[Review] New Gotham Tome 1

On rase tout et on recommence !

Après les évènements de No Man’s Land vient le temps de la reconstruction. Les Gothamites réinvestissent les rues de leur ville tandis que Batman veille sur ce renouveau. Il aura fort à faire car de nombreux ennemis attendent dans l’ombre de pouvoir reprendre le contrôle de la ville.

Batman New Gotham Tome 1
Histoire : Greg Rucka
Illustrations : Shawn Martinbrough, John Watkiss, William Rosado, Phil Hester, Steve Mannion, Brad Rader
Encrage : Steve Mitchell, Hilary Barta, John Lowe
Couleur : Wildstorm FX
Contient les épisodes Detective Comics #742 à 753
Publié par Urban Comics




L’avis de Spider-Matt :

Afin de sortir Gotham de son No Man’s Land, Batman a dû faire des concessions et nouer des alliances qu’il n’aurait jamais acceptées, en temps normal. Une fois la poussière retombée, la ville est à reconstruire et ceux qui l’avaient quittée reviennent peu à peu. Quant à Bruce, il va devoir veiller sur cette renaissance fragile tout en nettoyant la ville des conséquences des récents événements.

L’un des aspects du récit qui m’a sans doute le plus intéressé est la relation entre les habitants qui sont resté dans leur ville lors du No Man’s Land, aussi appelés V.G. (Vrais Gothamiens), et les déserteurs, surnommés les Dez. Les premiers s’étant souvent octroyés les biens des premiers lorsqu’ils étaient livrés à eux-mêmes, ils ne veulent plus les leur rendre. De plus, ils s’estiment plus légitimes à habiter cette ville car ils lui ont été fidèles dans l’adversité. Ce qui va créer deux clans et installer une tension qui risque d’exploser à tout moment. Batman va devoir composer avec ça tout en affrontant ses ennemis plus « classiques ». Et c’est là qu’il y a un souci. Il va s’occuper d’enquêtes très basiques qu’il aurait dû laisser aux soins du GCPD. J’ai  surtout en tête l’une d’entre elles, où Batman intervient de façon disproportionnée. Il m’a semblé seul face à toutes ces menaces qui essaient de s’emparer de la ville avec pour seule aide une force de police pas très compétente et qui ne fait que passer derrière lui. De plus, j’ai eu l’impression de voir la checklist des vilains qu’avait établie Greg Rucka : mafia, check ; ennemis récurrents, check ; ennemi majeur, check. Cependant, hormis cette narration trop tronquée, je suis passé facilement outre et l’histoire prise dans son ensemble est très agréable à lire et on prend plaisir à voir le Chevalier Noir redevenir le meilleur détective du monde et plus seulement un arbitre qui essaie de colmater les brèches d’une ville qui s’effondre. J’ai beaucoup aimé la relation entre lui et un Jim Gordon endeuillé qui tient plus que tout à remplir son rôle de chef d’orchestre de la police de Gotham. Leurs interactions sont travaillées et ressemblent plus à de l’amitié qu’à l’accoutumée.

Les dessins sont en grande partie servis par Shawn Martinbrough qui réalise un très beau travail. Le style est lisse et très propre. Quand d’autres artistes prennent la relève nous ne sommes pas dépaysés et il y a une vraie unité graphique. Le point visuel majeur de l’ouvrage est sans nul doute la colorisation. Chaque chapitre se voit doter de seulement deux couleurs à chaque fois. Et très souvent l’une d’elles se fera l’écho d’un élément central du récit. Une particularité qui donne tout son charme à ces histoires.

Un bon tome qui revient aux bases de ce qu’est Batman. Malgré quelques faiblesses le scénario est solide, maîtrisé et nous promet de bonnes histoires en perspectives. J’ai hâte de lire la suite.

La note de Spider-Matt : 

 

pour comprendre nos notes subjectives : 
5/5 J'adore 
4/5 Trés cool 
3/5 Sympa 
2/5 Sans plus 
1/5 Bof 
0/5 Pas pour moi
Categories Nos chroniques, Spider-Matt
Jetez un oeil ici...