[Review] Green Arrow Rebirth Tome 1

Haro sur le Arrow du renouveau !

Avec l’aide d’une nouvelle coéquipière, Black Canary, Oliver Queen doit surmonter les multiples épreuves sur son chemin, parmi lesquelles les contradictions qui ont fait de lui ce qu’il est devenu aujourd’hui. L’arrivée de Green Arrow dans le DC Rebirth.

Green Arrow Rebirth Tome 1 : Vie et mort d'Oliver Queen
Histoire : Benjamin Percy
Illustrations, encrage et couleurs : Otto Schmidt et Juan Ferreyra
Contient les épisodes Green Arrow Rebirth #1 et Green Arrow #1-6
Publié chez Urban Comics

L’avis du Kit :

La flèche de la Justice?

Après le tumulte et l’irrégularité qualitative durant les “New 52“, où l’on notera tout de même les bons chapitres sous la houlette de Jeff Lemire, Green Arrow fait-il un retour gagnant au début de ce DC Rebirth ?

Même si Benjamin Percy, tout comme Lemire auparavant, plonge Oliver Queen dans un nouveau complot. Ici,  il est dépossédé de ses biens et accusé d’un crime. Le scénariste  ramène l’Archer Vert à des choses que l’on connaît et qu’on aime du personnage : sa proximité avec la rue et son idée de justice sociale, tel le symbole qu’il s’est choisi en devenant un Robin des Bois des temps modernes. Et niveau look, on retrouve Queen avec sa capuche et son bouc. Bref, tout est fait pour retrouver le super archer tel que l’écrivait Dennis O’Neil et le dessinait Neal Adams dans les années 70 (review ici), surtout quand Dinah Lance, alias Black Canary, est de nouveau à ses côtés. L’auteur n’en oublie pas aussi de référencer le run de son prédécesseur, notamment avec la présence de la demi-sœur du héros dans ce recueil.

Une histoire intéressante et développée où la contradiction entre la richesse de Oliver Queen et le combat nocturne quotidien de son alter-ego sont mis en avant par le biais des réflexions de son amante et acolyte, Black Canary, qui n’a de cesse de le taquiner avec cela. C’est d’ailleurs un plaisir d’assister au retour de ce couple qui nous manquait depuis le pré-New 52, au point de se demander pourquoi les auteurs précédents n’y avaient pas pensé avant. Revoir Arrow & Canary ensemble va vraiment de soi, certes c’est rapide, mais tellement logique quand on connaît l’histoire de ces deux là dans les comics du passé. Au final, on sent que Benjamin Percy a autant pioché dans les œuvres pré-New 52 que dans celles du reboot de 2011 pour offrir un nouvel horizon à l’Archer Vert de la Distinguée Concurrence. Une histoire au final pleine d’action et de rebondissement avec une pointe de romance.

Du côté des dessins, Otto Schmidt et Juan Ferreyra se partagent ce premier arc narratif. J’avoue que je découvre les traits de l’un et de l’autre via ce recueil. Ils ont chacun leur style bien identifié. Schmidt livre des planches aux traits fins et dynamiques qui ne sont pas sans me rappeler ceux du talentueux Lee Weeks (Superman Lois & Cark, Spider-Man, Captain America, etc.). Celui de Ferreyra est bien différent mais tout aussi attrayant. Cet artiste a lui aussi des traits dynamiques et vifs avec une colorisation à base d’aquarelle qui tranche donc avec la première partie de son compère. L’ensemble graphique est vraiment d’une bonne qualité. On notera en bonus, les croquis préparatoires de Otto Schmidt et les somptueuses couvertures alternatives du grand Neal Adams qu’on rêve de revoir à l’œuvre dans les pages intérieures d’un comic-book.

 

Au final, un début de DC Rebirth plutôt réussi pour Green Arrow . Il mêle à la fois la nostalgie du pré-New 52 et la caractérisation plus contemporaine du personnage à l’occasion du reboot de 2011 de la Distinguée Concurrence. Une porte d’entrée idéale à nouveau lectorat et un recueil plutôt bon de l’Archer Vert pour celles et ceux qui le connaissent davantage. Sans conteste un des meilleurs titres du renouveau DC Comics.

La note du Kit : 

 

L’avis de Ben :

Green Arrow New 52 s’était conclu sur des épisodes franchement moyens (reviews du tome 4 et du tome 5). Mais restant fan de l’archer vert j’attendais beaucoup de ce titre. Comme toutes les séries Rebirth, il ne s’agit pas d’un reboot, donc les éléments présents dans les New 52 sont présents et c’est tant mieux car tout n’était pas à jeter. Pour illustrer mes propos, il suffit de citer Emiko sa demie-sœur, un personnage que j’ai toujours apprécié ainsi que leur relation.

On pourrait reprocher à ce titre un scénario pas si novateur avec des banquiers méchants ayant infiltré toutes les grosses entreprises de la ville, y compris l’entreprise familiale d’Oliver Queen, le héros en danger, le héros trahi. Certains crieront au déjà vu.
Ok mais le traitement offert par les auteurs nous fait oublier ces détails et quelques péripéties un peu faciles glissées dans le scénario. De plus, Benjamin Percy nous apporte un casting séduisant et loin d’être secondaire. Black Canary occupe une place centrale et apporte une certaine fraîcheur au titre. De la même manière, je pourrais encore parler de sa sœur Emiko, de Diggle ou encore de Shado qui ont chacun un rôle dans ce premier arc.
Le méchant “Le neuvième cercle” va continuer sa construction dans la suite de Green Arrow et nous réserve de bonnes surprises ou plutôt de mauvaises surprises pour notre héros.

Après, on ne va pas se le cacher mais LE gros point fort de ce Green Arrow Rebirth c’est le dessin de Otto Schmidt. Il rend le scénario magnifique, transcende les personnages et nous offre à chaque planche une véritable œuvre d’art et c’est dommage qu’il ne soit présent que sur la moitié de ce premier tome, (sûrement dû à la cadence infernale imposé par un titre bimensuel ?). Il partage le dessin avec Juan Ferreyra dont je suis un peu moins client, mais peut être parce qu’il partage l’affiche avec Otto Schmidt, cela dit la rupture entre les deux est un peu dommageable mais reste globalement appréciable.

Green Arrow Rebirth fait partie des titres Rebirth à ne pas louper malgré quelques ficelles scénaristiques un peu facile et pour la grande beauté des dessins d’Otto Schmidt.

La note de Ben : 

pour comprendre nos notes subjectives : 
5/5 J'adore 
4/5 Très cool 
3/5 Sympa 
2/5 Sans plus 
1/5 Bof 
0/5 Pas pour moi
Categories Ben, Kit Fisto, Nos chroniques
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