[Review] Aquaman Tome 1

Pas si ringard que ça, l’homme poisson !

Urban Comics Aquaman tome 1Aquaman décide de regagner la vie civile à la surface et essaye de vivre une vie plus ou moins normale. En parallèle, des créatures abyssales font leur apparition et terrorisent les zones côtières humaines.
Le roi des sept mers va alors partir à la recherche des origines de ces créatures hostiles.

Aquaman Tome 1 - Peur Abyssale
Histoire : Geoff Johns
Illustrations : Ivan Reis
Encrage : Joe Prado, Eber Ferreira
Couleurs : Rod Reis
Contient les épisodes #1 à 6 de la série Aquaman
Publié par Urban Comics

L’avis d’Alex :
Je ne connais le personnage Aquaman que de nom et j’ai sauté sur l’occasion quand j’ai trouvé cette œuvre à ma médiathèque. Ce héros m’intéressais tout simplement, car il n’a pas le même relais médiatique que ses collègues de la Justice League.

J’aime beaucoup comment Geoff Johns présente le personnage dans la première partie du récit. En effet, on le voit un petit peu comme le vilain petit canard, raillé sans arrêt et pas pris très au sérieux.

Aquaman ? Ringard ? Nooon

Les humains le connaissent davantage pour sa soi-disant capacité à pouvoir parler aux poissons plutôt que pour ses exploits en tant que super-héros marin. C’est d’ailleurs un petit peu l’image qu’il a auprès du public ou en tout cas c’était l’image qu’il avait à l’époque. Je trouve donc le parallèle plutôt amusant et bien trouvé.
On peut aussi remarquer que la blague a été reprise lors du dernier film Justice League lorsque Batman lui déclare “I heard you can talk to fish”. Je trouvais que c’était un clin d’œil sympa, même si le Aquaman du film semble bien moins intellectuel. Nous verrons cela prochainement lors de son film dédié.
La personnalité donnée à Aquaman est vraiment intéressante, on se retrouve avec un super héros qui ne cherche pas directement à détruire une menace comme certains de ses confrères aux méthodes plus directes.
Il va, de son côté, chercher à comprendre pourquoi cette menace est là, ce qu’elle veut et quel est son but ? Il évite ainsi de faire preuve de spécisme.
Je trouve ce point de vue captivant d’autant plus qu’il considère que les humains ne sont pas une menace pour le règne animal sous-marin. Le fait qu’il traite tout le monde de la même manière est intéressant : il ne fait pas de conclusion hâtive incarnant ainsi quelqu’un de noble et réfléchi, ce qui contraste avec son image de loser.

On en apprend un petit peu sur ses origines à travers des flashbacks et sur sa relation avec son père grâce à un changement graphique soudain très appréciable qui ne perturbe en rien la lecture. Son lien profond avec l’océan transparaît dans le récit, comme si son séjour sur la terre ferme n’était que passager et qu’un jour ou l’autre, il serait destiné à retourner dans l’océan.

Mera est relayée au personnage de soutien dans cette première partie, on la découvre comme une femme très supportrice de son mari. Elle n’est pas du tout montrée comme une femme objet qui n’est présente dans le récit que pour remplir le quota de fanservice. Elle tient vraiment son rôle et contrebalance le tempérament calme d’Arthur.

Le physique des créatures est vraiment très réussi et fait bien évidemment penser à la baudroie ou communément appelé la lotte, un poisson des profondeurs dont de nombreux poissonniers s’empressent de couper la tête pour ne pas effrayer les clients.
J’ai particulièrement apprécié ce design car il m’a directement fait penser à l’une des nouvelles de HP Lovecraft (Le Cauchemar d’Innsmouth) un hommage ou un clin d’œil ? Ça, je ne pourrais pas vous le dire !
Le design de ces créatures fait aussi penser à celui des sirènes que l’on retrouve dans le récit The Wake de Snyder et Murphy qui sont elles aussi des créatures abyssales.

A gauche les créatures présentes dans Aquaman, à droite les sirènes de The Wake

La seconde partie de l’histoire est plus axée sur Mera. Johns la met dans des situations nous montrant sa difficulté à comprendre les humains. En effet, cette dernière est une Atlante et ne fait pas démonstration de la même patience qu’Arthur Curry. On voit ici une femme forte qui a des convictions et une certaine noblesse dans son comportement.

Néanmoins, j’ai trouvé que la transition entre les deux histoires était vraiment facile et rapide, c’est dommage si on compare au reste de la qualité du récit !

Le dessin est vraiment superbe très dynamique les contrastes de couleurs et la luminosité extrêmement bien maîtriser. Quelques petits défauts sur les visages lors de certaines expressions. C’est aussi le risque lorsque l’on prend le parti de faire un dessin dans un style réaliste, les expressions du visage sont très dures à retranscrire sur papier !

P.S : Juste une remarque qui ne ravira peut-être pas les puristes : Mera est déjà assez sexy et sensuelle dans sa combinaison moulante, était-il nécessaire d’ajouter à cela un décolleté plongeant ?

Retrouvez l’avis de Chris sur ce titre dans le Conseils Lectures Comics #2

Un scénario qui peut paraître à première vue simple mais qui permet à Geoff Johns de nous montrer un Aquaman différent de l’image qu’il avait à la période pré-New 52. Un récit qui comme le dit si bien mon collègue vidéaste Chris  “redonne ses lettres de noblesses à Aquaman”. Une œuvre très bien construite dans l’ensemble, aussi bien au niveau du scénario que du dessin. Vous vous sentirez comme un poisson dans l’eau !

La note d’Alex : 

 

L’avis (bref) du Kit :

Geoff Johns, Ivan Reis, Joe Prado et Rod Reis, à l’occasion du reboot de 2011 chez DC Comics, tous ont redoré le blason du héros de l’Atlantide. Jugé (à tort) kitsch par le passé, l’auteur et les artistes ont redonné un souffle nouveau au personnage et à Mera, sa dulcinée. Cette étape avait déjà été amorcée lors des events pré-New 52  que sont Blackest Night et Brightest Day. L’auteur n’oublie pas de glisser quelques clins d’œil au passé tumultueux du super-héros aquatique, sans pour autant  le rabaisser comme cela a pu être fait dans les débuts du DC Rebirth sous la houlette de Dan Abnett (review ICI) .

Les superbes dessins de Ivan Reis accentuent la réussite de ce retour en force d’Arthur Curry au sein de la Distinguée Concurrence. Des planches tout bonnement magnifiques et impressionnantes que livre l’artiste brésilien, avec l’appui plus que satisfaisant de Joe Prado à l’encrage et Rod Reis à la colorisation.

Au final, Beaucoup d’action, d’humour, de clins d’œil et d’aventure font d’Aquaman New 52 l’un des meilleurs héros du relaunch de DC Comics. Geoff Johns prouve que ce n’est pas pour rien que ce héros fait partie de la Justice League.

 

La note du Kit : 

 

pour comprendre nos notes subjectives : 
5/5 J'adore 
4/5 Très cool 
3/5 Sympa 
2/5 Sans plus 
1/5 Bof 
0/5 Pas pour moi
Categories Alex, Kit Fisto, Nos chroniques
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