[Review] Suiciders tome 1 – Des hauteurs de l’abîme

Ken Le Survivant n’a qu’à bien se tenir !

urban comics suiciders tome 1Un récit post-apocalptique se déroulant dans la ville de New Angeles où règne la loi du plus fort et la misère sociale. Nous suivons le plus célèbre des « Suiciders« , des gladiateurs des temps modernes, et on s’intéresse au plus célèbre d’entre eux: Le Saint. Ce dernier semble garder un lourd secret et il est prêt à tout pour le garder…

Suiciders tome 1 - Des hauteurs de l'abîme
Histoire : Lee Bermejo
Illustrations : Lee Bermejo 
Couleur: Matt Hollingsworth
Contient les épisodes 1 à 6 de Suiciders 
Publié par Urban Comics en France et Vertigo / DC Comics aux USA



L’avis d’Alex :

[Vous pouvez retrouver l’interview menée par Mr.Hyanda avec l’auteur Lee Bermejo lors de la Paris Comics Expo 2016]

L’histoire se passe dans un monde post apocalyptique dans la ville de New Angeles. Il s’agit de la ville de Los Angeles reconstruite après le Big One, un séisme qui a changé la ville à jamais.
New Angeles est une ville réservée à l’élite de la société, un microcosme capitaliste qui profite de la misère présente dans sa propre banlieue. Toute personne extérieure à la ville est abattue sans ménagement si elle s’approche.
Dans cette charmante bourgade, nous suivons donc Le Saint, un gladiateur des temps modernes: son métier est de se battre à mort dans une arène, comme au temps des romains… mais en plus spectaculaire ! Cet événement est appelé Le Suicide.
Personne ne connaît l’identité de notre gladiateur qui semble cacher un lourd secret qu’il est prêt à défendre farouchement..

Le dessin de cette œuvre est tout bonnement génial : tout est fait dans un style se rapprochant de l’aquarelle mélangé aux comics.
Les dessins de Lee Bermejo et les couleurs de Matt Hollingsworth font vraiment bon ménage, couleurs qui permettent de se situer dans l’œuvre : froides pour New Angeles et chaudes pour la banlieue. Cela nous permet de nous repérer géographiquement et facilite le passage d’un protagoniste à l’autre. L’encrage y est aussi pour beaucoup car de forts contrastes renforcent le côté froid de la ville.
Si on associe ça avec la dimension politique de l’oeuvre, on se retrouve avec des dominantes de bleues représentant le monde capitaliste avec son manque d’humanité opposé à un monde ocre et lumineux faisant penser à un décors Cubain donc communiste où la misère sociale est reine.

J’ai beaucoup aimé les transitions faites entre les répliques des personnages et le fait que ce que l’on pense être des sous intrigues sont en fait une même histoire totalement cohérente. Le récit ne se laisse apprivoiser qu’à la fin de la lecture. J’ai d’ailleurs relu le livre après avoir connaissance de la chute et c’est vraiment sympa de voir qu’elle est annoncée tout le long du récit de manière sous-jacente… Cette chute reste cependant quelque peu prévisible. On ne tombe pas des nues une fois qu’elle est révélée mais elle fait quand-même son petit effet.

Un récit post-apocalptique se passant dans une nouvelle Los Angeles et mettant en scène des gladiateurs modernes. Nous suivons le plus célèbre d’entre eux: « Le Saint ». Très agréable à lire, il est encore plus à regarder ! Les dessins de Lee Bermejo sont géniaux et changent de ce que l’on voit habituellement dans les comics !

La note d’Alex : 

 

pour comprendre nos notes subjectives : 
5/5 J'adore 
4/5 Très cool 
3/5 Sympa 
2/5 Sans plus 
1/5 Bof 
0/5 Pas pour moi
Commentaires
Categories Alex, Nos chroniques
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