[Review] Superman Rebirth Tome 2

Des dinosaures, des super-gosses, des monstres !

Jonathan, le fils de Superman, doit s’habituer à l’arrivée de ses pouvoirs tout en gardant un pied dans cette vie normale que doit avoir chaque enfant. Mais ce n’est pas chose aisée, surtout quand celui-ci est téléporté sur une île menaçante, ou qu’un apprentissage dans les montagnes est requis.

Superman Rebirth Tome 2 - Au nom du père
Histoire : Peter J. Tomasi et Patrick Gleason
Dessin: Patrick Gleason, Jorge Jiménez et Doug Mahnke
Encrage : Jorge Jiménez, Jaime Mendoza, Trevor Scott, Mick Gray, Mark Morales, etc.
Couleurs : Alejandro Sanchez, Wil Quintana et John Kalisz
Contient les épisodes Superman Vol. 4 #7-13
Publié par Urban Comics




L’avis de Ginlange :

Superman sous l’ère New52 ne m’a pas emporté, je ne vais pas vous le cacher. Un traitement sans originalité, sans coup d’éclat, sans émotion. Mais depuis le relaunch Rebirth, un vent de renouveau souffle pour faire de la série Superman Rebirth l’un des titres les plus intéressants de DC Comics.

Avec Batman et Robin, la prestation de Peter J. Tomasi et Patrick Gleason était déjà fortement impressionnante. Par l’attachement émotionnel que l’on éprouvait envers ce père et son fils, ainsi que la grande justesse de leur relation dysfonctionnelle. Un meilleur choix de scénariste est-il alors possible pour s’occuper du nouveau duo père/fils emblématique, en la personne de Superman et son fils Jonathan ? J’ai personnellement du mal à le croire.

Gleason et Tomasi livre dans ce deuxième tome un travail divertissant et d’une grande fraicheur. Pour cela, contrairement au premier volume, chaque histoire se conclut en un ou deux chapitres. La lecture n’en est que plus amusante. On passera ainsi d’une fête foraine à une chasse à l’homme, tout en tombant sur une île hors du temps. Illustré tour à tour par trois dessinateurs à la patte reconnaissable et aux dessins aussi différents que plaisants, je retiendrai particulièrement les deux numéros de Patrick Gleason, ceux laissant transparaitre le plus d’émotions. Toutes les aventures du père et son fils sont d’un grand dynamisme et j’ai pris un plaisir non dissimulé à découvrir chacune d’entre elles.

Néanmoins, celle qui donne son nom au présent album sort du lot car elle met en scène la rencontre attendue de Jonathan et Damian. Suivant le chemin de leurs paternels, la relation entre les deux super fistons est quelque peu conflictuelle. L’un, naïf et jovial s’oppose à l’arrogance et aux provocations du second. Mais étant forcés de se prêter main forte et d’évoluer ensemble, les deux enfants vont pourtant essayer de dépasser leurs a priori et de s’accepter l’un l’autre. La rencontre entre les teigneux de Gotham et les péquenauds kryptonien est une grande réussite, où le scénariste maitrisant à merveille chaque personnage, s’amuse grandement à les opposer, puis à les rassembler. Ne révélant pas plus de détails sur le cœur de l’album, je vous dirais juste que les interactions entre les deux compagnons de fortune sous la houlette des super dads sont un vrai régal. Tout cela sonnant comme le parfait préambule au titre Super Sons qui arrive chez Urban début avril. Une grande hâte pour ma part.

Une nouvelle fois donc, le titre ne brille que plus fort par la très juste relation entre Kal-El et son fils. En fermant le volume, c’est surtout elle qui reste en esprit et impressionne. Croquant à merveille la difficile relation ente Damian et Bruce, Tomasi arrive également à retranscrire celle fusionnelle entre Clark et Jon avec grand équilibre. Elle aurait pu être naïve et caricaturale, elle est en fait des plus sensible.

Un deuxième tome qui réussi de nouveau le tour de force accompli par le premier : le parfait traitement d’un personnage difficile : Jon. La sensation de perte de contrôle de son propre corps, des changements de celui-ci est très bien mis en scène. On voit d’ailleurs facilement le titre évoluer dans l’analyse du sentiment de différence qu’implique sa condition. Ou de la solitude qui pourrait en découler. Regarder son père en se demandant : moi aussi je serais comme cela un jour ?

Et si au fond, le Superman de Tomasi n’était qu’une métaphore de la fin de l’enfance, de cette peur de grandir mais également de la peur de voir son enfant grandir et s’émanciper. Derrière ses aventures super héroïques, il y a simplement un enfant qui croît et se découvre, et un père qui doit l’accepter et l’aider à avancer dans un monde qu’il sait menaçant.

Nouveau tour de force pour le duo Gleason/Tomasi, sensible parcours initiatique d’un père et son fils sur la voie de l’apprentissage et de la transmission. Cela sous couvert de divertissement aussi frais qu’efficace.

La note de Ginlange : 

 

pour comprendre nos notes subjectives : 
5/5 J'adore 
4/5 Très cool 
3/5 Sympa 
2/5 Sans plus 
1/5 Bof 
0/5 Pas pour moi
Categories Ginlange, Nos chroniques
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