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[Review] Crimson

 
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Point(s) fort(s) :


Des personnages riches et charismatiques.
Des concepts de bien et de mal nuancés.
La révélation du talent de Humberto Ramos.

Point(s) faible(s) :


Rien


 
En résumé
 

L’intégrale de Crimson nous replonge dans l’ambiance de la fin des années 90 avec ce récit vampire et apocalyptique. Brian Augustyn joue brillamment avec les références légendaires et mythologiques pour offrir un titre à la narration vive tandis qu’Humberto Ramos est au meilleur de sa forme. Un titre à ne pas manquer !

 
Infos techniques
 

Histoire : Brian Augustyn
Dessin : Humberto Ramos
Editeur :
 
Editeur VO :
 
Publié 8 janvier 2018 par

 
Dans le détail...
 
 

Comme vous avez de grandes dents !

L’avis de Sonia :

A l’origine, Crimson est paru à la toute fin des années 1990 chez l’éditeur Wildstorm. Les lecteurs français avaient pu découvrir ce récit dans les publications SEMIC en 1999 et 2000 et la série est devenue culte pour une bonne partie du lectorat.

Glénat Comics a donc réussi une très belle opération en éditant la totalité de la série dans une édition intégrale à tirage limité. Ainsi, les nostalgiques de l’époque vont pouvoir retrouver les aventures d’Alex Elder, jeune vampire destiné à sauver le monde tandis que les nouveaux lecteurs se plongeront avec avidité dans ce récit apocalyptique. Crimson est certes un comic-book vampirique : les personnages principaux ont des dents pointues et boivent avec plus ou moins d’avidité le sang de leurs congénères humains. Mais, si Alex est un jeune héros convainquant, Brian Augustyn a su l’entourer de personnages tout aussi charismatiques que lui, développant ainsi plusieurs caractères marquants comme Scarlet, membre d’une confrérie destinée à éradiquer les vampires, Zophiel, un ange déchu et même Saint Georges revenu sur Terre ! Bien avant American Vampire, Augustyn et Ramos présentent un univers où les vampires ne sont pas tous aussi mauvais qu’on pourrait le penser et où les Humains ne sont pas seulement des victimes mais parfois des bourreaux.

Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est la richesse des protagonistes. Les auteurs s’inspirent de l’Ancien Testament et des récits historiques et mythologiques. On peut ainsi croiser des Templiers, des loups-garous, des dragons, des anges ou des démons. L’autre intérêt est de présenter bien davantage qu’une histoire manichéenne. Chaque personnage appartient certes à une sorte de clan mais est amené à effectuer des choix individuels qui le poussent parfois à s’allier avec ceux qu’il considérait comme des adversaires. Par ailleurs, chacun a sa place dans l’histoire, nul n’est laissé de côté au profit d’un héros principal qui écraserait les autres. Alex est certes présenté comme “l’Elu” mais il ne peut rien faire seul malgré son courage et sa bonne volonté. Le seul petit bémol est que le récit se clôt un peu brutalement et on en redemanderait volontiers.

Côté dessins, on assiste ici à la révélation du talent d’Humberto Ramos qui explose véritablement avec ce titre. Evidemment, graphiquement, Crimson est très marqué par son design “années 90”, on y voit notamment les influences de Jim Lee ou des similitudes avec le style de Joe Madureira. On y trouve aussi ce qui fait la patte de Ramos : la proximité avec le manga dans ses personnages filiformes dotés d’une paire d’yeux dans laquelle on se noie. La science du mouvement d’Humberto Ramos se révèle également à travers les pages de Crimson. Le dessinateur offre également des cases foisonnantes de mouvements et de personnages.

L’édition de Glénat Comics est soignée et offre non seulement l’intégralité des 24 chapitres de Crimson mais également deux chapitres bonus avec Scarlet X et l’épisode 1/2 de Crimson dont on attend toujours la suite. Le volume se clôt avec un carnet de croquis d’Humberto Ramos, ce qui nous fait 650 pages de bonheur !

L’intégrale de Crimson nous replonge dans l’ambiance de la fin des années 1990 avec ce récit vampire et apocalyptique. Brian Augustyn joue brillamment avec les références légendaires et mythologiques pour offrir un titre touffu, à la narration vive tandis qu’Humberto Ramos est au meilleur de sa forme. Un titre à ne pas manquer !
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Archiviste de métier et passionnée par les comics depuis qu’elle mit la main sur Spécial Strange n°19 en 1980, Sonia Smith a dévoré toutes les publications LUG et Semic qui lui tombaient sous la main. Après une pause à la fin des années 1990, elle retourne à ses premières amours et ouvre son blog Comics have the Power


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