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[Review] Invincible Tome 1

 
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Point(s) fort(s) :


D'une grande facilité d'accès

Point(s) faible(s) :


La pauvreté du dessin (momentanée)


 
En résumé
 

Invincible, une merveilleuse porte d’entrée dans l’univers des comics, c’est frais, dynamique et profondément attachant !

 
Infos techniques
 

Histoire : Robert Kirkman
Dessin : Cory Walker
Couleur : Bill Crabtree
Editeur :
 
Editeur VO :
 
Publié il y a 3 heures par

 
Dans le détail...
 
 

Et si le papa de Spider-Man c’était Superman ?

L’avis de Ginlange :

R

obert Kirkman, Walking Dead. Voilà l’association la plus courante entre le nom de ce scénariste prolifique et l’une de ses œuvres phares. Comics le plus vendu en France faisant les beaux jours de Delcourt, et pièce maîtresse d’Image Comics, porte-étendard de la diversité des comics. Mais il serait peu flatteur de réduire Bob à cette réussite en noir et blanc. Le Kirkman a de la ressource et il est le papa de nombreuses autres séries à succès, l’une des plus acclamées d’entre elles étant sûrement Invincible.

La patte si personnelle de Kirkman n’a donc pas que réanimé les morts, avant cela il avait déjà commencé à donner un nouveau souffle aux comics super-héroïques, signant sa première œuvre star. Après 16 ans de publication et 144 numéros, Invincible a-t-il marqué l’histoire du scénariste, d’Image comics, de Matt, et des comics tout simplement ? Pour répondre à cette question, rien ne vaut une review, non pas de la série (pour l’instant) mais de chaque tome la composant, en commençant aujourd’hui par le premier d’entre eux, « Affaires de famille ».

Le premier tome d’Invincible regroupe les 6 premiers numéros de la série, Ryan Ottley le dessinateur qui illustrera la presque totalité de la série n’arrivant qu’au huitième numéro, c’est Cory Walker qui dessine l’entièreté de cette première salve, et sera le point noir du début de l’aventure.

Dès le premier chapitre, la patte Kirkman est bien là, celui-ci présente les principaux personnages de la série, la famille Grayson. Debbie, la mère, Nolan, le père et le plus grand héros de la terre connu sous le nom de Omni-Man, et bien sûr Mark, leur fils lycéen qui vient tout juste d’acquérir ses super-pouvoirs. D’un pitch classique, Bob tire un récit d’une grande fraîcheur lui donnant vie par des dialogues sonnant terriblement juste et un humour savamment dosé. Chaque personnage devient en quelques cases attachant et familier.

La grande force de Kirkman est donc de signer une nouvelle fois un récit dynamique, frais, où les personnages prennent vie par et pour les dialogues, cœur de sa narration. Ces premiers chapitres sont sortis en 2002, à une époque où les comics super-héroïques s’essoufflaient. Le scénariste en ancrant son histoire dans un lycée et choisissant un teenager un brin looser, ne cache pas l’ambition de livrer ici son Spider-Man. Grand lecteur de comics avant d’en écrire, Robert a parfaitement digéré ses références pour mieux en jouer et se les approprier.

Invincible, énergique et innovant ne pouvait donc que sortir du lot, et encore aujourd’hui la lecture de ces premiers chapitres est franchement plaisante. Les pages tournent toutes seules et l’envie de lire la suite est immédiate au vu d’un cliffhanger final à la dramaturgie soudaine. Le chapitre 5 est à ce titre à souligner, d’une grande inventivité, Kirkman nous fait découvrir un concept qu’il ré-exploitera plus en avant dans son œuvre.

Malheureusement le point noir de ce début d’aventure reste clairement son dessin. Quand on sait la performance future qu’ Ottley livrera par la suite, la vue du trait de Walker n’en est que plus difficile. Simpliste quoique parfois énergique, celui-ci reste le plus souvent brouillon et statique. Assez pauvre et peu flatteur pour les protagonistes, le dessinateur peine à donner vie au récit frais et enlevé du scénariste. Mais dès le second tome celui-ci tirera sa révérence après un dernier chapitre pour qu’ Ottley prenne en main la série.

Il est assez drôle, ou du moins intéressant, de faire le parallèle avec la deuxième série à succès de Kirkman, Walking Dead. Dans celle-ci également, le dessinateur Tony Moore cédera sa place dès le second volume à Charlie Adlard, sous les traits desquels la série trouvera l’ambiance et le ton juste. Kirkman ne serait-il pas doué pour trouver les bons collaborateurs ? Ou est-il simplement un grand indécis ? En tout cas, Lorenzo de Felici ne doit pas dormir sur ses deux oreilles.

Un premier tome sonnant comme les premiers pas d’une réussite, déjà frais et énergique. La série pose les bases d’un univers encore terre à terre qui n’attend qu’une chose, s’agrandir.

La note de Ginlange : [star-rating=3.5]

 

L’avis du Kit :

J’ai beau me rapprocher doucement de la quarantaine et lire des comics depuis une trentaine d’années, j’en découvre encore. Et c’est d’ailleurs ce qui est plaisant dans ce milieu. Quand tu en as ta dose de lire les comics des Big Two, où les statu-quo lors d’un event sont devenus aussi habituels qu’un homme politique utilisant la langue de bois, et bien tu fais un tour de côté de l’indé. J’ai entendu à plusieurs occasions des camarades de LesComics.fr (dont Matt bien sûr) et d’autres collègues Youtubers /chroniqueurs vanter les mérites du titre Invincible de Robert Kirkman. Alors quand j’ai trouvé les deux premiers tomes dans une bouquinerie d’occasion par chez moi, je n’ai pas hésité une seconde. Et qu’est ce que cela vaut donc à mes yeux ?

Je connais surtout Robert Kirkman pour son amour démesuré des zombies (Walking Dead, Marvel Zombies) et pour ses autres travaux horrifiques (Outcast) et fantastiques (Oblivion Song). Je le connaissais moins pour son traitement du super-héroïque dans les comics. Je répare donc cette faute avec sa création pour Image Comics, Invincible. Kirkman nous plonge dans la vie de l’adolescent Mark Grayson, rejeton d’un alien devenu le super héros iconique Omni-Man, sur notre belle planète bleue. On le suit donc à travers ses attentes liée aux potentiels pouvoirs hérités de son père coulant dans ses veines, sa vie au lycée, ses premiers amours, etc. On pourrait croire que ce n’est pas forcément original, ayant déjà vu cela dans la vie de Peter Parker dans les comics Spider-Man. Mais l’auteur réussi à apporter une certaine touche inédite au genre super-héroïque. Il soigne l’introduction de ce titre par un attachement certain envers le jeune héros qui doit cumuler sa vie de super-héros en apprentissage et sa vie de lycéen. Les dialogues et les interactions entre les personnages sont vraiment travaillés. On sent ici que l’histoire va nous mener vers autre chose sans toutefois rentrer grandement dans le détail avec ce premier arc narratif. En le terminant, on ne demande qu’une chose, découvrir au plus vite le suivant. Les clins d’œil à l’univers super-héroïque et à la culture geek en général sont légions, de quoi adhérer grandement pour ma part.

Côté graphique, le dessinateur Cory Walker apporte un côté chaleureux et parfois enfantin au titre, ce qui va parfois en contradiction avec des scènes plus violentes et plus crues. Ce n’est donc pas forcément du comics à laisser à de très jeunes lecteurs. Car oui ce comic-book ne fait pas dans la demi-mesure côté violence. On notera l’excellente idée des Éditions Delcourt de chapitrer le recueil avec des couvertures variantes signées par des artistes français comme Paul Renaud et bien d’autres.

Un nouveau regard sur les comics super-héroïques par le papa de Walking Dead,  Outcast et Oblivion Song. Un titre qui ravira les lecteurs frustrés par les events contemporains, et parfois sans intérêts, des deux grands éditeurs que sont Marvel et DC Comics. L’attrait d’une bonne lecture de comics indés peut souvent combler cette frustration et je crois que Invincible est fait pour cela. Certes, ce premier tome peut paraître peu original dans sa construction, mais l’histoire est si fraîche et intéressante que la suite ne peut être que meilleure. Allez on fonce vers le deuxième tome !

La note du Kit : 

 

L’avis d’Alex :

J’étais hésitant la première fois que j’ai entendu parler d’Invincible : j’aime beaucoup The Walking Dead et retrouver Kirkman dans un genre différent faisait que j’avais peur d’être déçu. Mais bon, vu les bonnes critiques sur ce titre ET le fait que je l’ai trouvé à ma médiathèque (soyons honnête c’est surtout ça qui m’a poussé à le lire), tout cela m’a conduit à faire le pas.

Delcourt Invincible tome1

©Image Comics ©Delcourt pour la version française

L’histoire peut paraître banale au premier abord : un jeune étudiant découvre qu’il a des super-pouvoirs et commence à les utiliser. Mais l’angle choisi est toutefois différent puisque son propre père est super-héros ! On va alors découvrir le quotidien d’une famille hors du commun qui doit, tout en paraissant être la plus normale possible, cacher l’identité secrète de deux de ses membres.

L’œuvre est jonchée de références à la pop culture et aux autres univers de super héros, sans être hors contexte pour autant.
La lecture est très agréable puisque de nombreux codes que l’on retrouve dans d’autres univers sont moqués ou montrés du doigt. Cela permet aussi de s’ouvrir à un public plus large: les jeunes s’identifieront au héros et les plus anciens comprendront sans doute mieux certaines références (rien ne les empêche de s’identifier aussi à Mark Grayson).

On appréciera aussi l’humour utilisé qui reste léger et universel : Par exemple, l’utilisation de multiples cases identiques afin d’instaurer une impression de longueur dans une situation originale ou gênante. Cela permet de retrouver le rythme présent dans certaines  vidéos Vine ou Instagram utilisé par des artistes tel que King Bach, Amanda Cerny ou encore Logan Paul. Les répliques sont aussi utilisées avec justesse et nous prennent de temps en temps à contre-pied.

Côté dessin, on est face à un style très épuré dans des tons pastels donc avec peu de contrastes. Cela colle parfaitement au ton léger de l’oeuvre (mais le dessin va évoluer et en mieux). De nombreuses cases sont pour l’instant dépourvues de décors et se limitent donc à une couleur unie. Je trouve cela un peu regrettable mais c’est complètement personnel et subjectif et ça ne nuit en rien à l’oeuvre!

Invincible est donc un comics rafraîchissant qui change de ce qu’on lit habituellement dans les histoires de super héros. De nombreux lecteurs pourront rapidement s’identifier au jeune héros. Et vous n’avez pas besoin d’avoir un Papa super héros pour cela… ce qui est quand même un plus !

La note de Alex : [star-rating=5]

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Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par  Ginlange, il y a 3 heures et 22 minutes.

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    Ginlange
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    Invincible, une merveilleuse porte d’entrée dans l’univers des comics, c’est frais, dynamique et profondément attachant !

    [Retrouvez l’article de ginlange à l’adresse [Review] Invincible Tome 1]

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