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[Review] Batman : The Dark Prince Charming tome 1

 
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Point(s) fort(s) :


C'est très beau
La fille cachée de Bruce Wayne

Point(s) faible(s) :


Des femmes sexualisées pour rien
Batman n'est plus un détective


 
En résumé
 

Enrico Marini met la main sur Batman et livre une copie en demi-teinte. Ce récit devra se transcender dans le prochain tome ou sera à oublier.

 
Infos techniques
 

Histoire : Enrico Marini
Dessin : Enrico Marini
Editeur :
 
Editeur VO :
 
Publié 1 novembre 2017 par

 
Dans le détail...
 
 

Batman s’offre Marini (ou l’inverse)

Enrico Marini a le privilège de pouvoir poser officiellement sa marque sur Batman et son univers. Alors que toute la presse semble s’emballer sur ce titre, je suis resté plutôt dubitatif quand à cette prestation.

Bruce Wayne est confronté à une femme qui prétend qu’il est le père de sa fille et demande un test en paternité.
Dans le même temps, le Joker cherche de l’argent pour offrir un cadeau à Harley Quinn – véridique. Il va donc enlevé la “fille de Bruce Wayne” pour demander une rançon. Mais au fait, vous saviez que Bruce Wayne c’est Batman ?

Par où commencer ?
Tout d’abord, je vous demande de garder votre calme et de cesser l’emballement médiatique autour de ce titre. Marini sur un titre Batman provoque dans le milieu une vague de hype irréaliste, entretenu par les différentes annonces de l’éditeur. Visiblement, Dargaud à envie de pousser son titre : j’ai reçu 3 fois le dossier de presse de présentation du titre en un mois.
Avec un tel dispositif, il va falloir que le récit assure derrière.

Pour ceux qui sont passé à travers cette vague d’info, The Dark Prince Charming est une coproduction franco-américaine. Le titre écrit et dessiné par Enrico Marini sort en même temps en France chez Dargaud et aux Etats Unis chez DC Comics. L’auteur suisse a eu la liberté de livrer sa propre version de l’univers du héros. Alors, disons le tout de suite : c’est une BD de l’école france-belge, pas un comics.
C’est très important de le dire d’entrée car beaucoup de critiques faites à ce récit le sont sur la forme (le rythme, les cases…) et pas vraiment sur l’histoire. Egalement, je précise que je ne connaissais pas le travail de Marini avant de lire ce livre.

Je suis assez circonspet sur le résultat final. Il y a beaucoup de choses que je trouve réussi dans cette BD. Les décors sont particulièrement travaillés et les plans sur Gotham devraient raviver une forme de nostalgie auprès des fans du Batman de Tim Burton. Les personnages sont parfois un peu moins réussi et je ne suis vraiment pas fan du Joker présenté ici. On dirait un ado attardé déguisé en clown et malmené par une compagne capricieuse. C’est donc ça le Joker d’aujourd’hui ?
Pourtant, il me semblait intéressant que les femmes prennent le pouvoir dans ce titre. Bruce se voit mis en difficulté par une ancienne conquête (comprennez, un de ses plan cul) et le Joker doit accédé aux exigeances d’une Harley boudeuse. Enfin, dans le couple Catwoman/Batman, c’est visiblement le félin qui tient les rennes. Cette prédominance des personnages féminins sur ces mâles alpha typiques des comics est une des petites réussites de cette histoire.

Malgré ça, l’auteur s’amuse à exploiter les codes de la série comme la disparition de Batman lors de ses conversations avec Gordon sur le toit du GCPD ou les oppositions de méthodes entre Alfred et son maître. Il semble indéniable que Enrico Marini connait et aime l’univers du chevalier noir. Pourtant, sa narration appesantie et le titre met du temps à démarrer. L’enquête de Batman démarre donc à peine que le premier tome s’achève me laissant une impression d’inachevé.
Si je suis curieux de lire la suite, il me semble que ce livre me regarde en m’adresse un facétieux “tout ça… pour ça”. En soit, le principal problème du titre est probablement sa communication. Avec un tel battage médiatique, on pouvait s’attendre à un grande claque, une oeuvre majeure du bat-verse ou une mini-révolution dans le monde du 9ème art. Finalement, c’est juste une BD sympa.

Batman : The Dark Prince Charming est une bonne BD franco-belge hommage à l’homme chauve-souris par un artiste qui aime le personnage. L’histoire est intéressante et vous adhérerez ou pas aux quelques partis pris de l’auteur dans l’écriture des personnages. Le titre profite d’une esthétique léchée et de décors fabuleux, en contrepartie il se traîne comme un boulet un rythme beaucoup trop lent.
Ce premier tome est juste une intro.

La note de Matt : 

Pour comprendre nos notes subjectives :
5/5 J’adore
4/5 Trés cool
3/5 Sympa
2/5 Sans plus
1/5 Bof
0/5 Pas pour moi

Les mots clé de cet article
Batman Dargaud DC Comics Enrico Marini Harley Quinn Joker

 
Matt est animateur et producteur en radio et en télé depuis 2006. Autodidacte, il lance plusieurs programmes dont C'est Quoi Ton Job ? ou L'Upperground, récompensés par des prix nationaux. Avec La Sélection Comics, il parle de BD américaine au plus d'1.3 million d'auditeurs de Sud Radio, Vibration, Voltage et beaucoup d'autres. Il est le fondateur de LesComics.fr.


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Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par  Matt, il y a 11 mois et 3 semaines.

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    Matt
    Admin bbPress

    Enrico Marini met la main sur Batman et livre une copie en demi-teinte. Ce récit devra se transcender dans le prochain tome ou sera à oublier.

    [Retrouvez l’article de matt à l’adresse [Review] Batman : The Dark Prince Charming tome 1]

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