[review] Spider-Man Universe 4 – Spidey

Quand Spidey fait sa crise d’ado

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Peter Parker est un jeune homme un peu geek et doué en sciences, qui cherche à éviter les gros durs du lycée tout en tentant de plaire à Gwen Stacy et d’aider sa tante May. Mais voilà : Peter Parker s’est fait mordre par une araignée radioactive et, après la mort de son oncle Ben, il devient Spidey, un super-héros incompris qui enchaîne les combats avec ses pires ennemis.
Retour aux sources avec des aventures situées dans les années lycées de ce Peter adolescent…

Auteur : Robbie Thompson
Dessinateurs : Nick Bradshaw, André Araujo
Ce livre contient : Spidey 1 à 5
Publié par Panini Comics.

L’avis de Sonia Smith :

En prenant ce kiosque, attirée par la couverture de Nick Bradshaw, je savais seulement que j’allais lire une nouvelle version des jeunes années de Peter Parker. Ce genre d’exercice est assez vite casse-gueule pour les auteurs qui s’y risquent, tant les origines du tisseur ont été rabâchées aussi bien dans les comics qu’au cinéma – et ce n’est pas fini ! Que pouvaient bien nous apporter de neuf Robbie Thompson et Nick Bradshaw ?

Avant tout, il convient d’être précis : ce Spidey ne revient pas longuement sur les origines qui sont rappelées de manière assez brève en tête de chapitre. Le lecteur est plongé directement dans l’action avec un récit rapide et rythmé qui alterne les bagarres de Spidey avec des super-vilains toujours plus agressifs et les phases où Peter Parker va au lycée. Même si l’écriture est modernisée, on retrouve tous les ingrédients qui ont propulsé Spider-Man au firmament des héros Marvel Comics : Parker est toujours un garçon un peu timide mais fou amoureux d’une Gwen Stacy courtisée par le sportif et populaire Flash Thompson. Il reste proche de son pote Harry Osborn, fils d’un grand scientifique un peu…étrange.
Peter est un ado comme les autres, à la fois mal dans sa peau et plein d’espoir, proche de sa tante May qui a des soucis d’argent.

Spider-Man, qu’on appelle ici Spidey – comme dans le magazine LUG que je lisais quand j’étais gamine, oui, je suis de la même génération que Retro Phil – est un héros bondissant et hâbleur, comme dans la version d’origine. Il se bat successivement avec ses plus redoutables adversaires : le lapin blanc (heu oui…passons), Octopus, l’Homme Sable ou encore Fatalis et le Bouffon Vert. Tout s’enchaîne à vive allure, Spidey plaisante en bastonnant ses ennemis et on n’a pas le temps de souffler  à peine arrive-t-il à se sortir des griffes d’un vilain qu’un autre lui tombe dessus. Notre héros incompris fait toujours les gros titres du Bugle.

Spidey - Nick Bradshaw

Graphiquement, Nick Bradshaw propose des planches superbes, notamment des pleines pages de toute beauté qui soulignent bien l’aspect virevoltant du tisseur. Les combats sont magnifiquement rendus, le trait est à la fois puissant, nerveux et précis. Sincèrement, Bradshaw est en grande forme. Je suis moins subjuguée par la partie dessinée par André Araujo qui parait bien terne après une telle première partie.

Evidemment, on peut penser que ce titre s’adresse avant tout aux nouveaux lecteurs qui auraient envie de débuter la lecture des aventures de Spider-Man, c’est d’ailleurs une porte d’entrée assez sympa et assez facile pour démarrer. En tant que lectrice déjà confirmée, j’avais honnêtement peur de me faire suer avec ce Spidey et ce ne fut pas le cas, j’ai pris plaisir à retrouver un Peter ado, encore fragile même s’il commence à s’affirmer et un Spidey en début de carrière.

En conclusion, ce Spider-Man Universe n°4 est une jolie petite surprise, une madeleine de Proust dont le goût aurait été revisité pour être plus moderne. Tous les marqueurs qui font le succès du personnage depuis les années 1960 sont présents, ce qui ne peut que faire plaisir aux lecteurs réguliers des titres Spider-Man. Cependant, le rythme enlevé et l’insertion du héros dans un univers réactualisé – Parker est un ado des années 2010 – permettent au nouveau lecteur de raccrocher les wagons. Si Spidey n’est pas le titre du siècle, il permet de passer un bon moment.

La note de Sonia Smith : 

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Categories Nos chroniques, Sonia Smith
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