[Review] Animosity tome 1

Un monde qu’il va falloir apprivoiser !

Animosity Snorgleux ComicsEn ce jour de l’année 2016, les animaux ont radicalement changé. Ils sont désormais dotés du sens de la parole et ont décider de reprendre leur destin en homme. L’Homme n’est plus qu’une espèce parmi tant d’autre.
La jeune Jesse a de la chance, son chien Sandor l’aime plus que tout. Ensemble, ils vont découvrir que le monde est devenu radicalement différent.

Animosity tome 1 : le réveil
Histoire : Marguerite Bennett
Illustrations : Rafael De Latorre
Contient les épisodes 1 à 5 de la série Animosity
Publié par Snorgleux Comics

Gagnez ce livre du 18 au 22 septembre 2017 sur LesComics.fr




L’avis de Matt :

Animosity est un titre que j’attendais à double titre.
D’abord grâce à l’envie d’accueillir un nouvel éditeur de comics. Snorgleux Comics est en effet un tout nouvel éditeur qui profite de la rentrée 2017 se lancer avec 2 titres inédits en France que sont American Monster et Animosity.
Egalement, ma découverte du premier chapitre de la série lors du Free Comic Book Day m’a laissé une impression très favorable. Il fallait que j’en lise plus.

Animosity Snorgleux Comics

Tous les animaux sont désormais doué d’une conscience et d’une pensée libérée à tel point qu’ils sont doués de la faculté de parler. Ils vont pouvoir s’émanciper du joug de l’Homme, espèce dominante jusqu’à présent, et choisir la voie qui sera la meilleure pour eux. Tout cela n’est pas du tout anodin et dès les premières pages, on assiste à des révoltes d’espèces entières bien décidées à massacrer les humains, d’autres ont des tendances suicidaires alors que certain individus préfèrent dévoiler des secrets devenus trop lourds.

L’héroïne est une enfant qui profite de l’amour que lui porte son chien. Sandor est dévoué corps et âme à sa maîtresse et il fera tout pour la protéger. Le duo va s’épauler au mieux pour se sortir de toutes les situations que ce nouveau monde mettra sur sa route, on est ici dans la plus pure tradition des titres post-apocalyptiques.

Animosity Snorgleux Comics

Avant d’en faire des caisses sur tout ce que j’aime dans cette série, je vais insisté sur le point qui me gène à savoir la gestion du temps.
Le premier chapitre est assez irréprochable mais dès les pages suivantes, l’histoire fait un bon d’une semaine. Quelques pages plus tard, on fait un nouveau bond cette fois d’un mois dans le futur puis on se prend au détour d’une page un laconique « un an plus tard ». Je trouve qu’on est baladé un peu vide dans cette temporalité et l’effet qe ça a sur moi n’est pas positif. J’ai l’impression de zappé de moments en moments d’une ligne temporelle. A vouloir aller trop vite, j’ai du mal à m’attacher aux personnages et donc à prendre les enjeux au sérieux.

Le titre repose pourtant sur ces sentiments d’attachements, d’affection et de fidélité. Toutes les espèces animales sont désormais égales et permettent de questionner l’Homme sur son comportement vis à vis des autres espèces. Quand les animaux sont devenus soldats, terroristes, esclavagistes ou scientifiques, peuvent ils nous traiter comme du bétail ?
Animosity est un titre plein de finesse et de sensibilité. Il joue sur notre perte de repères maintenant que nous sommes une espèce parmi tant d’autre. Le titre est servi par des dessins soignés qui prennent le temps d’insister sur les expressions faciales de tous les protagonistes de l’histoire qu’ils soient chiens, chats, vaches, tigres, oiseaux…

Ce premier tome est une plongée dans un nouvel univers post-apocalyptique au moins aussi violent et dangereux que celui infesté par des hordes de zombies. Je suis curieux de voir où va nous emmener la suite et j’espèce vraiment que les ellipses temporelles vont cesser pour me laisser le temps d’appréhender ce nouvel univers.

Animosity est un titre à la fois sensible et touchant, plein de tension et de reflexions sur la condition animal mais qui ne vous laissera pas le temps de vous accommoder des situation. Avec une histoire intelligente, une certaine tendresse et une tonne de bonus apportés par l’éditeur, le titre frôle l’excellence en ne se laissant pas apprivoiser facilement.

La note de Matt : 

 

pour comprendre nos notes subjectives : 
5/5 J'adore 
4/5 Très cool 
3/5 Sympa 
2/5 Sans plus 
1/5 Bof 
0/5 Pas pour moi
Commentaires
Categories Matt, Nos chroniques
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