[Review] Superman Rebirth tome 1 : le fils de Superman

Comme un truc de Superman mais mieux !

Superman Rebirth Urban comics/!\ SPOILER SUR LA FIN DES NEW52
Superman est mort. Il est tombé au combat lors d’événements survenus dans le volume Superman : Requiem. Pourtant, dans l’ombre, un Superman venu d’une Terre parallèle intervient discrètement sur certaines situations et tente d’élever sa famille loin des dangers de ce monde.
Lorsque son existence est découverte par une menace qui recherche l’ADN des Kryptoniens comme lui, Superman n’a plus le choix : il va devoir agir au grand jour et entraîner son fils dans la bataille.

Superman Rebirth tome 1 : le fils de Superman
Histoire : Patrick Gleason
Illustrations : Peter Tomasi, Doug Mahnke et Jorge Jimenez
Contient les épisodes Superman Rebirth 1 à 6
Publié par Urban Comics

L’avis de Matt :

Posons les bases : je déteste les comics consacrés à Superman.
Le héros boyscout qui bouscule toutes les échelles de puissances en affrontant des menaces qui lui feront mordre la poussière avant qu’il ne la terrasse m’ennuie profondément. Je trouve que ses histoires n’ont aucun enjeu et que les résolutions sont tirées par les cheveux.
Fallait il donc qu’un type comme moi se lance dans la lecture de Superman : Rebirth ? La réponse est carrément OUI !

Le Superman de l’univers New52 est mort. Le Superman de remplacement est la version historique du personnage, celle qui a traversée les époques, a porté fièrement une coupe mulet et est morte sous les coups de Doomsday en 1992. Ce Superman plus vieux et expérimenté découvre les habitudes de son jeune double local. Alors qu’il souhaite protégé sa famille contre les menaces qui parcourent l’univers, il va devoir impliquer son fils et sa femme, Lois Lane, dans un combat contre un ennemi redoutable sur fond d’épuration ethnique. D’ailleurs, le propos sur l’impureté présumée de certaines races et du métissage est assez remarquable dans le contexte de cette série.
D’ailleurs, le méchant de l’histoire est plutôt intéressant. On n’est pas face à un nouveau truc venu du fin fond de l’espace pour taper du krytonien. Enfin si ! Mais il apporte quelques touches de profondeur en plus.
Du coup, ça passe.

D’autant que le fond de la série n’est pas là. On n’est pas réuni pour lire uniquement un comics dans lequel Superman tape sur un méchant. On est ici face une histoire de transmission.
On assiste aux premiers pas d’un nouveau Superboy, élevé par son père et qui apprend à maitriser ses pouvoirs. Jon est d’ailleurs véritablement la star du livre. Ses réactions d’enfant et sa liaison avec ses parents en font un héros atypique. Il ne rentrera pas dans la bataille pour sauver le monde, par exemple, mais pour s’en prendre au méchant quand ce dernier frappera un animal.

Gleason et Tomasi s’étaient fait remarqué sur la série Batman & Robin. Ici, ils mettent un nouveau duo père/fils super-héroïque qui est le reflet inversé du précédent.
Jon est mignon et rieur, les dessins font d’ailleurs parfaitement honneur aux expression de l’enfant. Quel mignonne petite bouille. La personnalité de Jon est particulièrement travaillée. Le fils de Superman est tout l’inverse de Damian Wayne, le fils de Batman avec qui il partagera l’affiche dans la série Super Sons que j’attends du coup avec impatience.

Alors, évidement les héros s’en sortent mais le récit réserve son lot de surprises… et même Lois Lane devra plonger dans la bataille au détour d’une astuce scénaristique qui m’a beaucoup plu.
A ce stade, inutile de dire que pour moi, ce premier tome de Superman Rebirth est une totale réussite.

Le premier tome de Superman Rebirth marque la naissance d’un nouveau super-héros, dans l’ombre d’un Superman expérimenté. Le titre s’intéresse non pas à l’homme d’acier mais à toute sa super-famille et profite d’un couple scénariste/dessinateur qui fonctionne parfaitement.
Action, rebondissements et personnages attachant forment le contenu de ce livre que je recommande chaudement, surtout si comme moi si n’aimiez pas Superman.

La note de Matt : 


L’avis du Kit :

Après avoir lu et chroniqué les DC Rebirth de Batman & Wonder Woman ( à lire ici et ), je me devais de lire le relaunch du dernier membre de la Trinité DC Comics, Superman. J’en avais entendu beaucoup de bien durant sa sortie V.O et les divers avis sur le 1er tome VF m’ont donné encore plus de motivation pour le prendre et le dévorer.

Une raison de plus de le lire pour moi, le casting artistique regroupé autour du Superman pré-New 52 et sa famille : Peter J. Tomasi, Patrick Gleason, Doug Mahnke et Jorge Jimenez. Les deux premiers, Tomasi et Gleason ont l’habitude de travailler sur une lignée super-héroïque, on leur doit déjà le bon titre Batman & Robin durant le New 52/DC Renaissance avec le lien père/fils à la vie, à la ville entre Bruce Wayne et son héritier Damian. A l’issue des événements marquant la fin du Superman de l’ère New 52, ( Lire Superman – Lois & Clark et Superman – Requiem), Clark Kent, devenu Clark Smith pour protéger sa famille, prend son nouveau destin en main ainsi que les rênes kryptoniennes en rendossant officiellement le costume de Superman, après 5 années à agir héroïquement mais clandestinement. De son côté, le fiston Jonathan, alias « Jon » , prend mesure de son héritage toute l’étendue de ses pouvoirs.

Tomasi et Gleason livrent ici une très bonne histoire sur Superman, et dieu sait que les bonnes histoires du boy-scout de DC Comics doivent se compter sur les doigts d’une main…surtout depuis quelques années où le personnage a plutôt été malmené dans le New 52. Le rapport père/fils est ici très bien exploité et le côté protecteur paternel de Kal-El/Clark est un caractère assez inédit et très bien retranscrit par les auteurs. Tout n’y est pas forcément intéressant ( coucou Eradicator! ) mais globalement on rentre dans pleinement dans l’histoire comme ce fut le cas avec celle de Lois & Clark.

Côté planche, on a du lourd. Outre la présence obligatoire de Patrick Gleason après Batman & Robin, Doug Mahnke ( Green Lantern, Justice League…) et Jorge Jimenez (Super Sons, Superman, Earth 2…) se succèdent sur les chapitres avec des traits distincts mais tout de même uniformisés par une colorisation très centrée sur des couleurs chaudes comme l’orangé et le rouge liées aux flammes beaucoup présentes dans ce tome. C’est globalement très bon visuellement.

Pour ma part, un très bon début pour le Superman Rebirth, après la fin du New 52 avec Lois & Clark et le Superman Requiem. Ces histoires s’intéressaient déjà à la famille Kent de l’ancien univers DC Comics et à la fin de l’Homme d’Acier de l’univers DC Renaissance. Tout n’y est pas forcément parfait,  mais grâce au travail des auteurs et artistes,  on est vite attaché à cette Super Family du DC classique débarquée fraîchement dans l’univers rebooté de la Distinguée Concurrence. Affaire à suivre.

La note du Kit : 

 

pour comprendre nos notes subjectives : 
5/5 J'adore 
4/5 Très cool 
3/5 Sympa 
2/5 Sans plus 
1/5 Bof 
0/5 Pas pour moi
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