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[Review] Lazarus tome 6

 
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Vos notes
1 votant

 

Point(s) fort(s) :


Greg Rucka maîtrise tous les aspects de son univers
Des personnages secondaires interessants

Point(s) faible(s) :


Ce n'est qu'un tome de transition


 
En résumé
 

Avec cette collection d’histoires courtes pour étoffer l’univers de Lazarus, Greg Rucka offre à ses lecteurs un éclairage nouveau sur l’action de sa série. Ce monde est riche, vaste et parfaitement structuré par l’auteur, c’est ce qu’on découvre dans ce nouveau volume publié par Glénat Comics.

 
Infos techniques
 

Histoire : Greg Rucka, Eric Trautmann
Dessin : Steve Lieber, Mack Chater, Justin Greewood, Alitha Martinez, Bilquis Evely, Tristan Jones
Editeur :
 
Publié il y a 5 mois par

 
Dans le détail...
 
 

Lazarus peut-il survivre à l’absence de son héroïne ?

L’avis de Matt :

A

lors que le dessinateur Mickael Lark a besoin de temps pour terminer ses pages, Greg Rucka se retrouve face à un dilemme : comment continuer à sortir de nouveaux épisodes de Lazarus ?

Plusieurs solutions s’offrent alors à lui. La plus simple est évidemment de retarder la sortie des quelques épisodes pour laisser le temps à Lark de travailler sereinement. Pas vraiment satisfaisant pour les fans. Il pourrait également faire appelle à un fill-in artist, un artiste de remplacement qui fait quelques pages en lieu et place de l’artiste titulaire. Là encore, les fans sont souvent mitigés face à ce processus.

Alors que faire ?

Greg Rucka a plus d’un tour dans son sac et il choisit une autre voie.
Il écrit quelques épisodes sans lien entre eux mais situés dans l’univers de sa série. Chacun de ces épisodes indépendants est illustré par un dessinateur différent et chacun de ces épisodes s’intéresse à un protagoniste aperçu dans les cinq premiers tomes de Lazarus. Le résultat est passionnant !

Lazarus est un récit d’anticipation placé dans un futur proche, une époque au cours de laquelle les Etats ont laissé le pouvoir à de riches familles. Vous avez remarqué que j’essaie de ne rien spoiler ? Le récit ne s’intéresse qu’à une infime partie de ce monde créé par les auteurs en se focalisant sur Forever, le bras armé de la famille Carlyle. Rucka trouve ici l’occasion étoffer ses personnages secondaires et de leur donner plus de consistance. Souvent, ce genre d’épisode ne sert que de remplissage destiné à faire vendre artificiellement du papier sans réelle valeur ajoutée. Ici, c’est tout l’inverse.

Le tome 6 de Lazarus tel que publié par Glénat Comics compile ces épisodes particuliers de la série de Rucka. Il apporte un éclairage nouveau sur certains enjeux et explicite les relations entre des personnages. J’ai été particulièrement séduit par la richesse de l’univers que dépeignent les auteurs. Le scénariste en particulier semble avoir énormément réflechi à la structure de la société qu’il nous permet d’apercevoir dans Lazarus. J’ai réalisé que les aventures de Forever ne permettent que d’apercevoir la partie émergée d’un Iceberg cohérent et structuré.

Pour donner le meilleur de soi, il faut savoir s’accorder une pause de temps en temps. Ici, elle prend la forme d’une plongée en profondeur dans l’univers de la série. Un break bienvenu avant la reprise des hostilités dans un volume 7 que j’attends de pied ferme.

Si Lazarus tome 6 est indéniablement un volume de complément, il ne doit pas un tome de remplissage. En étoffant son univers, Greg Rucka offre à ses lecteurs et ses personnages un contexte et un éclairage nouveau sur l’ensemble du titre.
Parfois, un retard d’illustrateur est la meilleure chose qu’il puisse arriver à un récit.

La note de Matt : 

 

L’avis de Sonia :

J

e l’avoue, j’ai toujours un peu peur des récits de transition, ça sent souvent le remplissage et ça casse le rythme d’une histoire qu’on aime suivre et dont on attend les suites avec impatience. Lazarus est un des titres que j’aime le plus chez Glénat Comics et je me jette littéralement sur chaque volume de cette série très bien construite.

Mais Greg Rucka est malin, il a su faire de la nécessité de réaliser des épisodes d’attente une véritable force qui lui permet de développer l’univers uchronique qu’il a patiemment construit. L’auteur décide, en effet, de laisser de côté les principaux protagonistes du récit ainsi que les lieux stratégiques pour en explorer les marges. Ce volume est donc pour lui l’occasion d’approfondir son histoire tout en la faisant progresser en même temps. On aperçoit Forever Carlyle, le personnage principal furtivement et de dos sans qu’elle n’ait de rôle majeur dans les histoires qui parsèment ce volume.

Ce volume est divisé en six chapitres dont chacun présente un personnage secondaire. Chaque histoire est précédée d’un petit texte de mise en contexte qui situe le récit dans le temps ainsi que dans l’espace. On découvre ainsi plus avant le destin de Casey Solomon devenue une “dague”, un soldat d’élite au service des Carlyle, on approfondit notre connaissance de Joaquim, le Lazare de la famille Morray, on suit le destin de certains affidés des Carlyle qui ont, en apparence, échappé à un funeste destin. Le lecteur découvre ensuite de nouveaux Lazares et de nouveaux enjeux géopolitiques et suit une femme qui tente d’exercer son métier de journaliste d’investigation malgré des contraintes liées à la censure et au contrôle de l’information. Chaque récit est confié à un dessinateur différent qui apporte sa patte à l’univers sans que l’ensemble ne soit disparate.

Avec Lazarus, Greg Rucka propose un univers digne de Game of Thrones avec des intrigues, des familles rivales, des enjeux géopolitiques et sociaux. Il invente un monde à la fois féodal et futuriste qu’il réussit à rendre réaliste et ce tome ne déroge pas à la règle.

Ce sixième tome de Lazarus est un tome de transition, pourtant, il serait dommage de passer à côté si vous aimez cette série. Greg Rucka réussit dans ce volume à intéresser son lecteur à des personnages secondaires, aperçus rapidement aux détours des précédents récits. A travers les six histoires qui forment ce titre, Greg Rucka démontre que son univers n’a pas forcément besoin de s’appuyer systématiquement sur son héroïne pour être intéressant, c’est la démonstration d’une uchronie réussie.

La note de Sonia : 

 

pour comprendre nos notes subjectives : 
5/5 J'adore 
4/5 Trés cool 
3/5 Sympa 
2/5 Sans plus 
1/5 Bof 
0/5 Pas pour moi

 
Matt est animateur et producteur en radio et en télé depuis 2006. Autodidacte, il lance plusieurs programmes dont C'est Quoi Ton Job ? ou L'Upperground, récompensés par des prix nationaux. Avec La Sélection Comics, il parle de BD américaine au plus d'1.3 million d'auditeurs de Sud Radio, Vibration, Voltage et beaucoup d'autres. Il est le fondateur de LesComics.fr.


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Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par  Matt, il y a 4 mois et 2 semaines.

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    Matt
    Admin bbPress

    Avec cette collection d’histoires courtes pour étoffer l’univers de Lazarus, Greg Rucka offre à ses lecteurs un éclairage nouveau sur l’action de sa série. Ce monde est riche, vaste et parfaitement structuré par l’auteur, c’est ce qu’on découvre dans ce nouveau volume publié par Glénat Comics.

    [Retrouvez l’article de matt à l’adresse [Review] Lazarus Tome 6]

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