[Review] Wonder Woman Rebirth tome 2

Gloire à Greg Rucka !

tome 2 wonder woman rebirthDiana de Themyscira est connue pour posséder de nombreux titres : déesse de la Guerre, fille de Zeus, Reine des Amazones, Princesse de Themyscira…
Perdue dans une quête identitaire sans précédent, Wonder Woman devra renouer avec son passé grâce à l’aide de sa pire ennemie, Cheetah, et de son plus plus ancien partenaire, Steve Trevor.

Wonder Woman Rebirth tome 2: Mensonges
Histoire : Greg Rucka
Illustrations : Liam Sharp & Matthew Clark
Contient les épisodes Wonder Woman Vol.1: The Lies (Wonder Woman Rebirth #1 + Wonder Woman #1, 3, 5, 7, 9, 11)
Publié par Urban Comics

L’avis de Fleurgeekette :

M’entendant parfaitement bien avec la critique de Kit du premier tome de Wonder Woman, je vous invite à y faire un petit tour pour vous plonger dans l’ambiance. J’ajouterais que, malgré le peu de reproches que je peux faire à cette Année Un sans accrocs, j’étais tout de même très frustrée à sa lecture. Je n’y comprenais rien : pourquoi une énième revisite de ses origines ? On en avait pas assez mangé avec le film ? S’agissait-il d’une punition divine ?
J’avais cru comprendre que l’univers DC Rebirth était un point d’entrée pour les nouveaux lecteurs mais qu’il ne s’agissait pas d’un reboot. Ainsi, la continuité des New 52 était conservée. Alors pourquoi tout reprendre à zéro, encore? Pourquoi tant de haine et si peu d’originalité?

Parfois, les plus grosses frustrations amènent aux plus belles découvertes. Celle-ci restera longtemps gravée dans ma mémoire de fan de Wonder Woman.

wonder olympe rebirth

Je n’ai pas pu attendre d’être chez moi pour ouvrir ce comic. Et qu’elle ne fut pas ma surprise de découvrir que Nicola Scott, illustratrice du tome 1, avait été remplacé par Liam Sharp. J’ose à peine le dire à voix haute tant j’ai peur de me faire lyncher, mais YES ! Wonder Woman bénéficie malgré elle d’une image lisse et immuable de justicière au cœur pur et le dessin suit pratiquement toujours cette règle : pas de risque, des couleurs claires, des contrastes toujours bien contrôlés et surtout pas d’agressivité dans les traits même dans les moments les plus sombres. Avant ce comics, Diana était une jolie fille, une déesse qu’on ne devait surtout pas toucher. Cette claque visuelle que nous offre Liam Sharp est d’autant plus splendide que, passée la découverte d’une possible trahison, il n’y a pas de retour en arrière esthétique, uniquement du viscéral, de l’émotionnel et pratiquement aucune couleur froide. Quel pied !
Dans mon cas, j’y ajoute l’odeur du livre fraîchement imprimé… Ces moments-là, quand on est habitué aux comics, il faut les chérir et ne pas les oublier !

J’ai refermé ce livre avec tendresse, l’ai très vite acheté et j’ai foncé chez moi, pour la première fois depuis l’avènement Rebirth, remplie d’espoir !

Dès le début de la première partie, on est mis au parfum : cette lecture va nous faire sortir des sentiers battus.
Greg Rucka ne nous laisse pas le temps de comprendre ce qu’il se passe et pose les bases du comics : Diana ne sait plus qui elle est. Elle croit qu’elle est Déesse de la Guerre mais ne peut y adhérer et aller à l’encontre de sa nature pacifiste. Elle se remémore son passé chez les Amazones mais sait que quelque chose cloche dans la chronologie. Elle tente d’aller sur l’Olympe mais se heurte à une mauvaise surprise.
Ce n’est qu’en se remettant à son fidèle lasso de vérité qu’elle apprend avoir été dupé. Les références à toute son histoire dans l’univers DC s’accumulent : classique, essentiel, renaissance, tout se bouscule et le mystère s’épaissit. Même son character design en subit les répercussions : avant toute investigation, Diana abandonne son costume DC Renaissance et revêt la traditionnelle tenue rouge, or et bleu. Exit l’argent !

Bien que perdu dans ses souvenirs, le personnage exploité ici par Greg Rucka est d’une maturité qui fait plaisir à lire. Pas de naïveté ou d’innocence, pas de digressions, juste une super-héroïne qui fonce dans le tas. Avouez-le, une Wonder Woman en mode badass, ça fait pas du bien au moral ?

diana cheetahLe parallélisme mis en place dans la seconde partie du comics est très malin, à la limite de l’imperceptible :
– Dans le premier tome, Wonder Woman ne parlait pas la langue des Hommes et à été initiée à ce monde par une certaine Barbara Ann Minerva.
– Dans celui ci, elle se tourne de nouveau vers Barbara (devenue Cheetah) pour l’aider à se reconnecter au monde des Amazones.
Beau, non?

Les chapitres qui suivent sont d’une perfection scénaristique et visuelle comme j’en ai rarement vu concernant Wonder Woman. Cheetah, personnage pourtant charismatique mais toujours de seconde zone, occupe ici une place capital. On est pris aux tripes, presque choqué de la représentation animale et réaliste de cette dernière. Le méchant est tout aussi crédible et intéressant, le dénouement épique et symbolique. Le caractère de Wonder Woman ne fléchit pas d’un poil, et on reprend notre souffle, espérant que la fin suive la même ligne directrice.

Aucune déception de ce point de vue-là. Mes voisins ont dû entendre mes cris de joie et de surprise pendant toute la fin de ma lecture. Entre l’apparition d’une méchante devenue culte dans les Greg Rucka présente Wonder Woman, l’idylle renaissante du survivant et de la belle Amazone, les références troublantes à plusieurs types de mythologies et la découverte d’un vaste complot, le lecteur se prend une baffe monumentale. Je mets toute ma volonté dans cette fin de critique pour vous laisser la magie des dernières pages intacte, bien que vous, vous n’en ressortirez pas indemne. Un grand classique vient de se créer cette année, en croisant vraiment les doigts pour que l’univers Rebirth suive. Sinon, j’ai bien peur que ce chef-d’oeuvre se trouve noyé dans la masse. Prions pour Wonder Woman, et une ovation pour Greg Rucka !

 

rebirth themyscira wonder woman

 

Greg Rucka crée la surprise générale avec un comic qui bouscule tous les codes: graphiques, scénaristiques, symboliques. Une grande claque qui ravira les fans de la première et de la dernière heure de Wonder Woman. Entre clins d’œil et cliffhangers de génie, quiconque lira ce deuxième tome en sortira ravi et décontenancé, avec une irrépressible envie de le relire, encore et encore !

La note de Fleurgeekette : 

 

pour comprendre nos notes subjectives : 
5/5 J'adore 
4/5 Très cool 
3/5 Sympa 
2/5 Sans plus 
1/5 Bof 
0/5 Pas pour moi
Categories Fleur Geekette, Nos chroniques
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