[Review] Wonder Woman Rebirth 3

La vérité peut parfois faire mal !

Attention : risque de spoiler sur Wonder Woman Rebirth 1
Wonder Woman
sait à présent qu’elle n’est jamais retourné sur Themyscira. Désorientée, elle perd la tête et n’est plus en mesure de se défendre. Steve Trevor décide de l’interner en tant que Diana Prince, le temps qu’elle recouvre ses esprits. Mais les forces du mal n’attendent pas et Véronica Cale tente toujours de percer les secrets de l’Ile du Paradis. Ses intentions ne sont-elles pas plus perfides que ce qu’elles paraissent ?

Wonder Woman Rebirth Tome 3 : La vérité (1ère partie)
Histoire : Greg Rucka & Liam Sharp
Illustrations : Liam Sharp, Bilquis Evely & Renato Guedes
Encrage : Mark Morales, Andrew Hennessy, Raul Fernandez & Scott Hanna
Couleur : Laura Martin & Romulo Fajardo Jr.
Contient les épisodes Wonder Woman #13 + #15-20, "Oh Themyscira" and "Wonder Woman in Conversation" from WONDER WOMAN 75TH ANNIVERSARY SPECIAL #1
Publié par Urban Comics

L’avis de Fleurgeekette :

L’illustration de couverture est alléchante puisque Jenny Frison nous promet un tome exceptionnel, à l’instar des deux précédents. La lecture du prologue nous conforte dans cette illusion : toujours sur l’île, Steve Trevor tente de sauver Wonder Woman des mains du Dr Poison / Colonel Maru et de son équipe, introduite sans explication ni gants. Un premier faux pas pour Greg Rucka qui prend le risque de perdre une partie de son lectorat dès les premières pages. S’appuyant probablement sur la sortie du film Wonder Woman où le Dr Poison était un des principaux adversaires de l’héroïne, il n’en reste pas moins que cette apparition est dédiée aux puristes et qu’elle arrive un peu comme un cheveu sur la soupe. Le dessinateur n’est ici plus Liam Sharp, mais Renato Guedes, et les traits sont très stylisés. Un peu trop pour Wonder qui en devient masculine (voire chevaline). La folie qui tend à l’habiter arrive elle aussi à une vitesse incroyable, trop pour qu’elle soit crédible. L’internement lui, est un choix scénaristique auquel je n’adhère pas. Bien que Diana soit sur le coup d’un choc post-traumatique, tout est trop rapide et injustifié. Bref, cette première partie de comics nous laisse dans la circonspection la plus complète, mais heureusement pour Greg Rucka, je l’aime suffisamment pour lui laisser une chance de rattraper ces petits loupés.

asile wonder woman

Une Wonder Woman un peu simplette…

Le premier chapitre est un raté visuel et éditorial. Je ne cherche pas à savoir à qui la faute, est-ce Urban qu’il faut blâmer pour son organisation ou la création même du comics mais c’est un fiasco qui complique la lecture. Selon le lieu ou l’événement, à chaque page son style de dessin. On peut en différencier quatre différents, bien que seul Liam Sharp soit mentionné comme dessinateur. Erreur de frappe ou volonté artistique, le résultat est là.

Entre Diana qui sombre dans le ridicule et l’introduction d’un personnage troublant pour tout nouveau lecteur, Ferdinand, mon coeur balance entre incompréhension et indignation. Si une part de mystère est toujours appréciable dans un comic, le but n’est pas non plus de jouer aux devinettes et de brouiller la lecture. Si vous n’avez donc jamais lu Greg Rucka présente Wonder Woman, n’espérez pas connaître Ferdinand, cuisinier de l’ambassade de Themyscira. Mis à part une introduction en début de tome nous expliquant que tous les personnages de cet univers proviennent de cette série et un avertissement : “Préparez-vous à une succession d’aller-retours”, il est dommage que la lecture soit floutée pour toute nouvelle personne voulant s’intéresser aux DC Rebirth. Cela m’a désagréablement fait pensé à mon tout premier comics, Wonder Woman Déesse de la guerre, que je n’avais absolument pas compris faute de ne pas avoir lu le run d’Azzarello.

Rebirth Veronica Cale

… contre une Veronica Cale à tomber !

Ma note ne serait pas aussi généreuse si cette première partie de La Vérité n’avait pas son lot de belles surprises. Et c’est la “méchante” de cette histoire, Veronica Cale, femme d’affaire brillante et ambitieuse qui nous l’apporte sur un plateau d’argent. Si nous connaissions son aversion pour la Princesse de Themyscira (cf. Greg Rucka présente Wonder Woman), DC Rebirth nous offre sa version plus complexe, plus personnelle et plus efficace que celle des DC Classiques.

C’est finalement la mythologie grecque qui reprend le dessus dans le scénario et qui établit un premier pendant de vérité : Veronica Cale a les mains liées, et ses mauvaises actions sont régies par l’obligation de sauver / de venger les siens. Dirigée dans un premier temps par les frères Deimos et Phobos et dans un deuxième par la sorcière Circé, Veronica sombre peu à peu, accablée par des personnalités bien plus puissantes qu’elle.

Le destin de Barbara Ann Minerva prend de même une tournure assez inattendue, intrinsèquement lié à celui de Wonder Woman mais aussi celui de Mlle Cale. Un détail surprenant qui fait toujours des comics de Greg Rucka des lectures intéressantes et passionnantes.

Comme dit plus haut, le travail graphique sur ce tome est instable, variable en qualité, ce qui diffère largement des deux premiers tomes, qui eux avaient une cohérence et une direction artistique parfaite. L’on espère que la suite retrouvera ses lettres de noblesse…

 

Finalement, ce tome 3 de Wonder Woman Rebirth aurait pu s’intituler Veronica Cale Rebirth. Si Diana Prince s’avère absente et passive durant tout le comics, son ennemie elle prend une dimension plus tragique et touchante, nous prodiguant la morale suivante : derrière chaque mauvaise action, il y a une raison. Poussant plus loin les origines des adversaires de la belle Amazone, le destin de Barbara Ann Minerva alias Cheetah prend lui aussi une autre envergure. Un comics qui annonce très probablement un dénouement très intéressant mais qui sur la forme manque de cohérence et d’explications.

La note de Fleurgeekette : 

 

pour comprendre nos notes subjectives : 
5/5 J'adore 
4/5 Très cool 
3/5 Sympa 
2/5 Sans plus 
1/5 Bof 
0/5 Pas pour moi
Categories Fleur Geekette, Nos chroniques
Jetez un oeil ici...