[Review] We stand on guard

Ô Canada !

La résistance canadienne doit s’organiser face à la puissance des américains. Ces derniers sont plus nombreux et surtout bien plus avancé technologiquement. Ces canadiens seront-ils prêts à tous les sacrifices afin d’obtenir la paix et de pouvoir triompher.

We stand on guard - De foi trempée
Histoire : Brian K. Vaughan, Steve Skroce
Illustrations : Steve Skroce
Encrage : Steve Skroce
Couleur : Matt Hollingsworth
Contient les épisodes We stand on guard #1-6
Publié par Urban Comics




L’avis de Dram00n :

Que j’aime Brian K. Vaughan ! Il fait sans conteste partie de mes auteurs de comics préféré. Aucun de ses titres ne m’a laissé indifférent (avec un gros coup de cœur pour Ex Machina et Saga). Evidemment, je suis vraiment loin d’être objectif avec ses récits. Et pour ne pas jouer au jeu des différences, on a encore le droit à une mini-série de qualité. Je m’attendais à un récit très simple, encore un univers futuriste, un groupe de personnages qui cherche à s’en sortir. Un sentiment de déjà vu et la surprise à quand même été présente pour une raison très simple : je me suis trompé sur toute la ligne.

Comme pour tous les récits de BKV, on trouve un panel de personnages très complémentaires et surtout très attachants. Je m’attendais à une vision très binaire avec, d’un côté les gentils Canadiens face aux méchants américains. Dès les premières pages, j’ai réalisé que j’avais sous-estimé le travail de BKV. On est à côté de ces soldats canadiens, dans le présent et on ne s’attarde pas sur le passé. On retrouve la volonté de l’auteur de ne pas donner d’éléments pour que le lecteur se fasse lui-même son avis et qu’il ne soit pas influencé. Le récit est tourné pour nous laisser avec beaucoup de questions en tête et il me fait une piqûre de rappel sur Les Seigneurs de Bagdad (écrit également par BKV) qui faisait référence à la guerre USA/Irak et qui nous poussait à la réflexion sans jamais donner de réponses ni d’opinion. Je retrouve cette philosophie dans ce récit avec une forme de commentaire sur les conflits mondiaux actuels (Israel/Palestine, …). C’est cette faculté à développer des thèmes sous-jacents que j’aime dans l’écriture de BKV. Tout au long du récit, on retrouve une puissance chez les personnages, une violence, une envie de les suivre et en même temps une remise en question sur leur but, est-il vain ? En vaut-il la peine ?

À chaque fois que je lis des comics de BKV, je m’attarde moins sur le style graphique. Certes on a des très beaux comics (Saga en tête avec le style Fiona Staples) mais aussi certains où les dessins n’apportent pas forcément une plus-value à son récit mais font très bien le travail de mettre en valeur le scénario (le plus bel exemple pour moi est le travail de Marcos Martin sur The Private Eye). On se retrouve avec un mix des deux pour We Stand On Guard. Des doubles pages sublimes, des détails minutieux sur les robots, une ambiance superbe…mais parfois on se retrouve avec des pages confuses. L’œil va se perdre sur des éléments annexes et passer à côté d’éléments plus importants. Un autre léger défaut se trouve sur les couleurs qui pour moi manquent d’énergie et manquent de profondeur. Pour autant, on reste avec des dessins donnent envie de continuer le récit et de tourner la page encore et encore.

Vous l’avez compris, We Stand On Guard est un très bon récit à mes yeux. Transportant, fascinant, intense, puissant… Ce récit est un grand OUI pour moi. Il ne restera sans doute pas dans les mémoires de tout le monde, mais mérite une lecture attentive des lecteurs fans du style de BKV. Un petit bémol sur le style graphique pas toujours bien pensé dans la construction et des scènes parfois trop violentes sans que cela ne soit nécessaire, mais la qualité est présente et c’est le principal.

La note de Dram00n : 

 

L’avis de Ben :

Quand j’ai achevé We stand on guard et que j’ai entamé l’écriture de cette chronique, j’ai eu le syndrome de la page blanche. Je n’avais pas grand chose à dire. Je venais d’achever une histoire sympathique mais qui rejoindra le rang des histoires sympathique que l’on oublie. Et pourtant, il y a pas mal de messages autant politiques, qu’environnementaux dans ces pages. Brian K. Vaughan livre un scénario qui lui ressemble, plein de critiques justes. Ici, la guerre est encore au centre du débat, les américains envahisseurs contre les canadiens résistants, dénonçant l’absurdité des conflits armées, le patriotisme exacerbé, la violence froide, des dirigeants bien planqués dans leur centre de commandement. Mais cet ensemble de messages est enrobé dans un scénario quelconque et sans surprise.

Bref, We stand on guard aurait pu être un très bon comics mais il me reste un arrière goût de téléfilm bâclé ou d’épisode de Walker Texas Ranger plein de morale. On ne s’attache pas aux personnages, on est un peu dérouté par les sauts entre les différentes périodes du récit et on est saisi par une fin ultra prévisible. On ne s’attend pas un un récit si simple de la part d’un multiple gagnant de prix Eisner, on a juste envie de mettre “A des capacités, peu mieux faire sur sa copie”.

Que dire à part que je suis une nouvelle fois déçu par Brian K. Vaughan… Donc, il recevra sûrement un prix pour ce comics…

Au niveau du dessin, je n’ai pas non plus pris un plaisir fou. Il est propre, bien mis en couleur par Matt Hollingsworth. Mais il ne m’a pas transporté outre mesure mis à part les machines futuristes,  On sent que le dessinateur a pris plaisir à les dessiner et c’est le gros plus du bouquin.

C’est marrant de voir à quel point Matt Hollingsworth devient important, il est rare de voir un coloriste parmis les auteurs de la couverture.

Un comics qui vous fera passer un bon moment, vous offrira des pistes de réflexion non étayées mais que vous oublierez rapidement..

La note de Ben : 

 

pour comprendre nos notes subjectives : 
5/5 J'adore 
4/5 Trés cool 
3/5 Sympa 
2/5 Sans plus 
1/5 Bof 
0/5 Pas pour moi
Categories Dram00n, Nos chroniques
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