[Review] The Flash : Bilan première partie de saison 4

« I’m the fastest mind »

The Flash S04E01Où en étions-nous ?
Barry Allen, prisonnier de la speed-force est revenu. Dans son sillage, il a créé de nouveaux méta-humains, potentiellement dangereux. Lui et l’équipe vont devoir les traquer et ils vont mettre à jour des connexions entre eux et découvrir un nouvel ennemi.

Couvre les épisodes 2 à 9
Scénario : Todd Helbing, Sam Chalsen, Eric Wallace, Andrew Kreisberg, etc.
Réalisation : Glen Winter, Alexandra La Roche, Laura Besley, etc.
Diffusé du 17 oct. 2017 au 5 déc. 2017




L’avis de Comics Grincheux :

The Flash a beaucoup à rattraper après une saison 3 ratée dans les grandes largeurs. La faute à une écriture faisant dans tout ce qu’un aspect sombre peut apporter de négatif lorsqu’il n’est pas maîtrisé. Le but était clair avec cette saison 4 : revenir aux sources et apporter de la gaieté chez Flash et ses amis. Bon, ça, c’était sur le papier, qu’en est-il à l’écran ?

 

Comme une impression de déjà-vu.

Le retour à l’ambiance de la saison 1 qui se basait beaucoup sur l’humour et la bonne humeur n’est pas le seul élément repris de cette première saison. En effet, la structure est reprise aussi, devenant beaucoup moins feuilletonnante et plus procédurale, avec un ennemi chaque semaine qu’il faudra que l’équipe analyse et batte. Ce n’est pas forcément un mal parce que s’il y a un domaine où la série est bonne, c’est dans les propositions de méchants. Néanmoins, le défaut qui pointe très vite, dès l’épisode 3, c’est que les « méta-humains » de la semaine ne seront pas tous méchants mais que personne chez nos « gentils » ne voudra l’admettre. Du coup, on se retrouve avec une équipe de débiles écervelés qu’on a du mal à apprécier parce qu’ils traquent et chassent des individus dont les motivations ne sont pas néfastes.

Ensuite, l’humour revient en fanfare parallèlement à une ambiance plus légère. Si ça parait une bonne idée, l’exécution est ratée dans les grandes largeurs. L’esprit léger est quelque chose de pertinent permettant de souffler après deux saisons sombres dont une qui allait clairement trop loin, sans aucune maîtrise des scénaristes. Donc, c’est cool d’avoir un Barry Allen plus à l’aise dans ses pompes et la série en devient plus agréable. Sauf que derrière, les scénaristes ont clairement forcé la dose quant à l’humour qui devient lourd et subtil comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. Scénaristes de comédie n’est pas quelque chose qui s’improvise et la meilleure démonstration, c’est l’épisode 4 qui met en scène Danny Trejo dans un rôle où le forçage de vannes devient la règle. Les blagues tombent à plat, soit parce qu’elles sont nulles, soit parce qu’elles sont mal dosées ou encore parce qu’elles sont mal positionnées et parfois, c’est les trois en même temps. Bref, ça devient rapidement pénible. L’épisode 9 remportant la palme avec les blagues sur Caitlin qui deviennent lourdes et répétitives.

 

Un bon méchant se battant contre des crétins.

Là où la saison me convainc pour le moment, c’est sur le méchant. Déjà, ce n’est pas un speedster et ça, c’est un très bon point qui permet à la série de se renouveler mais aussi à Barry et à l’équipe de modifier leur approche face à un ennemi inconnu et imprévisible. Alors, clairement, il n’est pas aussi intelligent qu’il veut le faire croire, c’est juste qu’il se bat contre une équipe de crétins. Pourtant, son écriture est bonne et surtout, il a une histoire claire, compréhensible et à laquelle on peut s’attacher. Surtout, son interprète, Neil Sandilands est très bon et son phrasé renforce l’aspect inquiétant et perçant du personnage. Mais et il faut le souligner, il a déjà atteint le point ultra-con où son plan devient inutilement compliqué et où on sait, en tant que spectateur, ce qui va le planter.

Mais surtout, quand je parle de crétins, je parle bien entendu des scénaristes. Vous vous souvenez de Wally West ? Retenez-le bien parce que les scénaristes ne savent plus quoi en faire et c’est même le sujet d’une blague d’un épisode. Attention, spoiler (surlignez pour voir) : les scénaristes vont trouver le moyen le plus simple pour régler le problème : virer le personnage. En plus, ils vont ajouter un personnage issu des comics et qui ne sert déjà à rien sauf à être la caution gros beauf.

Par contre, deux personnages s’en sortent au milieu du défilé d’imbéciles nombrilistes : Caitlin. Son combat intérieur avec Killer Frost est exploité et n’est pas qu’un outil scénaristique supplémentaire. Surtout, elle va offrir le meilleur épisode de la saison pour le moment où elle fera équipe avec les filles de l’Arrow-verse. Si on excepte le forcing « on est féministes parce qu’on a fait un épisode avec que des filles », l’épisode était cool, léger et efficace. Mais au-delà de ça, elle semble la seule à réfléchir (un peu) et surtout à ne pas faire de blagues pourries, ce qui fait du bien ! Egalement, Iris profite de cet aspect « seule avec des neurones », se plaçant comme une cheffe affirmée pour l’équipe et qui ose rentrer dans le lard de son petit ami en prenant ses propres décisions. Le personnage trouve donc une vraie utilité et une véritable place dans la série et dans l’équipe, n’étant plus seulement la caution amoureuse. Mais, dans la famille West comme dans la vie, personne n’est traité équitablement. Ainsi, le malaise de cette saison nous est offert par Joe West qui se tape l’intrigue la plus nulle de l’histoire des séries TV depuis que Kim Bauer s’est retrouvée face à des pumas ! Préparez vos mains pour des facepalm de compétition !

Bref, le début de cette saison 4 de The Flash n’est vraiment pas fameux. Si le méchant est plutôt bon et surtout bien interprété et que des personnages secondaires prennent une vraie place, tout le reste n’est pas très bon, voire carrément mauvais. L’idée de revenir aux sources et à la bonne humeur de la saison 1 est compréhensible mais l’exécution est ratée, faisant de chaque tentative d’humour, un ratage honteux et comme ça constitue l’essentiel des épisodes, ça devient lourd ! Retour le 16 janvier.

La note de Comics Grincheux : 

 

pour comprendre nos notes subjectives : 
5/5 J'adore 
4/5 Très cool 
3/5 Sympa 
2/5 Sans plus 
1/5 Bof 
0/5 Pas pour moi
Commentaires
Categories Nos chroniques, Séries Télé
Jetez un oeil ici...