[review] Spider-Men

Se faire une toile à deux, c’est mieux

Alors que Spider-Man se balance de toit en toit au dessus de New-York et vaque à ses occupations habituelles en arrêtant des malfrats ou en échappant aux forces de l’ordre, son attention est attirée par une étrange lumière. En cherchant d’où provient la source de cette énergie, Spidey tombe dans un entrepôt et se fait attaquer par Mysterio. Alors que le combat fait rage, l’homme araignée est aspiré dans un autre univers…

Auteur : Brian M.Bendis
Dessinateur : Sara Pichelli
Couleurs : Justin Ponsor
Ce livre contient : Spider-Men 1 à 5 (2012)

L’avis du Kit :

Deux araignées sur la toile.

Spider-Men c’est le cross-over de l’été/automne 2012 pour Marvel réunissant le Spider-Man de l’univers classique et le nouveau tisseur de l’univers parallèle Ultimate. Peter Parker/Spider-Man, qui affronte un ennemi bien connu, se retrouve propulsé sur la Terre parallèle de l’univers Ultimate. L’occasion pour lui d’apprendre que son double adolescent de cette Terre est mort héroïquement face au Bouffon Vert (review ICI), et que le jeune Miles Morales a pris sa suite, avec un nouveau costume, de nouveaux pouvoirs et l’aval de Nick Fury, chef du S.H.I.E.L.D.

Cette rencontre des deux tisseurs est surtout très intéressante dans les scènes intimistes où Peter retrouve la tante May et une Gwen Stacy (vivante) dans l’univers parallèle dit “Ultimate“. Des scènes pleines d’émotion qui ne font pas regretter l’achat de ce recueil. La complicité Parker/Morales est sympa à voir. Pour l’action,  rien de vraiment original et de nouveau mais cela reste très divertissant. Comme à son accoutumé Brian M. Bendis (Daredevil, Les Gardiens de la Galaxie, Alias etc.), laisse planer un soupçon de mystère et de doute pour l’avenir. Avec plaisir, on retrouve d’autres personnages pour une petite apparition dans ces pages. Toutefois, on regrettera la brièveté du récit, trop rapide à mon goût (de fanboy peut-être ?! 😉 )

Comme très souvent, les dessins de l’italienne Sara Pichelli (Ultimate Spider-Man, Miss Marvel, Les Gardiens de la Galaxie, etc.) sont vraiment très fluides et soignés, que ce soit dans les scènes intimistes ou lors des scènes d’action. Ce qui fait que la globalité des planches est d’une grande qualité esthétique.

 

Une mini-série en mode cross-over certes trop rapide, mais permettant une rencontre inédite entre les tisseurs de  l’univers classique et l’univers”Ultimate” de la Maison des Idées. Un récit teinté d’humour et d’émotion, entre deux scènes d’action. Une bonne histoire du Spider-Verse par le duo Bendis/Pichelli.

La note du Kit : 

 

L’avis de Sonia Smith :

Spider-Men est l’histoire d’une rencontre improbable comme on en connaît tant dans le monde des comics. C’est une rencontre réclamée et attendue par les fans : celle du Spider-Man de l’univers classique, notre bon vieux Peter Parker et du Spider-Man de l’univers Ultimate : le tout jeune Miles Morales.

Rien que de très classique là-dedans me direz-vous : deux dimensions qui s’entrechoquent, provoquant la confusion tant chez Peter Parker, se retrouvant perdu dans un New York alternatif que chez Miles Morales qui rencontre son idole. La manière dont Brian M. Bendis traite ce face à face fait le sel de cette histoire en lui apportant une dose d’émotion qui offre à lire un titre certes amusant, plein d’humour mais également un récit assez touchant.

Spider-Men est loin d’être un concours de gros bras qui bastonnent à tout va. Il s’agit de véritables moments de rencontres assez forts en émotions. N’oublions pas que dans l’univers Ultimate, Peter Parker est mort, il est devenu une sorte de légende. Pour Miles Morales, rencontrer Parker, c’est donc comme se trouver face à son idole. Bendis parvient plutôt bien à montrer l’admiration que Miles voue à Peter et quels liens forts peuvent se créer entre ces deux personnages. C’est encore plus flagrant quand notre Peter Parker rencontre la famille du Parker de l’univers alternatif et qu’il se retrouve en train de discuter avec ses anciennes amours. C’est cet aspect qui m’a plu en particulier : ces retrouvailles entre Peter Parker, Tante May, Mary-Jane et Gwen Stacy. Bien que venant de mondes différents, les mêmes émotions sont là, la même philosophie et c’est assez bien vu.

Bendis n’oublie pas ce qui fait la marque de fabrique de Spider-Man quel que soit l’univers auquel il appartient : l’humour potache, les réparties bien senties qui fonctionnent là encore très bien, sans forcer. Les dialogues avec le Nick Fury de l’univers Ultimate offrent une respiration sympathique tout comme les déconvenues de Mysterio. La relation grand / petit frère entre les deux hommes-araignée est aussi un très bon point du récit, tout comme la partie graphique. Sara Pichelli donne à voir des planches dynamiques avec des Spider-Men virevoltants comme on les aime dans un univers urbain plutôt réussi.

Avec Spider-Men, Brian M. Bendis livre un crossover très attendu et, si l’exercice n’a rien de novateur, il n’en est pas moins réussi dans le fond comme dans la forme. La rencontre entre les deux porteurs du costume de Spider-Man est un beau moment sur lequel il serait dommage de faire l’impasse.

La note de Sonia Smith : 

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