[Review] Spider-Man/Deadpool tome 1

Spider-Man s’ennuie avec Deadpool !

Spider-Man n’aime pas Deadpool. C’est même pour ça qu’il a quitté l’équipe Unité. Mais, le mercenaire disert n’arrête pas de lui coller aux basques. Du coup, ils se retrouvent obligés de faire équipe ensemble et vont embarquer dans des aventures loufoques.

Spider-Man/Deadpool Tome 1
Histoire : Joe Kelly
Illustrations : Ed McGuiness
Contient les épisodes Spider-Man/Deadpool 1-5 ; 8
Publié par Panini Comics France

 



L’avis de Comics Grincheux :

J’adore Spider-Man, je n’aime pas Deadpool plus que ça. Sauf que quand l’équipe artistique de Spider-Man/Deadpool se compose du duo qui a donné ses lettres de noblesse au mercenaire, forcément, ça ne peut que me faire fuir.

Pourtant, il faut reconnaître au duo un talent pour mettre en scène des séquences dignes d’un buddy-movie. Entre les quelques punchlines et les carnages occasionnés par Deadpool, ça déglingue assez sec ! Ed McGuiness est toujours très bon pour ce genre de mise en case et ça déménage. Spidey virevolte dans tous les sens, Deadpool n’arrête pas de gesticuler, tirer, trancher et se fait (souvent) découper ! Mais il y a un aspect statique qui ressort du découpage et qui n’aide pas à se sentir investi dans les séquences d’action. Dommage parce que c’est globalement réussi et on sent que Ed McGuiness s’éclate dans plusieurs séquences totalement débiles.

Oui mais voilà, ça ne raconte pas grand-chose… On se rend vite compte que le mercenaire disert a été engagé pour éliminer Peter Parker mais qu’il ne sait pas que ce dernier est Spider-Man. Ça engendre son lot de quiproquos et de situations improbables mais ça ne capitalise finalement que rarement dessus et cette intrigue ne revient que de manière très éparse au long des premiers numéros. Dommage parce qu’il y avait le potentiel pour faire quelque chose de véritablement fun et non quelque chose d’aussi anesthésiant. Le dernier chapitre de l’arc relèvera quelque peu le niveau en offrant un recul critique sur ce que Marvel a fait du pauvre Spider-Man mais ça ne changera pas les chapitres précédents qui auront bien ennuyé le monde pour grand-chose. Deadpool, depuis le relaunch post-Secret Wars s’est ramolli de la plus ignoble des façons, devenant un mou du genou qui préfère réfléchir qu’agir. Sauf que ça ne lui réussit pas et qu’on sent que Joe Kelly se fout bien de faire réfléchir le personnage. En résulte une intrigue générale poussive où chacun subit tout ce qui arrive et ce ne sont par les tunnels de dialogues que s’enfilent les deux personnages qui relèveront la barre !

En effet, même s’il est admis que les héros sont les deux personnages les plus bavards de l’univers Marvel, ça devient vite usant de lire des dialogues ni drôles, ni intéressants, ni bien écrits. Surtout que du coup, l’intrigue n’avance à aucun moment. C’est finalement là que le bât blesse le plus… Deadpool parvient bien à nous arracher deux ou trois sourires au détour de quelques références pop-culture bien placées mais cette sensation de voir un scénariste se démener pour ramener son personnage dans une époque dont il a été complètement arraché devient vite un aveu d’échec. Spider-Man/Deadpool est un comics nostalgique, une espèce de bulle prisonnière d’un temps ancien où l’on faisait du comics sans se prendre trop la tête. Malheureusement pour lui, il est bon parfois de mûrir…

En bref et comme dirait Shakespeare : « Beaucoup de bruit pour rien ». Spider-Man/Deadpool offre des aventures en déambulateur d’un duo au potentiel intéressant. C’est bruyant mais jamais intéressant, l’équipe artistique ne parvenant jamais à s’émanciper du travail de commande qui leur a été demandé. En résulte une tentative ratée.

La note de Comics Grincheux : 

 

pour comprendre nos notes subjectives : 
5/5 J'adore 
4/5 Très cool 
3/5 Sympa 
2/5 Sans plus 
1/5 Bof 
0/5 Pas pour moi
Commentaires
Categories Comics Grincheux, Nos chroniques
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