[Review] Wonder Woman, Déesse de la Guerre Tome 1

Prends ça, Donna !

tome 1 déesse de la guerre wonder womanAprès que sa mère ait été changé en argile, que ses origines aient été révélé et que Arès soit mort, Wonder Woman possède à présent de nombreux titres qu’elle n’avait pas vraiment demandé. A la fois régente de Themyscira, Déesse de la Guerre et toujours membre de la Justice League, elle tente d’assumer tout ce qu’on pourrait attendre d’elle. Mais lorsqu’une mystérieuse Amazone aux aptitudes similaires revendique son trône, Diana se rend à l’évidence : il va falloir se battre sur tous les fronts et la tâche s’annonce titanesque !

Wonder Woman Déesse de la Guerre Tome 1 : Insurrection
Histoire : Meredith Finch 
Illustrations : David Finch & Goran Sudzuka 
Contient les épisodes Wonder Woman Vol.7 : War-Torn ( Wonder Woman #36-40 + Wonder Woman Annual #1 )
Publié par Urban Comics

L’avis de Fleurgeekette :

Wonder Woman, Déesse de la Guerre est une institution à mes yeux ! Et parce qu’on commence à s’apprivoiser, vous et moi, je vous livre une petite anecdote personnelle : avec mon compagnon, nous nous étions fait la promesse que jamais nous n’achèterions de comics. En septembre 2016, bien mal me pris de pousser la porte d’une librairie spécialisée et de brandir ma carte bleue pour m’offrir mon tout premier DC Comics : je vous le donne en mille, celui dont nous allons parler aujourd’hui !
Et attendez-vous à ce que je ne sois absolument pas objective !

Ce run du couple Finch est la suite directe des six tomes de Brian Azzarello et Cliff Chiang (lire la review du Kit juste ici).

ligue de la justice wonder woman

Diana n’oublie pas ses responsabilités au sein de la Ligue

Ainsi, Wonder Woman a intégré bien malgré elle le panthéon des Dieux de l’Olympe en tant que Déesse de la Guerre et voit son caractère changer : son impulsivité, son agressivité et son goût pour la vengeance commencent à se faire remarquer au sein de la Ligue.
Ce remaniement intéressant de la guerrière fait écho à l’une des plus grandes thématiques philosophique de l’univers DC Comics : que deviendraient les Hommes si un super-héros virait du côté obscur ?

Si scénaristiquement cette question n’est suggérée qu’avec délicatesse dans ce tome 1, on peut espérer que la suite l’exploite au maximum ! Meredith Finch parvient avec brio à disséminer de manière réaliste doutes et introspections forcés chez notre héroïne, la rendant plus crédible aux yeux du lecteur.

La métaphore est criante, fini la Wonder Woman infaillible : telle une jeune mère, Diana doit gérer enfants, travail, amour, amis et vie de femme ! Je salue la performance, et comme je le soulignais dans ma review sur WW Rebirth tome 2, il est parfois bon d’écorcher la lisse carapace de l’héroïne. On veut que ça claque !

En parallèle, Diana doit gérer Themyscira et ses récentes perturbations, et tente de moderniser le style de vie des Amazones en les poussant à la démocratie : tentative louable mais catastrophique pour certaines, qui voient en elle la mort de leur paradis. L’une d’entre elles, poussée par la haine et encouragée par l’absence de Diana, franchi alors les limites et commet l’irréparable. D’un crime naît Donna Troy, personnage dont le background va être totalement réapproprié par la scénariste.

Dans la version originelle du personnage, Donna est créée par la sorcière Magala. Comme Diana était la seule enfant de l’île, l’enchanteresse lui lança un sort pour capturer sa réflexion dans le miroir et donner vie à un doppelgänger. Capturée par un ennemi des Amazones, Dark Angel qui la prenait pour Diana, Donna subit le pire des sorts : vivre des centaines de vies, toutes plus tragiques les unes que les autres.

Le sort de la Donna Troy de DC Renaissance n’est pas moins joyeux mais respecte une certaine cohérence avec ses origines classiques : née des restes d’Hippolyte et détournée par un esprit mauvais, cet étrange sosie de notre héroïne va lui mener la vie dure mais aussi lui permettre de revenir dans le droit chemin : une vraie catharsis* au sens psychiatrique du terme ! Le plaisir de la lecture est intense, rythmé, sans aucun temps mort : Meredith Finch nous assène de belles leçons de vie, et ça fait du bien !

David Finch, quant à lui, tente de gratter l’aspect toujours propret de Wonder Woman et de la rendre féroce. Cependant, si les combats s’avèrent magistraux et épiques à souhait (un énorme bravo !), ses grands talents de dessinateurs le desservent. Il manque cette touche de folie dans les traits de son visage, qui sont un peu trop enfantins, certaines cases en étaient même dérangeantes !
Mais là, je cherche vraiment la petite bête.

birds vs wonder woman

Visuellement incroyable, Wonder Woman Déesse de la Guerre ne présente qu’un petit défaut : un visage bien trop angélique !

 

* Catharsis : Toute méthode thérapeutique qui vise à obtenir une situation de crise émotionnelle telle que cette manifestation critique provoque une solution du problème que la crise met en scène cf. Larousse.

 

De tous les points de vue, le couple Finch entame ici un début de run sans accrocs : visuellement, on a du beau, du grand, de l’épique ! Scénaristiquement, impossible de s’ennuyer dans la vie de Diana Prince : la jeune femme est attaquée de tous les côtés. Difficile d’échapper au burn-out et à l’envie de tout plaquer, mais cela serait bien mal connaître Wonder Woman, à qui rien ne résiste ! Un petit bijou qui ravira tous les fans, et à qui l’on ne pourrait reprocher que son discret et timide essai d’insérer de l’horreur dans les traits de la Super-héroïne. Il fallait oser davantage : un léger dommage !

La note de Fleurgeekette : 

 

pour comprendre nos notes subjectives : 
5/5 J'adore 
4/5 Très cool 
3/5 Sympa 
2/5 Sans plus 
1/5 Bof 
0/5 Pas pour moi
Categories Fleur Geekette, Nos chroniques
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