[Review] Captain America – White

Le comble pour un auteur : un « blanc » pour clôturer une saga.

Steve Rogers est devenu Captain America pour combattre les nazis en Europe. On le retrouve à cette époque, accompagné de Bucky Barnes et Nick Fury. Ils font face à Crâne Rouge et à son plan diabolique pour détruire Paris.

Captain America - White
Histoire : Jeph Loeb
Illustrations : Tim Sale
Contient les épisodes US Captain America : White 0-5
Publié par Panini Comics

L’avis du Kit :

Cap’ is back

Le Captain America a été créé par Joe Simon et Jack Kirby en décembre 1940, soit un an avant l’entrée en guerre des États-Unis contre le Japon et l’Allemagne nazie. Le porte-bannière étoilé est alors devenu l’incarnation et l’emblème du patriotisme américain, défenseur de la Liberté contre les tyrannies. Au fur et à mesure du temps et de son histoire, Steve Rogers, le Cap’ est passé outre ce symbole, allant même parfois à l’encontre des institutions de son propre pays, toujours pour défendre son sens de l’honneur et la liberté ( son mécontentement lors de la l’Affaire du Watergate dans les 70’s, la législation sur les super-héros dans l’event Civil War  en 2006/2007, etc.).

Dans ce recueil, le duo inséparable Jeph Loeb et Tim Sale (Batman – Long Halloween, Dark Victory, Superman All Seasons…) retourne à sa saga colorée entamée il y a quelques années avec Daredevil Jaune, Hulk Gris et Spider-Man Bleu. Le 1er volet de Captain AmericaWhite sort en 2008 avec son volet #0 puis plus rien par la suite. Il faudra attendre 2015, pour que Jeph Loeb et Tim Sale puissent continuer et terminer cette histoire toujours basée sur la nostalgie d’un super-héros sur son passé perdu. Dans Daredevil Jaune et Spider-Man Bleu, les héros en question sont mélancoliques et nostalgiques de leurs amours perdus (Karen Page & Gwen Stacy). Dans ce Cap’ Blanc, Steve Rogers, revenu parmi les vivants après sa décongélation, se remémore les souvenirs de son side-kick, ami et « petit frère » James Buchanan « Bucky » Barnes durant leurs missions en Europe pendant la 2nde Guerre Mondiale. Notamment celle de décembre 1941, au début de l’entrée dans le conflit des USA, où le duo se retrouve à Paris avec le Sergent Nick Fury et ses Howlings Commandos. Leur but, empêcher Red Skull/Crâne Rouge de détruire Paris.

Entre action, émotion et humour, Loeb rend hommage par son histoire aux créateurs du super-héros étoilé de Timely Comics puis de Marvel en se centrant sur ses liens d’amitié fraternelle avec « Bucky« .

En lisant cette histoire, tout lecteur sait ce qu’il adviendra au jeune frère d’arme de Rogers à la fin de conflit. C’est d’autant plus poignant que le Cap‘ comme tous ses autres compagnons d’armes et ses nouveaux alliés (les Avengers) ignorent que Bucky a survécu pour servir d’arme vivante endoctrinée par l’Union Soviétique en devenant le Winter Soldier/Soldat de l’Hiver. Sur 7 années de travail, Jeph Loeb livre une histoire assez simple mais qui nous fait passer un bon moment de lecture aux côtés de Cap, Bucky, Fury, Dum Dum et les autres « grognards« . L’esprit nostalgique et mélancolique teinté d’humour  fonctionne très bien.

Côté dessin, Tim Sale, fidèle à lui-même, signe des planches typiques à ses traits habituels au style rétro et cartoony, que ce soit pour DC Comics ou Marvel, rendant d’autant plus présent l’hommage aux comics d’antan et à Jack « The King » Kirby ».

Cap & Bucky unleashed

Ce Captain America White/Blanc est un récit nostalgique magnifié par un visuel splendide. Une très bonne lecture mêlant émotion, humour et mélancolie. Jeph Loeb et Tim Sale réussissent une nouvelle fois à émouvoir le lecteur par le biais de leur travail respectif.

La note du Kit : 

 

pour comprendre nos notes subjectives : 
5/5 J'adore 
4/5 Très cool 
3/5 Sympa 
2/5 Sans plus 
1/5 Bof 
0/5 Pas pour moi
Commentaires
Categories Kit Fisto, Nos chroniques
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