu’on commence à additionner deux et deux, le récit est vraiment pas mal. Filipe Andrade, collaborateur de Marvel, est dans la team artistique. Et je ne connais pas les autres noms dans l’équipe artistique, que je mets ici sans les prononcer parce que, soyons francs, y a 99% de chances que j’écorche des noms si je m’y essaye. Une bonne surprise que ce bonus exclusif à Gog, dommage du coup que ce soit si restreint niveau public.

Cyberpunk 2077 : Your voice

Contrairement au deuxième comics que j’ai trouvé sur GOG : Parce que oui, normalement, avec chaque copie du jeu, vous recevez un code pour récupérer plusieurs bonus, dont un autre comics : Cyberpunk 2077 Your voice.

Du coup, il n’est pas du tout exclusif à la plate-forme, et Dark Horse va assurer une sortie physique en Juin 2021. Du coup, si la lecture en numérique n’est pas votre truc, vous pourrez quand même lire Our Voices. La question est plutôt de savoir si vous avez vraiment envie de perdre du temps et de l’argent pour ça.

Et oui, malheureusement, je trouve le résultat très moyen. Si ça peut passer en version numérique gratuite, je ne conseille pas du tout l’achat. Commençons par le scénario : il s’agit d’une explication de comment un personnage du jeu a reçu une bombe qui va être utilisé dans le background du jeu. Alors, c’est une information sur un personnage principal, mais totalement secondaire, et la façon dont ce scénario est montré est confus et assez mal introduit. Par exemple, vous aller attendre la 15éme page pour apprendre le nom du personnage que l’on suit dans cet histoire, un simple garde du tramway nommé Todd qui décide de prendre tous les risques pour une fille dont il est tombé raide dingue en la voyant sur une caméra.

Ça pourrait éventuellement fonctionner sur un plan narratif si toutes les planches n’étaient pas super éloignées pour nous dire : «  ouah, regardez, c’est trop grande et trop beau, achetez le jeu ». Parce que oui, nous présenter un personnage avec peu de motivations fait que ce qui peut nous intéresser en tant que lecteur, c’est de suivre le point de vue du personnage. Et comme on voit tout de super loin au niveau des images, autant vous dire que le point de vue du personnage, on ne l’a pas du tout. Il y a aussi un manque criant d’explication sur comment fonctionne ce monde. Et cela que vous ayez joué au jeu ou pas ! Du coup, on est perdus, parce qui si le jeu se passe en 2077, ce comics se passe aux alentours de 2023, et on ne parle des événements liés à ce comics que dans quelques dialogues, liés à un enregistrement virtuel dans le jeu. Bref, vous l’aurez compris, je n’ai pas vraiment aimé le comics Our Voices : très confus et mal défini, un style qui ne correspond pas avec le style d’histoires qui veut être raconté, et surtout un scénario qui n’a pas vraiment d’intérêt, même pour celui qui a joué au jeu.

Bon, 1 bon comics, 1 mauvais comics, vous vous dites qu’on va tout jouer sur la série Cyberpunk sortie chez Dark Horse et qui est sans doute ce qui vous intéresse. Hé bien désolé, mais je suis un brin complétioniste sur le bords, et aussi un peu sadique, donc avant de parler de cette série, il nous en reste une autre à voir : Cyberpunk : Where’s Johny ?

Cyberpunk 2077 : Where’s Johny ?

Et là, vous vous dites : mais je n’ai jamais entendu parler de ce titre avant, et pourtant, la référence à Shining fait que ça a l’air intéressant. Pourquoi j’en ai pas entendu parler ?

Hé bien, c’est très simple, c’est que ce comics est un comics promotionnel uniquement récupérable via des codes sur des cannettes de soda. Et là, déjà, je suis pas fan. Déjà, les comics Bonus pour la sortie d’un jeu, pourquoi pas, même si ça fait un peu de la bande dessinée en général le média du pauvre. Mais là, être traité comme récompense pour faire vendre des cannettes de soda, en plus lié à un autre distributeur de jeu vidéo puisqu’il s’agit du studio Rockstar, ça passe pas.

Des comics déjà vendus, pourquoi pas. Mais des comics originaux qui pour l’instant, ne sont pas achetables autrement, je dis merde, la bande dessinée mérite un peu plus que d’être un art périssable qui n’existe que pendant la durée de vente d’un certain type de canette.

Ah, et si vous êtes déjà à vous demander comment récupérer les codes pour le lire, je vous arrête assez vite en vous disant que … ça n’en vaut peut-être vraiment pas la peine.

Il s’agit d’une intrigue liée au jeu, comme dans your Voice, mais située elle aussi dans le passé du jeu, vers les évènements de 2023. Et il s’agit tout simplement de l’histoire d’un type qui va chercher un autre type, Johny Silverhand, l’un des personnages principaux du jeu, à cette époque. Si vous n’avez pas joué au jeu, ces 3 numéros ne vous apporteront rien. Si vous y avez joué, vous découvrirez un journaliste de l’époque, Wallace, qui tente d’informer la population sur ce qui se passe à Night City, mais la dite population en a un peu rien à faire, et qui est engagé pour récupérer le corps de Keanu Reaves …

Enfin, Johny Silverhand. Très franchement, l’histoire n’avance nulle part, et je pense que tout le monde savait qu’il ne faisait qu’un travail éphémère. Je veux dire, voici littéralement la dernière phrase du titre : « Eh, you probably don’t give a shit ! Game’s on ». Et je peux au moins être d’accord avec l’honnêteté de l’équipe artistique, qui n’a pas dû bien vivre ces 3 numéros qui change d’intrigue au dernier numéro et qui sont … vides. Et ça fait mal à dire, comme mot, vide.

Bref, 1 bon comics, 2 vraiment passables à la limite du pourquoi. Espérons que la série de Dark Horse saura au moins rééquilibrer la balance. Cyberpunk 2077, Trauma Team. Le seul titre que je m’attendais à lire quand j’ai commencé à chercher les titres liés au jeu.

Cyberpunk 2077 : Trauma Team

Déjà, parlons un peu du contexte : la Trauma Team, dans cet univers, c’est un peu les ambulanciers, sauf qu’ils ne se déplacent pas pour n’importe qui. Non, mon bon monsieur, les services publics, c’est pas pour le monde des corporations, du coup, il faut être abonné au service de façon extrêmement cher, et bien sûr, il y a différentes qualités de prestation selon le nombre de crédits que vous payez.

Et vous vous en doutez, de telles inégalités signifient crime et délinquance qui crève tous les plafonds possibles, donc, la trauma team sert aussi d’équipe de choc/commando d’élite. On les rencontre plusieurs fois dans le jeu, mais de façon anonyme, des uniformes. Ce comics, du coup, n’est pas lié directement au jeu, comme Big City Dreams, et a la bonne surprise d’être assez bon dans son genre. Résultat des courses, les 2 titres liés directement au jeu sont pas bons, les 2 qui ne font qu’utiliser l’univers sont bons, j’y vois une certaine cohérence.

Et de quoi ça parle, trauma team alors ? Hé bien, on y parle littéralement de trauma et de team, ça tombe bien. Nadia fait partie de ce monde d’urgentistes à gros calibres. Elle est même la seule survivante de son escouade. Elle essaye de surmonter ses traumas et la perte de son amant-slash-amour en tentant de s’intégrer à une nouvelle équipe. Mais en plus de ses propres traumatismes à gérer, quelle va être sa réaction quand la personne à sauver aujourd’hui est littéralement la personne qui a massacré ton équipe la dernière fois ?

Voilà, c’est à peu prés ça le pitch. On est plutôt sur un titre d’ambiance, à vrai dire, quelque chose qui pourrait tout aussi bien être un film/métrage, au vu de l’unité de lieu, de l’ancrage à un seul personnage et du nombre restreint de personnages. En fait, ça un petit filling du film Dredd avec Karl Urban, où l’équipe doit réussir à descendre de cette tour infesté de personnes qui leur veulent la peau.

Et qui dit titre d’ambiance signifie que beaucoup de la qualité du titre repose sur les épaules des l’équipe chargé des dessins, que ce soit l’encrage, la couleur ou bien encore le dessin justement. Le scénario de Cullen Bunn est simple, mais pas mauvais, et c’est bien le dessin qui joue à rendre le titre agréable ou non.

Pour ma part, le style de Miguel Valderrama, qui débute dans le métier, est très plaisant. Un peu flashy et encore un peu brut dans la représentation, mais pour le coup, cela correspond assez bien à l’histoire qui est ici raconté.

Après, tout le monde peut ne pas accrocher à ce style de dessins, et à mon avis, c’est le point qui va faire que vous allez accrochez ou pas. Mon conseil, c’est de regarder les quelques pages de previews histoire de voir si le style graphique vous plaît avant de vous décider. Pour ma part, j’ai beaucoup apprécié, une histoire simple et directe bien servie par ses graphismes et sa mise en page. On l’a aussi vu sur Giants.

Conclusion

Au final, match nul donc sur la qualité des comics Cyberpunk, avec 2 comics plutôt bons, et 2 autres qui … le sont pas du tout, en fait. Mais la balance pourrait bientôt tourner, puisque Dark Horse prévoit une autre mini-série qui débuterait en Avril de cette année, intitulée You have my word. Il n’y a pour l’instant pas de références ultra-visibles au jeu en lui-même, donc on va espérer que bientôt, l’on puisse dire qu’il y a un 3-2 en faveur des bons comics en ce qui concerne Cyberpunk 2077.

En attendant … Bah, attendez que les bugs soient corrigés avant de tenter le jeu quand même, et surtout portez-vous bien, c’est important comme ça on pourra se retrouver une prochaine fois ! A Bientôt !

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Bibliothécaire le jour, Vidéaste Comics la nuit. Lecteur plus ou mois véhément de comics, il en parle avec plus ou moins de tact, dans des vidéos plus ou moins travaillées.