[Review] Star Wars – La Citadelle Hurlante

Épouvante dans une galaxie lointaine, très lointaine…

Aphra propose à Luke Skywalker une offre qu’il ne peut pas refuser : rencontrer la Reine de la Citadelle Hurlante. Elle est la seule à pouvoir activer le cristal que possède Aphra et qui contient tous les souvenirs d’un ancien Jedi.

Star Wars - La Citadelle Hurlante
Histoire : Jason Aaron et Kieron Gillen
Illustrations : Marco Checchetto, Salvador Larroca et Andrea Broccardo
Couleur : Andreas Mossa, Edgar Delgado et Antonio Fabela
Contient les épisodes Contient les épisodes US Star Wars : Screaming Citadel 1, Star Wars 31-32 et Doctor Aphra 7-8, publiés précédemment dans la revue STAR WARS HORS SERIE (V2) 1
Publié par Panini Comics

L’avis du Kit :

1 Cantina + des aliens + 1 bagarre = Star Wars

Ce recueil librairie est le second cross-over Star Wars depuis la reprise de l’Univers Étendu en comics par Marvel pour Lucasfilm/Disney après l’explosif et divertissant Vador Abattu (review par ICI).
L’histoire débute ici avec Luke Skywlaker en proie à des aliens virulents dans une cantina perdue de la bordure extérieure. Le héros rebelle et apprenti Jedi ne doit son salut qu’à l’intervention du Docteur Aphra et du wookie Krrsantan le Noir. Comme à son habitude, l’archéologue, à la conduite plus que douteuse, n’a sauvé le jeune Skywalker que pour son propre intérêt. Elle désire ardemment activer la relique qu’elle a réussit à acquérir dernièrement (lire Docteur Aphra Tome 1, review ICI), mais pour cela elle a besoin des pouvoirs du jeune Jedi. Quand à cette relique, elle représente ce dont Luke a bien besoin, davantage de connaissances sur la Force. C’est donc avec résignation qu’il accompagne l’ex-associée de Dark Vador sur la planète K’tath’atn, lieu où la reine locale pourra sans doute aider notre duo improbable. Mais sur place rien ne se déroule vraiment comme prévu et le space-opera habituel de la saga Star Wars tourne bientôt au comics horrifique.

Jason Aaron et Kieron Gillen se retrouvent une nouvelle fois après le cross-over Vador Abattu. Autant leur collaboration sur cette histoire avait été plutôt bénéfique, autant celle-ci n’apporte vraiment pas grand chose scénaristiquement parlant à la saga. Certes, l’option de partir sur une histoire mêlant SF et épouvante peut paraître originale pour la saga Star Wars (quoiqu’on a déjà vu cela dans l’ancien Univers étendu, en comics et en roman), mais l’intérêt et les enjeux sont au final vraiment peu importants. On a l’impression d’un crossover créé pour gagner un peu de temps sur l’avancée de l’histoire menant vers l’Episode V : L’Empire contre-attaque.

Côté graphique, trois artistes prennent le relais sur ce recueil. On a du très très bon visuellement avec l’italien Marco Checchetto (Star Wars – Les Ruines de l’Empire, Obi-wan & Anakin, Punisher, Life Zero etc.) qui livre des dessins d’une qualité esthétique parfaite toujours avec sa touche assez “japonisante” qu’on lui connaît. On a ensuite des planches plutôt correct signées Andrea Broccardo (Star Wars : Kanan, Spider-Man : Les Santerians, etc.) et enfin un Salvador Larroca toujours plutôt dans du copié/collé de sa partition avec des scènes des films de la trilogie classique. Le tout reste globalement attrayant graphiquement mais on aurait préféré voir il signore Checchetto sur l’intégralité du crossover tellement son travail est magnifique.

On notera que Panini Comics a ajouté des bonus plutôt sympathiques en fin de recueil : des croquis préparatoires, des interviews et des couvertures variantes. La chose a sans doute été faite pour attirer le fan absolu qui a déjà acquis et lu cette histoire par le biais du kiosque en saga complète, sorti deux mois plus tôt, début janvier 2018. Qui a dit “vache à lait” ? 😉

 

Au final, ce deuxième crossover comics Star Wars, depuis la retour de la licence chez Marvel, est assez décevant sur deux points. Premièrement, un scénario qui aurait pu être intéressant mêlant la SF de la saga avec de l’horreur mais qui n’a, au final, que peu d’intérêt et d’enjeux. Deuxièmement, la déception de ne pas voir le brillant Marco Checchetto sur l’intégralité des planches. On pourra se gratifier d’excellents bonus en fin de recueil, mais les lecteurs de kiosque ayant déjà acquis et lu l’histoire il y a deux mois se sentiront sans doute un peu lésés.

La note du Kit : 

 

pour comprendre nos notes subjectives : 
5/5 J'adore 
4/5 Trés cool 
3/5 Sympa 
2/5 Sans plus 
1/5 Bof 
0/5 Pas pour moi
Categories Kit Fisto, Nos chroniques
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