[Review] Teddybear

Sortez vos doudous, vous allez chialer !

teddybear ankama label619Odrissa est un enfant propulsé dans une guerre sur le territoire africain. Suivez son parcours cauchemardesque parsemé d’embûche mortelle.

TeddyBear
Histoire : Francesco Giugiaro
Illustrations : Jérémie Gasparutto
Publié par Label 619

L’avis de Ben :

On le sait, quand on prend un bouquin de la collection Doggybags, on va apprendre des choses. C’est encore une fois le cas avec TeddyBear, cette fois-ci on va se retrouver propulsé en territoire africain en pleine guerre opposant gouvernement et rebelle. Ce genre de guerre ultra-violente fait de nombreuses victimes dans les différents champs mais surtout parmi les civils. Malheureusement, les enfants se retrouvent mêlé au conflit en tant que victime mais aussi engagés de force ou contre d’illusions contre-partie, c’est ce que l’on appelle “les enfants soldats”. Ce n’est malheureusement pas nouveau et ce qui est problématique, c’est que ça continue.

Le thème est donc les enfants soldats, on va suivre Odrissa jeune africain qui se retrouve embarqué dans une boucle infernale. Arraché a son village, il est contraint de suivre un rite initiatique complètement débile visant à prouver sa vaillance mais qui se révèle plus une loterie sur la vie qu’autre chose. Une fois l’armée rebelle intégré, Odrissa se retrouve propulsé en première ligne dans des massacres de civils sur des prétexte fallacieux. De son premier acte de barbarie il va retirer un trophée, un ours en peluche qui va lui valoir son surnom de Teddybear.

Outre l’endoctrinement, les chefs contrôlent leurs hommes par la drogue les rendant insensible à tout. Notre petit homme dévasté par tant de violence et poursuivit par les démons qui le suivent à chaque acte, va essayer de prendre une autre route, l’envoyant sur une pente glissante accompagné par les sensations de manque.

L’histoire de Teddybear est intense et émouvante, on s’attache à Odrissa, frustré par notre impuissance. Un enfant soumis à une telle pression et endoctrinement ne peux pas finir autrement et pourtant on aimerait l’arracher à ce monde impitoyable.

Graphiquement, Jérémie Gasparutto nous embarque dans son sillage et retransmet le climat et les atrocités de façon à nous rendre mal à l’aise sans pour autant pouvoir poser le livre avant la fin.

Ce livre est à lire, beau et dur à la fois il nous transporte dans la cruauté de la guerre. Si en plus le thème des enfants soldats ne vous rend pas insensible, foncez !

La note de Ben : 

 

pour comprendre nos notes subjectives : 
5/5 J'adore 
4/5 Trés cool 
3/5 Sympa 
2/5 Sans plus 
1/5 Bof 
0/5 Pas pour moi
Categories Ben, Nos chroniques
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